Grande synagogue de Paris

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Grande synagogue de Paris
Image illustrative de l'article Grande synagogue de Paris
Façade de la Grande synagogue, rue de la Victoire.
Présentation
Type Synagogue
Début de la construction 1867
Architecte Alfred-Philibert Aldrophe
Protection Logo monument historique Classé MH (1987)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune 9e arrondissement
Coordonnées 48° 52′ 32″ N 2° 20′ 11″ E / 48.8756, 2.3363948° 52′ 32″ Nord 2° 20′ 11″ Est / 48.8756, 2.33639

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Grande synagogue de Paris

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Grande synagogue de Paris

La grande synagogue de Paris est appelée généralement Synagogue de la Victoire ou Grande Synagogue de la Victoire selon l’usage qui est de nommer les synagogues par le nom de la rue où elle se situe : 44, rue de la Victoire, dans le 9e arrondissement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fronton de la synagogue.
Intérieur de la synagogue. Photo publiée au début du XXe siècle dans la Jewish Encyclopedia.

L’architecte est Alfred-Philibert Aldrophe (1834-1895) qui a également construit la synagogue de Versailles et celle d’Enghien-les-Bains. Il donne les plans de la synagogue de la rue de la Victoire, commencée en 1867 et inaugurée en 1874, ouverte au culte public en 1875, dans un style roman fleuri, enjolivé de fioritures byzantines.

Pendant l'Occupation allemande, en octobre 1941 (nuit du 2 au 3), une bombe explose dans la Grande synagogue (lors d'une nuit d'attentats touchant plusieurs synagogues parisiennes[1],[2]). L'attentat est organisé par le Mouvement social révolutionnaire (MSR), parti d'extrême droite fondé par Eugène Deloncle[3].

En 1942, des miliciens profanent son tabernacle et des œuvres s'y trouvant sont dégradées.

En 1943, à l'issue de l'office de Roch Hachana, la police et la Gestapo organisent un contrôle d'identité à la sortie de la synagogue. Prévenus, les dirigeants communautaires ont pu cacher les personnes en situation irrégulière[4].

Après la guerre, la synagogue entame une rénovation qui n'est achevée qu'en 1967[5].

L’inscription en hébreu sur le grand pignon semi-circulaire est le verset Genèse (Gn 28. 17) : Ce n’est autre que la maison de Dieu, c’est la porte du ciel, la même que sur la Synagogue de Reims et celle de Bar-le-Duc.

Le décor intérieur montre un certain nombre d’inscriptions religieuses au-dessus des portes. À la voûte du chœur se lisent en français les noms des prophètes. Le nom de David est inscrit dans le Cul de four. Au-dessus de l'arche sainte est gravée la phrase "ה׳ ניסי" ("L'Eternel-est-ma-bannière" Ex 17. 15)

Il comporte également une série de 12 vitraux symbolisant les tribus d'Israël identiques à ceux de la Synagogue de Dijon.

Le chœur est séparé de l’assemblée par une balustrade et la Théba (tribune de l’officiant) surélevée de 5 marches.

Tous les ans, le dimanche qui précède Roch Hachana (jour de l'an israélite), a lieu à la Synagogue de la Victoire une cérémonie à la mémoire des Martyrs de la Déportation retransmise à la télévision sur France 2.

Cette synagogue qui est propriété de la commune, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [6].

Ce site est desservi par les stations de métro Le Peletier et Notre-Dame-de-Lorette.

Divers[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dont la Synagogue des Tournelles, la Synagogue de la rue Pavée, la Synagogue Nazareth, la Synagogue Sainte-Isaure.
  2. Voir, Le Consistoire de Paris.
  3. Voir,* Cécile Desprairies. Paris dans la Collaboration. Préface de Serge Klarsfeld. Éditions du Seuil: Paris, 2009 (ISBN 978-2-02-097646-6) p. 345.
  4. Site officiel de la synagogue La Victoire. Histoire.
  5. Catherine Desplanque, « La Grande Synagogue de Paris, un lieu historique et très animé », in cdpresse.fr, 24 septembre 2010
  6. « Notice no PA00089001 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]