George Crook

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George Crook
Portrait de George Crook.
Portrait de George Crook.

Naissance
Décès (à 61 ans)
Allégeance Drapeau des États-Unis États-Unis
Union
Années de service 1852 – 1890
Conflits Guerres indiennes
Guerre de Sécession
Signature de George Crook

Le général George Crook (1828-1890) est l'un des officiers américains les plus efficaces lors des guerres indiennes qui permettent aux colons blancs de s'emparer des territoires miniers de l'ouest des États-Unis au cours de la seconde moitié du XIXe siècle pour y extraire de l'or et de l'argent.

Avant la guerre[modifier | modifier le code]

Né le 28 septembre 1828 dans une famille d’agriculteurs de l’Ohio[1], George Crook est diplômé de l'école militaire de West Point en 1852[2],[note 1]. Il effectue la première partie de sa carrière en Californie, puis dans l’Oregon, où il se fait remarquer dans les guerres indiennes, avec son camarade de promotion Philip Henry Sheridan.

Guerre de Sécession[modifier | modifier le code]

Au début de la guerre de Sécession, en 1861, son expérience de la traque des Amérindiens, lui sert dans des actions de guérilla en Virginie-Occidentale, lors de la seconde bataille de Bull Run (Manassas pour le Sud) et de la bataille Chickamauga. Crook commande aussi lors de la guerre de Sécession un régiment de volontaires dans l'Ohio, comme colonel[3].

George Crook est nommé au commandement du département de Virginie-Occidentale, le . Crook n'assume pas immédiatement ce commandement et dans l'intervalle, commande l'armée de la Kanawha. Lorsque Crook prend le commandement le , l'armée sur le terrain reçoit le titre d'« armée de Virginie-Occidentale ».

Il est capturé, en compagnie du général Benjamin F. Kelley par un petit raid de partisans confédérés le 21 février 1865. Avec Kelley, il est envoyé en prison à Richmond, Virginie, mais il est échangé, ainsi que Kelley, le 20 mars 1865, lors d'un échange particulier.

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Crook repart sur la cote Pacifique mener une campagne de deux ans contre les Amérindiens Paiute. Son succès mène le président Ulysses S. Grant à lui confier la responsabilité du Territoire de l’Arizona. En 1871, il gagne contre les Apaches grâce à l'utilisation de scouts indiens et son empressement aux pourparlers plutôt qu'au conflit armé.

En 1875, Crook est transféré dans les Plaines du Nord où il eut la très difficile tâche d'empêcher les hordes de chercheurs d'or de pénétrer dans les Black Hills, les "Collines Noires", montagnes sacrées pour les Sioux Lakota, en violation du traité de Fort Laramie, signé en 1868. Ensuite, sa mission fut au contraire de déplacer les Indiens Lakotas dans des réserves, afin de permettre aux chercheurs d'or de pénétrer dans les Black Hills.

En 1876, il prend part à une attaque coordonnée visant à transférer le peuple sioux de Sitting Bull dans les réserves. Il se retrouve alors contraint d'abandonner le général Custer à la mort, lors de la célèbre bataille de Little Big Horn.

En 1882, Crook est de nouveau en Arizona, où les Apaches se sont enfuis de leur réserve et ont repris la guérilla sous l'impulsion de Geronimo. Au bout de quatre années, il parvient à l'obliger à se rendre.

Finalement, en 1886, Crook est relevé de son commandement, attribué au général Nelson Miles, qui met fin à la longue guerre contre les Apaches.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. il est de la même promotion que les futurs généraux George Lucas Hartsuff, Milo Smith Hascall, John Parker Hawkins, August Vakentine Kautz, Alexander McDowell McCook, Henry Warner Slocum, David Sloane Stanley, Charles Robert Woods et George Burgwyn Anderson, Arthur Pendleton Bagby, Jr, George Blake Cosby, John Horace Forney. Les huit premiers dans les rangs de l'Union et les quatre derniers dans ceux confédérés.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]