Fresnes-Mazancourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fresnes.
Fresnes-Mazancourt
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité CC Terre de Picardie
Maire
Mandat
Henri Vanoye
2014-2020
Code postal 80320
Code commune 80353
Démographie
Population
municipale
131 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 08″ nord, 2° 51′ 58″ est
Altitude Min. 60 m – Max. 87 m
Superficie 5,7 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte administrative de la Somme
City locator 14.svg
Fresnes-Mazancourt

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Fresnes-Mazancourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fresnes-Mazancourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fresnes-Mazancourt

Fresnes-Mazancourt est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mazancourt, situé sur la route de Flandres, tire son origine et son nom d'une métairie ou ferme établie, dans cet endroit favorable, vers l'époque de l'affranchissement des communes. Mas, initiale de Mazancourt, signifie en langue romane, maison, métairie ou héritage de personnes serviles[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Fresnes est fort ancienne : en 1045, Jean de Fresnes était l'un des puissants seigneurs de la cour d'Herbert IV, comte de Vermandois. Mais cette maison eut peu de durée ; car on ne retrouve plus de monument qui la concerne. Aux derniers temps, le domaine appartenait au duché-pairie de Chaulnes. Le château, qu'on y voit aujourd'hui à l'extrémité du village, est un édifice assez beau, mais d'époque moderne.

Mazancourt en effet, n'était qu'un fief de peu d'importance. Les châtelains de son manoir ne paraissent que dans le XVe siècle : en 1430, messire Florimond de Brimeu, seigneur de Mazancourt, marchait à la suite du duc de Bourgogne, qui le nomma chevalier : il est encore cité, lors du siège de Compiègne, par Jean de Luxembourg, dans la même année 1430 [1].

Ce fief passa ensuite aux Merlin de Mazancourt ; ils obtinrent beaucoup d'importance par la charge de grands baillis du puissant marquisat de Nesle qu'ils occupèrent longtemps : une cloche de la collégiale de cette ville, donnée par un membre de cette famille, portait le nom de Mazancourt. Vers le XVIe siècle, ils firent l'acquisition du domaine de Billencourt et abandonnèrent leur habitation de Mazancourt, changée depuis en une ferme.

La commune de Fresne, instituée lors de la Révolution française, absorbe entre 1790 et 1794, celles de Genermont et de Mazancourt, et devient Fresnes-Mazancourt[2].

Le village a été détruit pendant la Première Guerre mondiale [3],[4].

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [5]. Elle a également été décorée de la Croix de guerre 1939-1945 le [6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Chaulnes[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était adhérente de la communauté de communes de Haute-Picardie créée en 1994 sous le nom de Communauté de communes de Chaulnes et environs, et qui a pris sa dénomination de Communauté de communes de Haute-Picardie en 1999.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[7].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[8],[9],[10]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[11], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [12].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Claude Charles Antoine Le Vaillant de Brusle[Note 1]   Membre de l'assemblée provinciale de Picardie de novembre 1987 pour le Tiers-État[15]
Les données manquantes sont à compléter.
1933 1936 Louis d'Estais    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Henri Vanoye   Réélu pour le mandat 2014-2020[16], [17]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 131 habitants, en augmentation de 11,97 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
428 421 433 412 403 378 362 363 366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
355 355 358 332 343 310 310 321 337
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
355 336 307 200 206 202 181 151 164
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
179 162 138 109 111 134 111 123 131
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Claude Charles Antoine Le Vaillant de Brusle, né en 1790 à Péronne, mort en 1865 à Fresnes-Mazancourt, lieutenant de cavalerie sous le Premier Empire et la Restauration, était maire de la commune en 1860[réf. nécessaire].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Moustrelet, liv. a, chap. LXXIX elXCIV[réf. incomplète].
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Section photographique de l'armée, « Fresnes : Panorama du village détruit », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 40, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 23 juin 2017).
  4. Section photographique de l'armée, « Fresnes-Mazancourt. Le village en ruines », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 40, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 23 juin 2017).
  5. Journal officiel du 30 octobre 1920
  6. « Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945 » [PDF], Association du Mémorial des batailles de la Marne, Dormans (51700), (consulté le 23 juin 2017), p. 45.
  7. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  8. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  9. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  10. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  11. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  12. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  13. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  14. « Les maires de Fresnes-Mazancourt », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 23 juin 2017).
  15. Procès-Verbal des séances de l'assemblée provinciale de Picardie, tenue à Amiens en Novembre et Décembre 1787, Amiens, Jean-Baptiste Caron aîné, , 335 p. (lire en ligne), p. 3 sur Google books.
  16. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 31 août 2008)
  17. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. Oswald Macqueron, « Église de Fresnes (aquarelle) », Bibliothèque municipale d'Abbeville, (consulté le 23 juin 2017).
  22. « L'église paroissiale Saint-Médard », notice no IA80000795, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Râperie distillerie (râperie de betteraves) dite Râperie Boinet et Cie », notice no IA00076505, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Fresnes-Mazancourt », Les circuits du Bleuet, Santerre 2014-2018 - La mémoire de la Grande Guerre dans la Somme (consulté le 23 juin 2017).