Misery (Somme)

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Misery
Église Saint-Vaast.
Église Saint-Vaast.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité CC Terre de Picardie
Maire
Mandat
Eugène Puche
2014-2020
Code postal 80320
Code commune 80551
Démographie
Population
municipale
134 hab. (2014)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 58″ nord, 2° 53′ 14″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 102 m
Superficie 3,28 km2
Localisation

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Misery est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village du Santerre est situé dans une vallée sèche, entre Chaulnes et Péronne, à proximité des autoroutes A29 et A1.

Le territoire communal est caractérisé par une terre franche silico-argileuse, un peu plus calcaire à l'ouest et plus argileuse dans la vallée[1].

À la fin du XIXe siècle, l'eau des puits provient d'une nappe à 20 ou 30 mètres de profondeur[1].

En 1898, le village comprend deux dépendances, la Plaine avec une ferme et une maison pour 9 habitants et le Passillon, une maison de garde-barrière à un kilomètre du chef-lieu, avec 6 habitants[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des muches (souterrains refuges) que l'on suppose creusés au Moyen Âge sont repérés dans le village[1].

En 1700, le village appartient à M. Méniel d'Armancourt, valet de chambre de Madame la Dauphine. Sa résidence dans le village est dénommée la chaumière[1].

M. Bibaut, écuyer du roi, baron de Biaches est seigneur de Misery et autres lieux en 1772. Il possède alors la chaumière de Misery[1].

Première Guerre mondiale

Misery est occupé par les Allemands pendant trois ans, du à , à cause de sa position stratégique. La population est évacuée, le château est occupé par l'état-major ennemi. Le village a presque entièrement été détruit pendant le conflit[2],[3].

.

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [4],[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Nesle[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était adhérente de la communauté de communes de Haute-Picardie créée en 1994 sous le nom de Communauté de communes de Chaulnes et environs, et qui a pris sa dénomination de Communauté de communes de Haute-Picardie en 1999.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[7].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[8],[9],[10]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[11], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [12].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[13].

Politique locale[modifier | modifier le code]

Aucun candidat ne s'est présenté au premier tour des élections municipales de 2014, qui n'a donc pas été organisé[14]. Un ancien maire, Eugène Puche, a constitué une liste pour le second tour, qui a été élue[15].*

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
en cours en 1920   M. E. Puche    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Martine Lesturgez[16], [14] DVG  
2014[17] en cours
(au 6 mai 2014)
Eugène Puche   agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 134 habitants, en augmentation de 6,35 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
316 279 299 335 331 323 337 320 337
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
330 314 296 304 266 299 300 298 305
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
277 247 243 163 180 148 150 166 158
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
141 104 86 94 124 103 126 126 134
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Vaast.
  • Château construit vers 1870 dans le style Louis XIII, reconstruit après les combats de 1914-1918. Son jardin d'agrément est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables[21].
  • Monument aux morts, financé par M. Meurinne, adjoint au maire de 1921 et son fils, comprenant une large stèle surmontée d'un coq à fière allure, enfonçant ses ergots dans un casque allemand. Il a été inauguré le [22].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Claire Bauche Pluche, Misery devastated, American relief commitee, Southampton, Long-Island, US.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Masse, archives départementales de la Somme, Amiens, 1898. Lire la notice en ligne sur le site des archives départementales.
  2. Section photographique de l'armée, « Photo : Misery. L'église et ses abords », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 40, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 26 juin 2017).
  3. Section photographique de l'armée, « Photo : Misery. Un coin du village », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 40, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 26 juin 2017).
  4. Journal officiel du 30 octobre 1920
  5. Benjamin Mériau, « Un village devenu allemand durant trois ans à cause de sa position stratégique », le Courrier picard, 4 décembre 2016, p. 18.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  8. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  9. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  10. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  11. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  12. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  13. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  14. a et b AFP, « Municipales: à Misery, pas de candidat... pas de premier tour », L'Express,‎ (lire en ligne)
  15. « Misery a retrouvé son conseil municipal », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne)
  16. Réélue pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 21 février 2009)
  17. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. [Base Mérimée, culture.gouv.fr/culture et patrimoine : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee.fr]
  22. « Le monument de Misery », 1914-1918 : Les monuments aux Morts dans la Somme (consulté le 26 juin 2017).