Franz Bartelt

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Franz Bartelt

Naissance (65 ans)
Les Andelys, Eure, France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Franz Bartelt, né le aux Andelys dans l’Eure[1], est un poète, nouvelliste, dramaturge et feuilletoniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Franz Bartelt est un ébéniste d'origine poméranienne (frontière germano-polonaise) et sa mère est normande[2]. La famille Bartelt s'installe dans l'Eure où en 1949 naît Frantz Bartelt qui arrive dans les Ardennes à l’âge de quatre ans et s'installe d'abord à Boulzicourt, puis à Charleville-Mézières, la région d'Arthur Rimbaud, un endroit prédestiné pour le jeune Franz qui apprend à lire dans les romans policiers que dévore sa mère, et commence à écrire à l'âge de treize ans. Un an plus tard il quitte l'école et gagne sa vie en enchaînant les petits boulots. A dix-neuf ans, il entre dans une usine de transformation de papier à Givet, un autre lieu symbolique pour l'écrivain qu'il est en passe de devenir.

En 1980, il s'installe à Nouzonville et se consacre à l'écriture. Pendant cinq ans de labeur au rythme des trois-huit, il aligne deux volumes par an sans se soucier de se faire publier.

À partir de 1985 il fait de l'écriture son unique moyen de subsistance. Poète, nouvelliste, dramaturge et feuilletoniste, il donne également huit pièces de théâtre à France Culture et des chroniques estivales à L'Ardennais.

À partir de 1995, il connaît la consécration avec la publication de ses romans, tous applaudis par la critique et certains sélectionnés pour les prix littéraires, (Les Fiancés du paradis, La Chasse au grand singe, Le Costume, Les Bottes rouges, Le Grand Bercail et Terrine Rimbaud).

« Je suis d'un pays construit par le silence. Et qui assemble, vallée contre vallée, d'autres pays vieux et lointains. Ma jeunesse s'est brûlée dans la plaine. Je n'ai que des souvenirs de plein été. Je m'en irais bien, certains jours, vers ce temps sans noblesse, qui va. Je m'en irais bien, certains jours, au-devant des fatigues de la liberté, vers ces matins de brumes harnachées de soleils, vers ces rivages verts que le vent pousse dans la mer, vers ces villes de brique rousse et de froid, posées sur des paysages plus lumineux que le ciel. Certains jours, je m'en irais bien pour m'en aller. »

— Extrait de les marcheurs

Franz Bartelt écrit des chroniques dans le quotidien L'Ardennais. Depuis les années 1980, il se consacre exclusivement à l'écriture, depuis sa résidence dans les Ardennes.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Les Fiancés du paradis, Gallimard, 1995, Labor, 2006.
  • La Chasse au grand singe, Gallimard, 1996.
  • Le Costume, Gallimard 1998.
  • Les Marcheurs, Finn, 1998.
  • Suite à Verlaine, photos J.-M. Lecomte, Finn, 1999.
  • Simple, Mercure de France, 1999.
  • Les Bottes rouges, Gallimard, 2000, Labor, grand prix de l'Humour noir.
  • Nulle part, mais en Irlande, Le Temps qu'il fait, 2002.
  • Le Grand bercail, Gallimard, 2002.
  • Terrine Rimbaud, Estuaire Éditions, 2004.
  • Charges comprises, Gallimard, 2004.
  • Le Jardin du Bossu, Gallimard Série Noire, 2004, Folio policier, 2006.
  • Liaison à la sauce, Galopin, 2005.
  • La beauté maximale, Galopin, 2005.
  • Teddy, avec Blutch, Liber Niger, 2005.
  • Le Bar des habitudes, Gallimard, 2005, Folio, 2007, prix Goncourt de la nouvelle.
  • Chaos de famille, Gallimard Série Noire, 2006.
  • Pleut-il?, Gallimard, 2007.
  • Petit Éloge de la vie de tous les jours, Gallimard, 2009.
  • La mort d'Edgar, Gallimard, 2010.
  • Je ne sais pas parler, Finitude, 2010.
  • La Fée Benninkova, Le Dilettante, 2011.
  • Des parents pour quoi faire? 2012
  • Le Testament américain, Gallimard, 2012.
  • Hopper, l'Horizon intra-muros, Invenit, 2012.
  • Presque rien du monde, Arch'Libris, 2013 (Illustrations de Jean Morette).
  • Le Fémur de Rimbaud, Gallimard, 2013.

Autour des Ardennes[modifier | modifier le code]

  • D'une Ardenne et de l'autre Quorum, 1997.
  • Aux pays d'André Dhôtel dessins de Daniel Casenave, Ed. Traverses, 2000.
  • L’Ardennais avec Jean-Marie Lecomte, Castor et Pollux, 2000.
  • Plutôt le dimanche, Labor, 2004.
  • Charleville-Mézières absolument moderne, photographies J.-M. Lecomte et T. Chantegret. Ed. Noires Terres, 2006.
  • Massacre en Ardennes avec Alain Bertrand, Labor, 2006.
  • Adaptation pour la radio du roman Léon Chatry, instituteur de Jules Leroux[3], diffusé sur France Culture sous la forme d'un feuilleton de six épisodes en 1991.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Les Biscuits roses

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Franz Bartelt : nulle part, mais en Ardennes »
  2. Thierry Clermont, « Franz Bartelt, le forçat de la plume », Le Figaro, encart « Culture », vendredi 14 mars 2014, page 36.
  3. « Parcours d'un écrivain Franz Bartelt, le prolifique », sur www.lunion.presse.fr