Francis Pellerin

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Francis Pellerin
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Biographie
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Mouvement
Seiz Breur 1941-1942, abstraction géométrique 1957-1965, dont le groupe Mesure.
Maîtres
Élève
Distinctions
Premier prix Chenavard en 1939,
Premier prix de Rome de sculpture en 1944,
Prix Lefèvre en 1948,
Prix du meilleur envoi de Rome en 1948

Francis Pellerin né le à Cancale et mort le à Rennes est un sculpteur et peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un marin Terre-neuvas, Francis Pellerin passe avec succès son certificat d'études primaires. Il poursuit ses études chez les Frères de Ploërmel. Il entre en apprentissage chez Henri Bagot, ébéniste de Cancale. En 1928, il entre à l'école régionale des beaux-arts de Rennes dans l'atelier du professeur de dessin Camille Godet. Il obtient le premier prix d'ébénisterie d'art en 1930. En 1931, Francis Pellerin est admis dans l'atelier du sculpteur Albert Bourget puis, en 1935, dans celui du sculpteur Jean Boucher à l'École des beaux-arts de Paris. Son premier atelier est situé rue du Moulin de Beurre dans le 14e arrondissement à côté de celui de son ami Émile Gilioli.

Le premier prix Chenavard lui sera attribué pour Adam et Ève chassés du Paradis terrestre en 1939. Il obtient une médaille de bronze au Salon des artistes français avant sa mobilisation de 1939 à 1941 pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1942, il obtient le prix Roux. Il fait la connaissance de Charles Despiau, Paul Landowski et Gustave Miklos dans l'atelier de Marcel Gaumont à l'École des beaux-arts de Paris. Il collabore à la décoration du musée d'art africain et océanien.

En concourant pour le prix de Rome de 1943, il fait la connaissance de Suzanne Deregnaucourt (morte le à Rennes) qu'il épouse l'année suivante. Ils auront quatre enfants, Armel, Gwénaël, Hélier et Haude. Il obtient le premier grand prix de Rome en sculpture pour L'Amazone en . Il obtiendra également en 1948 pour cette même œuvre le prix Lefèvre, décerné tous les quatre ans au meilleur lauréat du prix de Rome. Il perd ses deux frères dans les bombardements de Cancale et de Saint-Malo en . De 1946 à 1948, il est pensionnaire de la villa Médicis à Rome, où il rencontre les architectes Guillaume Gillet et Jean Dubuisson. Sa sculpture Le Crucifié recevra en 1948 le prix du meilleur envoi de Rome.

Rentré en France, Francis Pellerin s'installe à Rennes en 1948 et enseigne à l'école des beaux-arts de Rennes et à l'École d'architecture de Rennes. Il participe à de nombreuses commandes publiques : établissements scolaires, lieux de culte, espaces culturels, en collaboration avec des architectes et artisans[1]. De 1952 à 1962, il peint de nombreuses huiles sur toiles, abstraites, exposées à la galerie Hautefeuille de Paris en 1962. En 1960, invité de Georges Folmer, il expose pour la première fois au Salon des réalités nouvelles. Il favorisera en 1961 la venue du groupe Mesure[2] au musée des Beaux-Arts de Rennes. Il participera, jusqu'en 1965, aux expositions de ce groupe à l'étranger. En 1978, il quitte l'enseignement pour se consacrer pleinement à de nouvelles recherches artistiques : peintures dans le sillage de l'abstraction géométrique, collages, sculptures en bois polychromes. Parallèlement, il réalise de nouvelles œuvres monumentales : fresques murales, claustras, stèles en granit. Il expose également dans des centres culturels et des galeries.

Francis Pellerin meurt à Rennes le .

Le à Rennes, maître Carole Jezequel présenta à la vente un ensemble de 41 sculptures et peintures provenant de l’atelier de Francis Pellerin réalisées entre 1950 et 1990[réf. nécessaire].

Hommage[modifier | modifier le code]

Square Francis Pellerin, Rennes, 2019.jpg

Un square de la commune de Rennes porte son nom.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sculptures monumentales[modifier | modifier le code]

  • 1970 : piscine de Bréquigny à Rennes, signal en béton sur bassin.
  • 1970 : collège des Cotterets à Fougères, bois polychrome.
  • 1970 : collège de Kercado à Vannes, sculpture sur bassin.
  • 1970 : facultés des sciences de Beaulieu, Rennes, bas-relief en bois polychrome dans salle de réunion.
  • 1971 : collège des Hauts de Chalais à Rennes, sculpture granit hauteur 3 m.
  • 1971 : église Saint-Benoît à Rennes, quartier du Blosne, animation des panneaux pré-fabriqués et aménagement du chœur.
  • 1971 : lycée technique polyvalent à Decazeville, sculpture en ronde-bosse en granit dans un patio.
  • 1971 : groupe scolaire à Saint-Martin-des-Champs, galet en granit.
  • 1972 : Carantec, galet en granit polychrome.
  • 1972 : sphères acier et inox pour l'IUT de Clermont-Ferrand (à vérifier)[réf. nécessaire].
  • 1973 : groupe scolaire de Vezin-le-Coquet, forme en rond de bosse en pierre de béton.
  • 1973 : collège de Beaufeuillage à Saint-Brieuc, sculpture en granit, 1,50 × 1 × 1 m et graphisme mural 4,70 × 3 m en pierre de béton sous un préau.
  • 1973 : lycée Auguste-Pavie de Guingamp, grande fresque murale sur un linteau d'environ 30 m2, mosaïques des maux de Briare.
  • 1973 : le CELAR à Bruz, stèle en granit à l'entrée et médaille en bronze (1979).
  • 1973 : lycée Ambroise-Paré à Laval, ronde-bosse, 1,50 × 1 × 1 m, œuvre en granit smillé et médaillon.
  • 1973 : CES 1200 à Ris-Orangis, sculpture (à vérifier).[réf. nécessaire]
  • 1974 : École nationale supérieure de chimie à Beaulieu, Rennes, sculpture en granit sur un bassin, 4 × 3,75 × 1,50 m, granit de Taulé.
  • 1974 : salle du conseil de l'École nationale supérieure de chimie à Beaulieu, Rennes, fresque murale avec lattes de chêne collées et peintes, 130 × 290 cm.
  • 1974 : club des professeurs du bâtiment administratif de l'École nationale supérieure de chimie à Beaulieu, Rennes, fresque murale avec lattes de chêne collées et peintes, 250 × 350 cm.
  • 1974 : collège Surcouf, ex collège Lamenais à Saint-Servan, L'Éveil, structure en acier, 2,50 × 2,10 × 1,05 m.
  • 1975 : domicile de l'architecte Yves Guillou à Vannes, mur géométrique en pierre et galet.
  • 1977 : lycée Jean-Gueheno Fougères, sculpture granit, 2,25 × 2 × 0,65 m
  • 1977 : collège de Retiers, tapisserie réalisée par l'Atelier Plasse Le Caisne dans le hall d'entrée, 2,10 × 3,40 m.
  • 1977 : École nationale de voile de Beg Rohu à Quiberon, structure en inox dans le patio, 2,85 × 2,80 × 1,50 m.
  • 1979 : lycée Pierre Mendès-France, ex École des métiers du bâtiment à Saint-Grégoire, sculpture granit en plusieurs blocs, 350 × 200 cm.
  • 1980 : Établissement français du sang de Rennes, Formes à rêver, structure en inox.
  • 1983 : Centre culturel du Triangle à Rennes, réalisation de fresques murales des panneaux de façade en granit et schiste.
  • 1984-1986 : immeuble de la CPAM de Rennes, structure murale en bois dans l'entrée (1984), claustra bois au 7e étage (1986) et décoration de la salle du conseil par cinq toiles acryliques Bretagne, 92 × 65 cm.

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • de 1942 à 1962 : galerie Dubreuil, dite galerie des Beaux Arts à Rennes.
  • mars 1961 : exposition inaugurale du groupe Mesure au musée des Beaux-Arts de Rennes.
  • 1962 : galerie de Hautefeuille à Paris.
  • 1964 : galerie La Proue à Rennes.
  • 1969 : musée des Beaux-Arts de Rennes.
  • 1987 : La Rotonde à l'opéra de Rennes.
  • 1989 : Le Triangle à Rennes.
  • 1989 : galerie Michèle Heyraud à Paris.
  • 1995 : galerie Saint Sauveur à Dinan.
  • 1997 : La Criée à Cancale.
  • 2005 : rétrospective au musée des Beaux-Arts de Rennes[5].
  • 2012 : galerie Drouart à Paris.
  • 2012 : Pavillon des arts et du design à Paris, présenté par la galerie Drouart.

Exposition collectives[modifier | modifier le code]

  • 1939 : Salon des artistes français, médaille de bronze.
  • De 1941 à 1948 : groupe Eost Breiziz à Paris.
  • 1947 et 1948 : exposition à la villa Médicis à Rome.
  • 1949 : École des beaux-arts de Paris, travaux des grands prix de Rome.
  • 1957 : première Biennale d'art abstrait, groupe Structures à Bordeaux.
  • 1960 : musée de la ville, groupe abstrait, groupe Structures à Toulon.
  • 1961 : musée des Beaux-Arts de Rennes, groupe Mesure.
  • 1962 : groupe Mesure à Kaiserslautern et à Ludwigshafen Kulturhaus en Allemagne.
  • 1963 : groupe Mesure à Leverkusen Allemagne.
  • 1964 : groupe Mesure Offenbach am Main, Hambourg, Brême, Allemagne.
  • 1965 : musée de la Rue à Rennes.
  • 1967 : Maison des arts à Louvain, Belgique.
  • 1971 : Terre des hommes, maison de l’ORTF, Rennes.
  • 1973 : palais Stuherheim, 17 Rennais exposent à Erlangen, Allemagne.
  • 1976 : Maison de la culture, Constat à Rennes.
  • 1979 : Mois des arts plastiques à Rennes.
  • 1981 : 20e anniversaire d'Amnesty International à Quimper.
  • 1982 : Rennes-Sculpture au parc Oberthür à Rennes.
  • 1984 : galerie internationale d'art Métropolis, Genève, Suisse.
  • 1984-1985 : Centre international d'art contemporain à Paris.
  • 1990 : Espace Alpha, exposition du 150e anniversaire de Claude Monet à Argenteuil.
  • 2004 : exposition rétrospective sur l'architecte Louis Guillou aux archives départementales du Morbihan à Vannes.
  • 2005 : Mémoires et continuité de la ville, Centre d'information sur l'urbanisme à Rennes.
  • 2008 : Autour des Réalités Nouvelles de 1946 à 1965, galerie Drouart, Paris.
  • 2009 : groupes Espace et Mesure, L'esthétique constructiviste de 1951 à 1970, une aventure du XXe siècle, galerie Drouart, Paris.
  • 2016-2017 : donation Haude Pellerin et exposition d'art sacré au couvent des Dominicains à Rennes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Exposition au musée des beaux-arts de Rennes (2005)
  2. Le Groupe Mesure sur One Arty Minute.
  3. Site officiel de la ville de Saint-Malo : Patrimoine contemporain
  4. Henri Terrière, « Les structures de Francis Pellerin dans l'architecture de la nouvelle faculté de Droit », Ouest-France,‎ , p. 6 et suivantes.
  5. Jean-Luc Poussier, « La sculpture inspirée de Francis Pellerin », la-croix.com,‎ (lire en ligne, consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francis Pellerin et Monique Merly, « Engendré, non pas créé… », Bulletin des amis du Musée de Rennes, 1978.
  • Rennes sculptures 82 parc Oberthur, 1982.
  • L'art chemins faisant, Université de Rennes 1, 2000.
  • Francis Pellerin (1915-1998), Rennes, musée des Beaux-Arts de Rennes (ISBN 2901430996). — Catalogue de la rétrospective 2005 au musée des Beaux Arts.
  • Abstraction, création, art concret, art non figuratif, Réalités Nouvelles de 1946 à 1965, Galerie Drouart, 2008.
  • Groupe Espace, Groupe Mesure : l'esthétique constructiviste de 1951 à 1970, Galerie Drouart, 2009.
  • Francis Pellerin (1915-1998), Paris, Galerie Drouart, mars 2012 (ISBN 9782353701223).
  • Quinze ans de mécénat des amis du musée des Beaux-Arts de Rennes, 2017.
  • Construire une collection, [catalogue d'exposition], musée des Beaux-Arts de Rennes, 2018.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1964 : production de l'Office national de radiodiffusion télévision française, en ligne sur le site de l'INA, durée 7 minutes 36 secondes. Le sculpteur reçoit dans son atelier Fernand Leréec et lui explique son travail en lui montrant des maquettes (note : quelque peu troublé par la présence d'une équipe de télévision dans son atelier, le sculpteur ne relève pas l'erreur du journaliste qui l'appelle « François Pellerin » tout au long du reportage).
  • 2005 : L'atelier Francis Pellerin, production du musée des Beaux-Arts de Rennes, exposition rétrospective 2005.
  • 2019 : L’art construit de Francis Pellerin, Laurence Imbernon, conservatrice du patrimoine au musée des Beaux-Arts de Rennes de Rennes, s’exprime sur la part Art Construit et Art Cinétique dans l’œuvre de Francis Pellerin. Durée : 3:12.

Liens externes[modifier | modifier le code]