Bloc (escalade)

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Bloc
Autres appellations Escalade de bloc
Bouldering (anglais)
Fédération internationale IFSC
Champion(ne)(s) du monde en titre masculin Tomoa Narasaki (2016)
féminin Petra Kingler
Image illustrative de l'article Bloc (escalade)
Jeune grimpeur sur un bloc avec un crash pad, site de Saint-Just (France).

L’escalade de bloc, désignée comme le bloc dans le jargon des pratiquants[1], est une discipline sportive et un type d'escalade, consistant à grimper des blocs de faible hauteur. Le bloc se pratique aussi bien en extérieur sur des sites rocheux, qu'en intérieur sur des structures artificielles. Les pratiquants sont appelés « grimpeurs » ou plus précisément « bloqueurs ».

De manière générale, la surface à grimper - simplement appelée « bloc » - ne dépasse pas 5 mètres de hauteur et permet de retomber au sol avec un risque réduit de blessures. Le bloc se pratique donc sans l'équipement classique d'assurage en escalade, tels la corde, les mousquetons, le baudrier.

Ce sport est apparu comme une méthode d'entrainement pour l'escalade encordée et l'alpinisme ; pour tester des mouvements difficiles, développer l'endurance et augmenter la force des doigts. Au cours des années 1900, il devint une discipline sportive autonome. Sa pratique ne cesse d'augmenter à partir des années 2000 et un championnat du monde est organisé depuis 2001.

Par extension, en escalade, un « pas de bloc[2] » désigne un court passage très complexe ou physique par rapport au reste de la voie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de l'escalade.

Jeu de montagnard[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc d'un rocher arrondi d'environ 4 mètres, avec des personnes l'escaladant.
Un bloc inconnu, avec des passages éliminants décrits (usage d'une marche), peut-être escaladé par Eckenstein (à gauche). Photo publiée dans Climbers Club Journal n°5, 1903[3].

L'escalade rocheuse apparait comme une discipline sportive à la fin du XIXe siècle, avec l'émergence de l'alpinisme et la conquête des sommets. Dès cette époque, les alpinistes pratiquent l'escalade sur de petits rochers, comme une forme d'entrainement pour les courses d'alpinisme ou comme une distraction pour les jours pluvieux rendant impraticables les falaises[4]. Progressivement apparait une pratique sportive autonome, l'escalade de blocs, par l'émulation et les défis pour les ascensions difficiles de blocs de faible hauteur, probablement dès les années 1880 en Angleterre et Écosse[4].

L'alpiniste anglais Oscar Eckenstein (1858-1921), aux exceptionnelles capacités athlétiques, est parfois considéré comme l'un des précurseurs de cette discipline, sur les blocs de Lake District et du pays de Galles[5]. En 1898 est ainsi rédigé un topo du bloc Y-shaped de Wasdale Head : un plan annoté avec la description des vingt-deux passages possibles, dont certains éliminants[6]. On suppose que les grimpeurs britanniques atteignent le niveau 5 en bloc (V0/V1) vers 1900[4]. En 1916 est publié Boulder Valley, un véritable topo-guide décrivant des blocs et « problèmes » des alentours de Coniston[6].

Au début du XXe siècle, les rochers de la forêt de Fontainebleau en France deviennent aussi un lieu important d'escalade de bloc[7]. Cette pratique est popularisée dans les années 1930, par le Groupe de Bleau et par Pierre Allain (1904-2000), créateur du premier chausson d'escalade, qui atteint le niveau 5 avec la Fissure des Alpinistes vers 1933. En 1946, René Ferlet réalise La Marie Rose, premier 6A de Fontainebleau, en 1950 Robert Paragot réalise Joker (7A)[8]. Mais les bleausards restent peu nombreux et ils considèrent leur activité plutôt comme une sorte de jeu, à défaut de montagne.

Sur une paroi déversante, à 1m. du sol, un homme se maintient avec les pieds dans le vide.
John Gill en bloc, dans un mouvement dynamique, vers 1965

Pratique moderne[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, l'Américain John Gill, ancien gymnaste, intègre de nouveaux principes à cette pratique de bloc, inspirés par la gymnastique artistique : l'enchainement de mouvements déterminés (plutôt que la simple ascension du rocher), un système de cotation des difficultés d'enchainement, l'importance de l'entrainement à la force (plutôt que seulement technique), la valorisation des mouvements « contrôlés dynamiques » (les jetés). Gill introduit aussi l'usage de la magnésie pour maintenir les mains des grimpeurs sèches. Tous ces principes, étrangers à la pratique classique de l'alpinisme et de l'escalade, devinrent peu à peu la norme pour la pratique moderne du bloc[9]. Fin des années 1960, John Gill réalise des blocs jusqu'à 7A+, exceptionnellement autour 7C/+[4].

Dans les années 1970, l'Américain Jim Holloway se consacre comme quelques autres exclusivement au bloc, comme style de vie. Il est surtout l'un des premiers à tenter (« travailler ») un bloc particulier pendant plusieurs jours ou semaines, et même à s'entrainer pour un passage particulier sur un simulateur bricolé à domicile (pan). Holloway réalise ainsi dans les années 1970 de nombreux blocs autour de 8A/8A+, une difficulté exceptionnelle pour l'époque, à l'exemple de Trice (1975, 8A+/V12)[4].

Cette pratique moderne et athlétique, focalisée sur la difficulté maximale des blocs et l'entrainement physique spécifique (force), prend son essor plus tardivement en Europe. À partir des années 1980 émerge ainsi une nouvelle génération de grimpeurs à Fontainebleau, réalisant des blocs très difficiles après travail[4]. En 1977, Jérôme Jean-Charles réalise Carnage premier 7B de Fontainebleau ; en 1983 Pierre Richard réalise L'Abbé Résina (7C) ; en 1984 Jacky Godoffe C’était demain (8A) puis en 1989 Mouvement perpétuel (8B)[8].

Engouement pour le bloc[modifier | modifier le code]

 Un homme escaladant un pan déversant de rocher, au-dessus d'un matelas.
Fred Nicole, grimpeur de premier plan des années 1990 et 2000, sur un essai de Le Boa (8C).

Jusqu'aux années 1990, la discipline est encore relativement confidentielle (pratiquants peu nombreux), restreinte à quelques lieux historiques d'escalade : Fontainebleau, Yosemite (USA), Peak District (Angleterre), Frankenjura (Allemagne). Le bloc ne suscite encore ni l'enthousiasme ni l'intérêt des autres grimpeurs. Mais la discipline se diffuse et devient progressivement plus populaire parmi les grimpeurs. De nouveaux sites de blocs sont explorés dans différentes parties du monde[8], à l'exemple de Hueco Tanks et Bishop (USA), Squamish (Canada), Rocklands (Afrique du Sud), Albarracín (Espagne), Ticino et Magic Wood (Suisse). Quelques compétitions de bloc commencent aussi à être organisées fin des années 1990.

Les premiers crash pads apparaissent vers 1990 à Hueco Tanks[8] ; en 1993, l'équipementier Black Diamond propose les premiers crashs pads disponibles à la vente[10]. Ces tapis de réception limitent les risques de blessures et permettent d'escalader des blocs qui seraient trop dangereux sans cet équipement de protection. Par la suite, l'usage occasionnel de cordes (travail en moulinette) disparait de la pratique de bloc.

Les structures artificielles de bloc se multiplient également durant les années 1990 : elles permettent aux grimpeurs de poursuivre leur entrainement toute l'année, à l'intérieur, quelles que soient les conditions climatiques.

En 1990, le Suisse Fred Nicole réalise Radja, premier 8B+. En 1998, la Française Catherine Miquel réalise le premier 8A bloc féminin[8], en 2002 le premier bloc féminin 8B[11]. En 2000, Fred Nicole réalise Dreamtime qui devient (temporairement) le premier bloc 8C.

Au début des années 2000, le bloc devint beaucoup plus populaire avec le partage de de vidéos sur Internet (Youtube, Facebook), facilitant l'apprentissage de techniques et la promotion des réalisations les plus difficiles. De même, des réseaux sociaux dédiés à l'escalade favorisent la médiatisation des réalisations, à l'exemple du site 8a.nu[12] ou de bleau.info[13] qui confortent l'image d'une pratique mondiale, jeune, communautaire et ouverte aux femmes[14]. À la même époque le circuit mondial des compétitions s'organise. Par la médiatisation de l'activité (couverture des compétitions, films et annonces des réalisations en extérieur) et le sponsoring par les équipementiers, certains bloqueurs de haut-niveau deviennent sportifs professionnels, à l'exemple du très médiatisé Chris Sharma qui se consacre pendant plusieurs années à des réalisations en bloc.

Dans les années 2010 se distinguent de nombreux grimpeurs professionnels, « chasseurs de croix » ou compétiteurs, venus d'Europe comme Adam Ondra, Nalle Hukkataival, Alexander Megos, Jan Hojer, Anna Stöhr, Shauna Coxsey, de nombreux Américains comme Daniel Woods, Jimmy Webb, Paul Robinson, Dave Graham, Alex Puccio et la jeune Ashima Shiraishi, et plus récemment des grimpeurs asiatiques de très haut-niveau (Japon, Corée)[15]. Des grimpeurs issus du bloc se distinguent à haut-niveau dans d'autres styles d'escalade (falaise, difficulté). De même, la pratique du bloc est devenue une méthode incontournable d'entrainement (force, gestuelle) pour les grimpeurs d'autres disciplines[16].

En 2012, Tomoko Ogawa réalise le premier 8B+ féminin[17]. En 2016, Ashima réalise Horizon, premier 8C/V15 féminin[18].

Pendant la quinzaine d'années suivant l'ouverture de Dreamtime (2000), l'ouverture de blocs toujours plus difficiles n'a pas cessée, mais la cotation 8C a subi une déflation constante ; à l'exemple de nombreux blocs 8C réévalués 8B+ (Dreamtime)[19]. En 2016, la cotation 8C+ (V16) n'a pas été confirmée pour les blocs les plus difficiles : à l'exemple de l'emblématique Gioia (Italie) ouvert par Christian Core en 2008 ou de blocs récents ouverts par Adam Ondra, Daniel Woods ou le Japonais Dai Koyamada[20]. De plus, les meilleurs grimpeurs mondiaux semblent réussir avec une relative facilité les blocs inférieurs à 8C/8C+, à l'exemple d'Ondra qui flashe Jade 8B+ ou Jimmy Webb qui réussit Jour de Chasse (8B+/8C) en 15 minutes[20]. Parmi les nouvelles tendances dans la difficulté extrême émergent des blocs aux nombreux mouvements (traversée, highball), à l'exemple des 60 ou 70 mouvements de Wheel of Life (8C), réclamant de l'endurance et brouillant la frontière entre le bloc, la falaise et le solo[16],[20]. Après des années de travail, en octobre 2016, Hukkataival ouvre Burden of Dreams et propose la première cotation 9A bloc[21].

Principes[modifier | modifier le code]

 Un homme grimpant dans un bloc rocheux se transformant en toit. Derrière lui un observateur.
Mouvement sur un blocage du bras gauche qui nécessite force et gainage, avec un appui des pieds en crochet talon et contre-pointe. Leavenworth, USA.
Le passage Schwerer Gustav (8A, V11) à Hueco Tanks (USA)

Le bloc est un style d'escalade qui se concentre sur la puissance, la force pure et la dynamique (les grimpeurs parlent « d'explosivité ») : le grimpeur recherche la difficulté d'un mouvement ou d'une séquence courte de mouvements, contrairement à l'escalade en falaise, qui demande généralement plus d'endurance et se pratique sur de grandes longueurs de rocher où la difficulté des mouvements est moindre.

Les voies de bloc sont communément appelées « pas » ou « passage » en référence aux passages des circuits de bloc originellement conçus à Fontainebleau pour l'entraînement des alpinistes. Les Britanniques utilisent plus volontiers le mot « problem » parce que la nature de l'escalade est souvent courte, bizarre et souvent comparable à un casse-tête. Parfois ces passages sont « éliminants », c'est-à-dire que certaines restrictions sont imposées (prises interdites, départ assis, etc). Une « méthode » désigne les mouvements et prises choisis par un grimpeur pour tenter ou réussir un bloc ou une section difficile.

Un bloc ou passage peut être « ouvert » c'est-à-dire escaladé pour la première fois (FA : first ascent). Il peut être réalisé « à vue » à la première tentative sans information sur les méthodes efficaces ; ou plus souvent réalisé « flash » à la première tentative mais en ayant obtenu des informations (beta) sur la méthode à utiliser (démonstration, vidéo, conseils...) ; ou bien réalisé après travail c'est-à-dire après un nombre compté « d'essais ». Depuis quelques années, à très haut-niveau, les essais sont filmés, pour attester l'éventuelle réussite d'un bloc.

Un homme qui grimpe un rocher.
Deux personnes assurant la parade d'un grimpeur, à Rat Rock (USA).

Afin de réduire le risque de blessures dues à une chute, les grimpeurs dépassent rarement une hauteur de 3 à 5 mètres au-dessus du sol. Un passage dépassant 7 mètres de hauteur grimpé sans corde est appelé highball[22] : une voie trop haute pour constituer un pas de bloc et trop courte pour être une voie d'escalade typique, avec un engagement et une exposition proche de l'escalade en solo[23]. En plus de la hauteur, le nombre de mouvements à effectuer est une manière de différencier un bloc d'une voie.

Pour plus de sécurité, les grimpeurs utilisent souvent un crash pad qu'ils placent au sol pour amortir la chute. En plus de cette sécurité passive, le grimpeur nécessite le plus souvent le complément d'une sécurité active : la parade. Cette technique effectuée par les partenaires consiste en cas de chute du grimpeur à s'assurer que les parties sensibles de son corps (tête, dos…) ne vont pas cogner le sol ou les objets environnants (rocher proéminent, arbre…). Les partenaires devront ainsi diriger le corps du grimpeur vers le crash pad, lors de la chute.

Structures artificielles[modifier | modifier le code]

Les premières structures artificielles dédiées au bloc étaient les « pans » d'escalade ; de simples panneaux de bois de fabrication artisanale et de petite dimension, sur lesquels étaient vissées des prises de main et de pied. Ces pans étaient bricolés à domicile par certains grimpeurs afin de s'entrainer régulièrement sur de courts passages. Les pans et les murs d'escalade de faible hauteur se sont répandus peu à peu à partir des années 1960, au sein des clubs d'escalade (associations, écoles) et à l'intérieur des salles d'escalade à corde.

Plus récemment, l'engouement pour la pratique du bloc a conduit à la création de « salles de bloc » modernes : des salles d'escalade avec une importante surface à grimper et une faible hauteur, des profils très variés (gros dévers, toit, proue...) et d'épais tapis de réception. Les premières salles de ce type sont apparues vers 1995 en France[24]. Des ouvreurs y créent régulièrement de nouveaux passages de bloc, en disposant des prises, en les identifiants par des repères (étiquettes, couleur des prises...) et en mentionnant la difficulté (code couleur).

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Cotations[modifier | modifier le code]

Baby Martini à Hueco Tanks (USA), un toit coté 7A (V6)
Article détaillé : Cotation en bloc.

Comme tous les autres types d'escalade, le bloc a développé ses propres systèmes de cotations afin de comparer la difficulté technique des passages. Il existe plusieurs échelles de cotation, avec un usage variable selon les pays ou les sites d'escalade. Au niveau international, les deux systèmes les plus fréquemment utilisés sont la cotation dite « française » de Fontainebleau et la cotation américaine « Vermin »[25].

La cotation dite « française » est aussi appelée cotation de Fontainebleau (anglais Font scale). C'est une échelle généralement comprise entre 4 et 9, avec une notation affinée par l'ajout éventuel d'une lettre (A,B ou C) et d'un « + »[25]. Des blocs sont par exemple classés dans l'ordre croissant de difficulté : 6C+, 7A, 7A+ et 7B.

La cotation américaine est appelé cotation « Vermin » (d'après le surnom de son créateur John Sherman)[25]. En 2016, les blocs sont cotés de V0 à V17, et tout comme la cotation française, c'est une cotation ouverte.

Un débutant réalisera généralement des blocs 4 à 5+ (V0 à V2). Un grimpeur de niveau intermédiaire, ayant développé sa force et technique, réalisera des blocs 6A à 6C+ (V3-5). Après généralement plusieurs années de pratique de bloc, le grimpeur de niveau avancé réalisera du 7A ou 7B (V6-8). Les experts, s'étant entrainé intensivement durant plusieurs années réaliseront des blocs entre 7B+ et 8A+ (V9-V12), et réussiront souvent du premier coup (flash) les blocs de niveaux inférieurs. Au-delà, à partir du 8B (V13) c'est le niveau des élites et professionnels, et les réalisations de tels blocs sont filmées et annoncées dans les médias spécialisés[25].

Compétitions[modifier | modifier le code]

Une femme grimpant sur une structure artificielle haute d'environ 5 mètres
Dorothea Karalus lors de la Coupe du monde 2012.
L'Autrichienne Anna Stöhr, coupe du monde 2012

En compétition, les grimpeurs tentent une succession de passage court d'escalade, à vue, sans corde. À titre d'exemple, dans les compétitions françaises, il y a entre 4 et 6 blocs à réaliser, avec en moyenne entre 4 et 8 prises de main par bloc et une hauteur maximale de chute ne dépassant pas 3 mètres. Selon les compétitions, un grimpeur dispose de 4 à 6 minutes pour faire ses essais d'un bloc (s'il chute, il recommence depuis la position de départ) ; à la fin du temps imparti ou après avoir « réalisé » le bloc, il retourne en salle d'isolement pour récupérer quelques minutes avant d'être appelés pour tenter un nouveau bloc. La position de départ d'un bloc est signalée par un marquage (scotch coloré) des prises de main et de pied. La réalisation du bloc est validée par le « contrôle » de la prise de sortie (marquée) ; par exemple avec une saisie à deux mains durant quelques secondes[26].

Une compétition de bloc peut se dérouler en plusieurs tours : les qualifications, la demi-finale et la finale, voire une super-finale. Dans une compétition de type circuit, les blocs sont réalisés à vue (avec parfois une période d'observation collective), dans un ordre déterminé. Dans une compétition de type contest, les blocs sont tentés librement (dans le temps imparti) avec la possibilité d'observer les tentatives d'autres compétiteurs. Le classement est déterminé par un score calculé d'après les blocs réussis, les temps de réalisation, le nombre d'essais, les prises bonus contrôlés, les pénalités, etc[26].

À la fin des années 1990 apparaissent les premières compétitions internationales de bloc (bouldering en anglais). En 1999, l'épreuve de bloc est intégré à la Coupe du monde d'escalade. En 2001, l'épreuve de bloc est intégrée aux Championnats du monde d'escalade organisés tous les deux ans par la Fédération internationale d'escalade (IFSC). L'escalade est au programme des Jeux olympiques d'été de 2020, mais les restrictions du CIO ne permettront pas l'organisation d'une compétition olympique de bloc[27].

Matériel[modifier | modifier le code]

Chaussons d'escalade (Quechua). Semelle et enrobage en gomme adhérente, fermeture par scratch, pointe et talon renforcés.

La pratique du bloc peut s'effectuer sans aucun matériel. En général sont utilisés :

  • une paire de chaussons d'escalade ;
  • de la magnésie ou du pof (colophane dans une poupée de tissu) ;
  • un paillasson pour poser les pieds propres afin de préserver l’adhérence ;
  • un crash pad, c’est-à-dire un tapis qui amortit les chutes ;
  • une brosse pour nettoyer les prises sales.
  • parfois de la bande adhésive non élastique (protection des mains en coincement) ou des genouillères (coincement de genoux)

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La discipline est nommée « le bloc » dans les médias spécialisés ou les publications de la Fédération française de la montagne et de l'escalade, mais souvent décrite comme « escalade de bloc(s) » dans les médias généralistes ou les publications vulgarisantes (dictionnaire montagne)
  2. Jouty, Odier, Dictionnaire de la montagne
  3. http://www128.pair.com/r3d4k7/Bouldering_History1.0.html
  4. a, b, c, d, e et f (en) John Gill, « Bouldering History ». en ligne
  5. David Chambre, Le 9e degré, 2015, p. 17
  6. a et b http://www128.pair.com/r3d4k7/Bouldering_History1.1a.html
  7. Selon la définition moderne du bloc. La pratique de la randonnée avec des passages rocheux « faciles » débute à Fontainebleau dans les années 1870, mais il faut attendre 1914 pour le 4e degré. (John Gill)
  8. a, b, c, d et e Chambre 2015, p.262-271
  9. Chambre 2015, p.64
  10. L. Story, «  No Need for a Mountain », dans New-York Times, 2011.
  11. http://climbingaway.fr/fr/grimpeurs/catherine-miquel
  12. http://8a.nu
  13. http://bleau.info
  14. Voir Chambre 2015 et Grimper, « Bleaurama : "bleau point net" », mai 2015
  15. Voir par exemple Les grimpeurs qui ont repoussé les limites de l'escalade sur climbingaway.fr
  16. a et b Escalade et Performance, p.157-160
  17. http://www.planetmountain.com/en/news/interviews/tomoko-ogawa-and-the-catharsis-8b-interview.html
  18. http://adventureblog.nationalgeographic.com/2016/03/22/14-year-old-ashima-shiraishi-climbs-hardest-boulder-problem-ever-done-by-a-woman/
  19. http://nalle-hukkataival.blogspot.fr/2010/03/bouldering-grades-everything-is-average.html
  20. a, b et c (en) Hardest boulder problems, mise à jour janvier 2016.
  21. http://planetgrimpe.com/2016/10/24/nalle-hukkataival-enchaine-premier-9a-bloc-monde/
  22. Mot anglais highball, littéralement « haute boule »
  23. La limite entre le solo intégral et le bloc est débattue dans le cas des blocs de grande hauteur (highball). Voir en anglais « Kevin Jorgeson Sends Ambrosia and Blurs Line Between Highball and Free Solo », 2009.
  24. http://centrenationaldedocumentation.ffcam.fr/escalade.html
  25. a, b, c et d http://www.99boulders.com/bouldering-grades
  26. a et b FFME, « Escalade : Les règles du jeu », version 01/04/2016 lire en ligne
  27. F.K., « L'escalade entre (enfin) dans l'ère olympique », site de L'Équipe, 4 août 2016.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guyon et Broussouloux, Escalade et Performance : préparation et entraînement, 2004.
  • David Chambre, Le 9e degré : 150 ans d'escalade libre, Mont-Blanc, 2015. (ISBN 9782365450201)
  • (en) Access Fund, « Bouldering: Understanding and Managing Climbing on Small Rock Formations » en ligne.
  • (en) John Gill, « Bouldering History », lire en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

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