Psicobloc

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Psicobloc à Cala Varques, Majorque, 2008

Le psicobloc[1] (de l'espagnol) ou deep-water soloing (DWS, de l'anglais, « solo d'eau profonde ») est une forme d'escalade en solo qui consiste à grimper au-dessus de l'eau, sans autre sécurité que l'eau qui est en dessous. Typiquement, le psicobloc est pratiqué sur des falaises maritimes, mais il peut parfois être pratiqué au dessus de rivières ou piscines.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'arche naturelle Es Pontàs, près de Majorque, grimpée en 2006 par Chris Sharma.

La manière de pratiquer le psicobloc présente deux « extrêmes » : on trouve d'un côté des baigneurs escaladant des rochers afin de trouver un point haut d'où sauter dans l'eau, et de l'autre des grimpeurs de haut niveau recherchant des projets d'escalade remarquables surplombant l'eau. Par conséquent l'origine du psicobloc est assez floue. Cependant on remarque une popularité de ce sport parallèle à celle de l'escalade en général.

Le psicobloc a commencé à se populariser à la fin des années 1970[2] avec le développement de l'escalade libre.

Cette pratique a notamment été médiatisée par Patrick Edlinger dans le reportage La Vie au bout des doigts (1982), le court-métrage Psicobloc (2002), le premier topo consacré au psicobloc à Majorque (2006), Chris Sharma grimpant à Majorque (2003) puis réalisant l'arche haute de 15 mètres Es Pontas (2007, 9b)[3] ou l'organisation des compétitions Psicobloc Masters depuis 2013[4],[2].

Lieux de pratique[modifier | modifier le code]

En raison de la chute quasiment systématique dans l'eau, le psicobloc se pratique dans des eaux plutôt chaudes. De plus afin de sécher rapidement les grimpeurs le pratiquent dans des lieux ensoleillés, et les régions de pratique sont souvent réputées pour leurs plages.

De ce fait, le psicobloc est pratiqué dans le sud-est de la France, en Espagne, ou encore en Grèce. Cependant, ce sport peut également être pratiqué dans des régions au climat plus frais, tel qu'en Grande-Bretagne.

Risques[modifier | modifier le code]

La pratique du psicobloc permet de faire du solo intégral sans risquer de se tuer lors d'une chute, mais n'enlève pas complètement la possibilité de se blesser car l'impact sur l'eau peut être la source de contusion ou traumatisme.

À l'été 2012, un grimpeur meurt à Majorque en faisant du psicobloc ; il grimpait avec du matériel au-dessus de l'eau et après une chute dans celle-ci, il a coulé[5].

Références et notes[modifier | modifier le code]

  1. Le terme psicobloc a été inventé par l'Espagnol Miguel Riera, un grimpeur qui pratique ce type d'escalade depuis plus de 20 ans Labreveux et Poulet 2009, p. 28
  2. a et b (en)« L'histoire du Deep Water Soloing à Majorque », sur www.ukclimbing.com,‎ (consulté le 1er septembre 2012)
  3. (en) Dan Dewell, « Sharma Sends Mallorca Arch Project », sur www.climbing.com,‎ (consulté le 17 juin 2012)
  4. Nicolas Mattuzzi, « Le Psicobloc Masters, l’une des compétitions d’escalade les plus spectaculaires, commence aujourd’hui! », sur www.planetgrimpe.com,‎ (consulté le 4 mars 2015)
  5. « Accident mortel de psychobloc à Majorque », sur www.kairn.com,‎ (consulté le 28 juin 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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