Dry-tooling

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Grimpeur faisant du dry-tooling

Le dry-tooling est une activité sportive qui regroupe les techniques d'escalade rocheuse et d'escalade glaciaire. Elle se pratique sur rocher ou en salle d'escalade, avec l'utilisation de matériel de cascade de glace (piolets-traction et crampons) en plus du matériel d'escalade habituel (casque, baudrier, corde).

Historiquement apparue comme un entrainement pour la montagne et la cascade de glace, elle est devenue une activité à part entière. La pratique est dérivée de l'escalade mixte.

Pratique[modifier | modifier le code]

Dry-tooling dans les Alpes-Maritimes

Le dry-tooling se pratique en terrain mixte (alternance de rocher et glace) ou sur rocher exclusivement. Cette pratique étant agressive pour le rocher (usure, casse de prise), elle est généralement réservée à des sites où la pratique de l'escalade libre n'a que peu d'intérêt (mauvais rocher, cadre du site...)[réf. nécessaire].

Les itinéraires réservés à cette pratique sont parfois agrémentés de certains « jeux » (tronc d'arbre, fixe ou en mouvement…).

En compétition, l'évolution se fait généralement sur structure artificielle. Pour cela des prises spécifiques peuvent être utilisées car constituées d'une résine plus dure. Si l'épreuve est en terrain mixte alors des volumes de glaces peuvent être fabriqués afin de reproduire les conditions naturelles.

Cotation[modifier | modifier le code]

La difficulté d'une voie s'exprime avec les cotations du mixte, la lettre M (Mixte), suivie d'un chiffre (qui peut-être incrémenté avec un +)[1].

Le dry-tooling en tant que sport commence pour ainsi dire à M4/M5 et va actuellement jusqu'à M14.

Une cotation exprimée avec la lettre D à la place de la lettre M est proposée et est en cours de validation, ce afin de différencier totalement l'activité sur rocher (dry) de l'escalade sur rocher et glace (mixte). Notamment, pour différencier l'engagement en falaise et en montagne qui n'est pas le même.

Les cotations en montagne sont généralement sous-évaluées par rapport aux cotations des voies dédiées à la pratique. En compétition, les éperons sont interdits sur les crampons et certaines voies extrêmes n'ont jamais été réalisées sans cet accessoire.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

La pratique récente du dry-tooling en fait une discipline peu reconnue. Cependant en 2010 à l'occasion du premier championnat de France d'escalade sur glace[2], la FFME a changé ses règles sportives pour y inclure ce sport[3],[4].

French style[modifier | modifier le code]

À travers l'association DTS, un ensemble de grimpeur français, dont Jeff Mercier, promeuvent le french style qui se caractérise par le refus des éperons, des yaniro et de tenir les piolets avec le coude[5],[6],[7].

Sites de dry-tooling[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Hautes-Alpes[modifier | modifier le code]

Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

Isère[modifier | modifier le code]

Savoie[modifier | modifier le code]

Haute-Savoie[modifier | modifier le code]

Rhône[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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