Grimpe urbaine

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Alain Robert escaladant Torre Agbar (Barcelone), 2007.

La grimpe urbaine est une activité sportive d'escalade, pratiquée sur la façade de bâtiments et diverses structures urbaines. Ce terme regroupe des pratiques variées, souvent réalisées hors d'un cadre légal.

Certaines pratiques sont rattachées à l'escalade en solo intégral, quand un grimpeur expérimenté escalade une haute paroi urbaine, sans corde ni protection, à l'exemple des ascensions spectaculaires de gratte-ciels par Alain Robert.

D'autres pratiques sont assimilées à la pratique du bloc, quand le grimpeur s'essaye à des mouvements difficiles à faible hauteur. Typiquement, le grimpeur réalisera l'ascension ou la traversée d'une courte section d'un bâtiment ou d'une structure (pont, mobilier urbain), équipé de chaussons d'escalade et parfois d'un tapis de réception (crash pad)[1]. Une telle pratique constitue souvent une méthode d'entrainement en ville, à défaut de site rocheux ou de structure artificielle d'escalade, mais elle peut aussi être considérée comme une discipline sportive autonome[2].

D'autres pratiques peuvent être considérées comme une technique d'exploration urbaine, notamment l'escalade de nuit permettant de pénétrer dans des bâtiments (églises, bâtiments abandonnés) ou d'accéder aux toits (toiturophilie).

Histoire[modifier | modifier le code]

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En 1895, l'alpiniste britannique Geoffrey Winthrop Young commença l'escalade des toits de l'Université Cambridge. Si d'autres étudiants grimpèrent des structures de l'université auparavant, Young fut le premier à documenter cette activité. Il rédigea et publia un guide de la grimpe urbaine au Trinity College. En 1905, Young publia un autre volume sur l'escalade de bâtiments, parodiant les guides d'alpinisme.

En 1905, Harry H. Gardiner aurait commencé un périple d'ascensions urbaines à travers le monde ; il aurait escaladé plus de 700 bâtiments en Europe et en Amérique du Nord, sans équipement particulier.

Entre 1915 et 1920, de nombreux gratte-ciels de New-York furent escaladés par différentes personnes, dont quelques-unes qui chutèrent dans leur tentative. À partir de 1920, les autorités de la ville interdirent l'escalade de bâtiments.

En 1977, George Willig escalade la Tour Sud du World Trade Center.

Durant les années 1980, l'Américain Dan Goodwin escalade plusieurs des plus hauts immeubles du monde, notamment le World Trade Center, la Sears Tower, le John Hancock Center, CN Tower.

À partir des années 1990, Alain Robert devient le plus célèbre grimpeur de gratte-ciels, en faisant l'ascension en solo intégral des plus hauts immeubles du monde.

Cette pratique dangereuse est interdite en France ; le risque de chute mortelle est réel, comme en janvier 2017 depuis le pont ferroviaire de la Mulatière, à Lyon[3].

Pratiquants célèbres[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]