Ercé

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Ercé
Le village vue du calvaire
Le village vue du calvaire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Couserans Est
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
Christian Carrère
2014-2020
Code postal 09140
Code commune 09113
Démographie
Gentilé Ercéens
Population
municipale
533 hab. (2014)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 51′ 01″ nord, 1° 17′ 25″ est
Altitude Min. 574 m – Max. 1 905 m
Superficie 40,75 km2
Localisation

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Ercé

Ercé est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Ercéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans les Pyrénées, sur le Garbet, au cœur du Couserans. Le village d'Ercé est traversé par la route départementale D32.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ercé[1]
Soulan Aleu, Biert Massat
Oust Ercé[1] Le Port
Ustou Aulus-les-Bains

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Comminges vendirent (vers 1609-1615) la seigneurie d’Ercé à noble Hercule de Sirgand sieur d’Artigaude, pour 15 000 livres. Les « comtes » d’Ercé furent officiers du roi, sénéchaux de Nébouzan et avaient fiefs à Picampau, Castelnau, Polastron. Ils épousèrent des filles de Gensac de la Maison de Rochechouart et se maintinrent au fief jusqu’en 1789[2].

De 1914 à 1935, le village était desservi par le tramway électrique d'Aulus-les-Bains à Oust, réalisation de la Société des Tramways Electriques de l'Ariège[3].

Le village d'Ercé est connu comme la « capitale historique des orsalhers, les montreurs d'ours des Pyrénées ». On estime à deux cents le nombre de dresseurs et montreurs d'ours dans la vallée en 1880, dont cinquante dans le seul village d'Ercé. Une école, unique en France, de dresseurs d'ours avait même été installée dans ce village à l'époque. Elle forma, jusqu'à la guerre de 1914-18, ceux qui partaient exercer ce métier et faire fortune aux États-Unis. Depuis juin 2008, la commune a inauguré un sentier des montreurs d'ours au départ du lieu-dit l'Escalusse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Christian Carrère SE Agriculteur
mars 2001 2014 Julien Souquet PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 533 habitants, en diminution de -4,82 % par rapport à 2009 (Ariège : 0,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 245 3 780 3 697 3 423 3 256 3 765 3 855 3 945 3 232
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 114 3 371 3 321 3 312 3 392 3 106 2 973 2 630 2 673
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 723 2 612 2 634 1 703 1 688 1 665 1 584 1 043 1 027
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 016 1 012 990 750 566 532 537 560 533
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le plus ancien dénombrement connu fait état de 1850 habitants en 1741[8].

Économie[modifier | modifier le code]

La population active d'Ercé (environ 200 personnes) est employée dans l'agriculture, l'artisanat, le commerce, le tourisme. Mais le plus gros employeur de la vallée du Garbet est la maison de retraite Saint-Philippe.

  • L'agriculture : c'est surtout l'élevage et la vie pastorale qui a de tout temps marqué la vie au village. Les troupeaux de vaches de race gasconne essentiellement (élevés pour la viande et les veaux), les chevaux (pour la boucherie), quelques troupeaux d'ovins, sont tous à l'estive de juin à fin septembre sur les hauteurs de la commune.
  • Le tourisme : proche de la station de ski de Guzet-neige qui offre quelques emplois saisonniers en hiver, Ercé est aussi un lieu privilégié pour la randonnée d'été. De nombreuses résidences secondaires (Toulouse est à 1h30), un centre d'accueil de 80 lits, des gîtes communaux ou privés, permettent le maintien de l'activité en toute saison et l'accueil de touristes attirés par le riche passé historique du "pays des montreurs d'ours", par les sentiers de randonnées et par les nombreux étangs du Couserans où se pêche la truite.
  • La maison de retraite : véritable poumon de la vallée, la maison de retraite installée dans un château du XVIIIe siècle, emploie 50 personnes qui se dévouent pour le bien être de 65 résidents y compris un secteur pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.
  • Quelques commerçants et artisans complètent ce tableau de l'activité économique.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne chapelle Saint-Pierre, à l'entrée du village (XIIe siècle)[9].
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption (XIIe siècle,XIVe siècle et XVIIIe siècle)[9].
  • Croix en fer surmontée d'un coq, située au Nord-Ouest de l'église, seule de son genre dans la région[9].
  • Chapelle du Calvaire, en haut d'une colline.
  • Le moulin du Ressec est une scierie sur le Garbet dont la « scie battante » était en fonctionnement avant 1600.
  • Promenade historique fléchée dans le village.
  • Le "Musée des montreurs d'ours" dans l'ancien local de la poste.

Les granges de Cominac[modifier | modifier le code]

Le clocher caractéristique de l'église de Cominac

Cominac est un petit hameau de la commune d'Ercé situé à 5 km du village d’Ercé.

Étalé sur un vaste plateau orienté au Sud, il bénéficie d’une vue panoramique exceptionnelle sur les montagnes d’Aulus et sur le massif du mont Valier. La montagne est parsemée de granges en pierre dont les pignons ont une forme très particulière. Ce sont les pignons "à pas d'oiseau" [10].

L'église de Cominac[modifier | modifier le code]

Cette modeste église au clocher en bulbe est célèbre, car le , sous la houlette de son curé, la population, assistée par trois ours des Pyrénées se dresse contre les fonctionnaires de l'état venus dresser l'inventaire des biens de l'église [11]. Cet inventaire était alors mené dans toute la France en application de la mesure de "séparation des biens de l’état et de l’église".

Craignant qu'on leur confisque leur église, les paroissiens font obstacle à "l'inventaire de Cominac". Il est vrai que ce sont 67 familles du hameau qui avaient financé la construction de cette église [12].

Hameau de La rivière[modifier | modifier le code]

Situé à 2 km d'Ercé sur la D32 , l'ancienne école du hameau a été le siège du Musée des montreurs d'ours jusqu'en 2016.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le peintre français André Regagnon (1902 - 1976), chevalier de la Légion d'honneur, eut sa maison à côté de l'église (plaque commémorative). Parmi ses œuvres, deux sont conservées à Ercé :
    • "L'apparition de la Vierge" dans l'église,
    • "La femme à la chèvre" à la mairie[13].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Histoire du pays de Couserans de Guillaume GERAUD PARRACHA – C. Lacour éditeur – Nîmes – 2001 page 37
  3. http://chemins.de.traverses.free.fr/St-Girons-Foix/Tramway_Oust_Aulus.htm
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Guillaume Géraud Parracha, Histoire du pays de Couserans, p. 219, Nîmes, C.LACOUR éditeur, 2001 (ISBN 2-84149-015-7)
  9. a, b et c Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine - Immeubles protégés au titre des Monuments Historiques
  10. http://www.ariege.com/cominac/index.html
  11. La pantomime de Cominac (Extrait du journal "Le Rire" n° 165 du 31 mars 1906) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6246357g/f2.image
  12. http://iletaitunefois.eklablog.com/histoire-d-ours-a-cominac-p27137
  13. Bulletin "Les Amis d'Aulus et de la Vallée du Garbet" n°3 - Novembre 1992 - Pages 29-30

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]