Dachstein

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Dachstein
Dachstein
Mairie de Dachstein en 2012.
Blason de Dachstein
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Molsheim-Mutzig
Maire
Mandat
Jean Claude André
2020-2026
Code postal 67120
Code commune 67080
Démographie
Gentilé Dachsteinois [1]
Population
municipale
1 802 hab. (2018 en augmentation de 0,33 % par rapport à 2013)
Densité 242 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 42″ nord, 7° 31′ 58″ est
Altitude Min. 159 m
Max. 170 m
Superficie 7,46 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Molsheim
(banlieue)
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Molsheim
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.dachstein.fr

Dachstein (Dàchstaan en alsacien) est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dachstein est située à : 2,2 km de Wolxheim – 4 km de Soultz-les-Bains – 2,5 km d'Avolsheim - 4 km d'Ernolsheim-sur-Bruche - 4 km de Molsheim - 22 km de Strasbourg.

Communes limitrophes de Dachstein
Wolxheim Ergersheim
Molsheim Dachstein Ernolsheim
Altorf Duttlenheim

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • La Bruche ;
  • le Dachsteinbach.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Dachstein est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Molsheim, une agglomération intra-départementale regroupant 10 communes[5] et 26 925 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (86,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,3 %), zones urbanisées (13,1 %), forêts (3,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Stèle funéraire d'un couple, IIIe siècle, trouvée à Dachstein (musée archéologique de Strasbourg).

A. W. Strobel dans son Geschichte des Elsasses (1851) cite le massacre des habitants de Dagostein par les Hongrois en 917, on peut penser avec raison qu'il s'agit de Dachstein. La forme la plus ancienne de ce nom à ce jour connu est Dabechenstein en 1017, on retrouve la même évolution avec Dagsburg en Dabo. Dagostein : la demeure de Dago(bert) (?) comme pour Herrinstein (Erstein) : la demeure de l'abbesse.

Le site de Dachstein est particulièrement riche en vestiges archéologiques puisqu'il a été occupé depuis le Néolithique. Pendant le Moyen Âge, les évêques de Strasbourg furent séduits par le site, qui forme une grande île entourée par la Bruche et créent ainsi le village. Dachstein était autrefois une petite ville fortifiée et protégée par un château construit en pierre de taille toutes d'une épaisseur de six à huit pieds. Le château, ainsi que les fortifications furent élevés en 1244 par l'évêque Henri II, qui en fit sa principale place de guerre. Ce dernier fut ensuite incendié par les Strasbourgeois en guerre avec l'évêque Walther de Geroldseck en 1262 peu après la bataille de Hausbergen.

La guerre de Dachstein (1419-1422)[modifier | modifier le code]

Le château fut reconstruit et ses fortifications furent renforcées vers 1574-1580 par Jean de Manderscheid. Néanmoins le village fut de nouveau pris en 1592 pendant la guerre des évêques. Dachstein est ensuite successivement prise par les Suédois puis par les troupes impériales (du Saint-Empire romain germanique). Le village passe finalement sous administration française en 1663[12],[13]. En 1657 il y eut dans la ville un pogrom qui coûta la vie à de nombreux juifs[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Dachstein

Les armes de Dachstein se blasonnent ainsi :
« D'azur à saint Martin évêque bénissant issant d'or. »[15].

L'évêque bénissant représente saint Martin et rappelle que Dachstein fut la résidence de plusieurs évêques de Strasbourg.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1968 Léon Kraenner    
1968 1977 Francis de Turckheim    
1977 1983 Hubert Gillmann    
1983 1995 Francis de Turckheim    
1995 2008 Hubert Gillmann    
2008 2020 Léon Mockers    
2020 En cours Jean-Claude André [16]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2018, la commune comptait 1 802 habitants[Note 3], en augmentation de 0,33 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
482349507553565625600606601
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
588598578580543591577554561
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
516554534517517535599569590
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6207889529369571 2711 4391 6501 810
2018 - - - - - - - -
1 802--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • population municipale en 2001 : 1 396
  • population municipale en 2003 : 1 430

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cette église fut probablement construite aux alentours de 1240. Le chœur est construit dans le style baroque, en retrait par rapport à la longue nef modifié au début du XVIIIe siècle. En 1907 l'église fut retouchée. C'est alors que la façade présente deux baies falquant le clocher qui arbore un bulbe baroque. La croix en fer forgé sur le clocher date de 1878 tandis que le linteau de la porte d'entrée date de 1721 et est orné des armoiries de l'évêque Guillaume de Honstein. La façade Sud quant à elle comporte une niche gotique abritant une pietà offerte en 1777 par François-Joseph Klein et Anne-Marie Lentz. Le chœur contient un maître-autel baroque à passages latéraux imposant, et richement décoré de rinceaux, d'ailerons et de têtes d'angelots. On peut y voir aussi une statue de saint Martin, patron de la paroisse et à ses côtés saint Materne et saint Wendelin. Dans la niche centrale au-dessus se trouve la Vierge entourée de sainte Anne et saint Joachim. Dans la nef se trouvent aussi deux autels latéraux du XVIIIe siècle et une chaire baroque.

La porte de la Bruche[modifier | modifier le code]

Cette porte est située à l'entrée Nord du vieux village. À l'origine, elle se trouvait au niveau des murailles et permettait l'accès au village. Aujourd'hui même si les murailles n'existent plus dans la majeure partie, cette porte ayant été restaurée marque toujours l'entrée de Dachstein. Dachstein a été probablement fortifié sous Jean de Dirpheim. La fortification du village a fait suite à la construction d'un château de plaine en 1214 qui est intégré à l'enceinte urbaine. Le principal témoin de l'existence de ces fortifications, est la porte de la Bruche qui possède des angles renforcés par des pierres à bossage. La fortification possédait une autre porte donnant vers Molsheim mais qui elle a été détruite ne laissant que le rez-de-chaussée de la partie du passage est. L'ensemble des fortifications qui protégeaient Dorlisheim ont été renforcées à la fin du XVIe siècle par un rempart avec bastionnement. Depuis lors, il ne reste rien de ces aménagements qui n'ont consisté qu'en des levées de terre.

Le château des Evêques[modifier | modifier le code]

Le château est la résidence privilégiée des évêques de Strasbourg du XIIIe siècle au XVe siècle. Au départ ce château était un château fort du Moyen Âge jusqu'à la construction d'un château de plaisance dans son enceinte. Au cours du temps, l'édifice subit un certain nombre de restauration et de réaménagement. Étant composée de deux ailes en équerre, la construction est sur deux niveaux. À l'est, l'on peut observer la façade principale décorée de deux oriels tandis qu'à l'ouest la façade est interrompue par une tourelle contenant des escaliers.

Le château Hervé ou Bourcart dit « La Magnanerie »[modifier | modifier le code]

Au cœur du village, ce manoir privé édifié en 1750 abrita une École Royale de la culture des vers à « Soye ». Depuis 1838, il est propriété de la famille Hervé. Dans les années 1990, ce cadre idyllique a servi au tournage de la saga cinéma Les Alsaciens ou les Deux Mathilde.

La gare[modifier | modifier le code]

Dachstein possède une gare desservie par le TER Alsace.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hans Zimberlin, dit Koenig Harmleder, aubergiste, chef de bandes contre les Juifs au milieu de XIVe siècle.
  • Lucien Pfleger, prêtre historien religieux, né le à Dachstein et décédé le à Marienthal.
  • Charles Pfeger (1883-1975), son frère, théologien, philosophe, essayiste et chanoine, également né à Dachstein.
  • Jean Keppi, homme politique alsacien, né en 1888 à Mulhouse et mort à Dachstein en 1967.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/bas-rhin-67
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Molsheim », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Wiederkehr, G., La Guerre de Dachstein (1419-1422), Strasbourg 1975.
  13. « Présentation de Dachstein » (consulté le ).
  14. Léon Berman Histoire des Juifs de France des origines à nos jours Librairie Lipschutz 1937
  15. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le ).
  16. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Munch et Grégory Oswald (dir.), Dachstein : regards d'un siècle, Carré blanc, Strasbourg, 2003, 160 p. (ISBN 2-84488-056-8)
  • Louis Schlaefli, « Données relatives au clergé de Dachstein avant 1648 », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Molsheim et environs, 2007, p. 17-29

Liens externes[modifier | modifier le code]