Beaufort (Jura)

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Beaufort
Image illustrative de l'article Beaufort (Jura)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Saint-Amour
Intercommunalité Communauté de communes Porte du Jura
Maire
Mandat
Jean Franchi
2014-2020
Code postal 39190
Code commune 39043
Démographie
Gentilé Beaufortain.e.s
Population
municipale
1 098 hab. (2014)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 27″ nord, 5° 26′ 22″ est
Altitude 230 m (min. : 191 m) (max. : 574 m)
Superficie 13,11 km2
Localisation

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Beaufort

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Beaufort

Beaufort est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Beaufortains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 15 km au sud de Lons-le-Saunier, sur la RD 1083 (ex RN 83), le village est bâti au pied du revers occidental des collines qui lient les montagnes du Jura à la plaine de la Bresse, sur un sol très accidenté ; il fait partie du Sud-Revermont jurassien.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Savigny-en-Revermont (Saône-et-Loire) Val-Sonnette Rose des vents
N
O    Beaufort    E
S
Flacey-en-Bresse (Saône-et-loire) Maynal
Cuisia
Rosay

Histoire[modifier | modifier le code]

Beaufort.

Beaufort apparaît dans les chartes sous le nom de Belloforti au XIIIe siècle. Son nom actuel est la francisation de son nom en francoprovençal, byo fòrt, deux adjectifs signifiant « beau et fort » et s’appliquant au château[1].

Il doit son origine à son château fort bâti au XIIe siècle par les religieux de Gigny pour la protection de leurs vastes domaines en ces lieux. Quelques cabanes occupées par des serfs ont donc formé le premier village. Installé au pied de la colline les habitants pouvaient se réfugier au château en cas de péril.[réf. nécessaire]

De 1471 à 1479, les armées du roi Louis XI mirent à sac le village. En 1595, Beaufort subit les sévices des troupes d’Henri IV (guerres de religion). Un peu plus tard dans le temps, en 1637, les troupes françaises, après avoir ruiné Maynal, se jetèrent sur Beaufort qui tomba. Mais le 14 avril 1639 Lacuzon accompagné de 300 soldats reprit Beaufort aux Français.[réf. nécessaire]

La Révolution fait sentir ses effets à Beaufort. On note l'épisode de 1793 : les paysans de Beaufort prennent et pillent le château ; il est ensuite démoli.[réf. nécessaire]

Le 11 août 1819 Beaufort remplace Cousance comme chef lieu de canton[2]. Quatre ans plus tard, la commune fusionne avec celle de Rambez[2]. Le 17 août 1850 fut marqué par le passage de Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République.[réf. nécessaire]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Beaufort.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De gueules au lion d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Goudot    
mars 2008 en cours Jean Franchi UDI Retraité Fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 098 habitants, en augmentation de 8,28 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
964 877 1 226 1 067 1 178 1 210 1 268 1 215 1 278
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 173 1 255 1 299 1 359 1 301 1 270 1 298 1 240 1 160
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 164 1 166 1 163 1 020 1 022 1 000 966 804 843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
841 781 779 896 936 965 1 011 1 022 1 098
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Beaufort bénéficie de l'appellation d'origine contrôlée « Côtes du Jura » pour les vins qui sont produits dans le vignoble couvrant les pentes du Revermont. Il est aussi situé dans la zone d'appellation « Comté ».

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château (XIIe s), propriété privée ;
  • Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte (XVe s) ;
  • Tilleul (XVIe s) ;
  • Calvaire (XVIIe s) ;
  • Demeures (XVIIIe s) ;
  • Site de la Madone.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Beaufort est la patrie de Jacques de Beaulieu, dit « frère Jacques », connu aussi sous le nom de Jacques Baulot célèbre lithotomiste, né à l'Etandonne (quartier de Beaufort) en 1651, mort à Besançon le 7 décembre 1714. Il est l'inventeur de la méthode de tailler appelée taille de Rau. On peut trouver une biographie complète issue du Dictionnaire des sciences médicales. Biographie médicale. Tome 2 à cette adresse : Biographie de Jacques Baulot.
  • Gustave Oudet (1816-1897), homme politique, maire de Besançon et sénateur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., p. 1479, notice 26855
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .