Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient

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Office de secours et de travaux
des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient
Image illustrative de l’article Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient
Organe de l'ONU
Type d'organisation Organe subsidiaire
Acronymes UNRWA
Commissaire général Philippe Lazzarini (Suisse)
depuis 2020[1]
sous-Chef
Statut actif
Membres plus de 27 000
Siège Amman, Drapeau de la Jordanie Jordanie
Gaza, Drapeau de la Palestine Autorité palestinienne
Budget 925 millions $ (2017)
Création 27 décembre 1949
Site web unrwa.org
Organisation parente Assemblée générale des Nations unies

L'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA - en anglais : United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East) est un programme de l'Organisation des Nations unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie, qui a débuté en décembre 1949.

Création[modifier | modifier le code]

L'Organisme - succédant à l’Agence des Nations Unies chargée des réfugiés de Palestine[2] - fut créé officiellement le 27 décembre 1949 à la suite de la première guerre israélo-arabe de 1948/1949 par la résolution 302 (IV) de l'Assemblée générale des Nations unies prise le [3]. Les pays communistes d'alors considéraient cette agence comme « un instrument de l’impérialisme américain », et ont été les seuls à ne pas voter en faveur de cette résolution de l'ONU[4].

Du fait de l'existence de cet organisme particulier, les réfugiés palestiniens sont les seuls réfugiés au monde à ne pas dépendre du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), créé en décembre 1950, soit un an après l'UNRWA.

Activité[modifier | modifier le code]

But[modifier | modifier le code]

Un des accès de l'UNRWA à Jérusalem, 2007.

Le but de l'UNRWA est de répondre aux besoins essentiels des réfugiés palestiniens en matière de santé, d'éducation, d'aide humanitaire et de services sociaux.

Rayon d'action[modifier | modifier le code]

Champs d'opération de l'UNRWA en 2017
Carte et noms des différents camps de réfugiés palestiniens, 1988.

Cette agence de l'O.N.U. dispense ses services dans 59 camps situés dans les zones de Cisjordanie et de Jérusalem-Est, de la bande de Gaza, en Jordanie, au Liban et en Syrie, se répartissant ainsi en 2017[5] :

Pays Camps
officiels
Réfugiés
enregistrés
Drapeau de la Jordanie Jordanie 10 2 286 643
Drapeau de la Palestine Bande de Gaza 8 1 435 616
Drapeau de la Palestine Cisjordanie 19 997 173
Drapeau de la Syrie Syrie 9 618 128
Drapeau du Liban Liban 12 532 173
Total 58 5 869 733

L'Organisme est de loin la plus grande agence des Nations unies, avec un personnel de près de 27 000 personnes, dont 99 % sont des descendants des réfugiés palestiniens de la guerre de 1948 ou de celle de 1967, recrutés localement et œuvrant comme enseignants, médecins, pharmaciens, infirmiers, aides-soignants, travailleurs sociaux et personnels administratifs et techniques de soutien.

Cette agence est aussi la seule de l'ONU qui soit consacrée à un groupe spécifique de réfugiés.

Bénéficiaires[modifier | modifier le code]

Selon la définition de cette agence, un « réfugié de Palestine » est une personne dont le lieu de résidence habituelle était la Palestine entre juin 1946 et mai 1948 et qui a perdu à la fois son domicile et ses moyens de subsistance en raison de la guerre israélo-arabe de 1948/1949. S'y ajoutent dans une moindre proportion, ceux qui ont fui ou ont été expulsés en juin 1967, pendant et après la guerre des Six jours[6].

Cette définition de réfugié couvre également les descendants des Palestiniens qui sont devenus des réfugiés en 1948 et en 1967, contrairement à la notion de réfugié adoptée par le HCR qui considère que le statut de réfugié ne peut s'appliquer aux descendants ; ainsi, les réfugiés palestiniens sont les seuls à bénéficier de cette notion extensive.

En conséquence, le nombre de réfugiés palestiniens enregistrés est passé de plus de 700 000 environ en 1950 à plus de 4,8 millions en 2005 et continue à augmenter du fait de l’accroissement naturel de la population[7],[8] ; en 2017, il s'élevait à 5 869 733 (près de 6 millions) d'individus[6]. En 2023, il est supérieur à 6 millions.

En 2014, 75 % des habitants de Gaza, soit 1,2 million d’individus, jouissent du statut de réfugiés palestiniens[9].

Organisation[modifier | modifier le code]

Cette agence est un organe subsidiaire de l’Assemblée générale des Nations unies. Le mandat de cet organisme, qui devait être temporaire, a été constamment renouvelé par l'Assemblée générale des Nations unies et prolongé en 2023 jusqu'à 2026[10],[9]. Son siège est divisé entre la bande de Gaza et Amman (Jordanie). L'organisme possède des quartiers généraux internationaux à Tel-Aviv et en Europe[9].

Elle emploie, en 2007, 113 personnels internationaux et 27 500 personnels locaux dont 10 000 à Gaza[9].

Financement et soutien[modifier | modifier le code]

Les fonds annuels de cet organisme sont de l’ordre de plusieurs centaines de millions de dollars (USD), dont la majorité provient de pays donateurs avec les États-Unis en tête jusqu'en 2018. Une petite partie des fonds vient directement des Nations unies.

Pays donateurs[modifier | modifier le code]

Graffiti ("Nous n'avons pas besoin de votre aide") sur une affiche de l'USAid, l'aide américaine internationale, Ramallah Al-Bireh, 2007.

En 2003, les contributions et les promesses de dons atteignent presque 440 millions de dollars. Les principaux contributeurs sont les États-Unis (134 millions de USD), l’Union européenne (94 millions de USD), le Royaume-Uni et la Suède.

Inauguration d'une école primaire financée par le Royaume-Uni (UK-fund), en présence d'Alan Duncan (ministre d'État pour le développement international) à Gaza, 2013

En 2008, le budget est de 545 millions de dollars[11]. Les États membres de l'Union européenne versent collectivement 59 % du montant total du budget régulier de cette agence , les États-Unis 185 millions de dollars[12] et les États de la Ligue arabe 4 % du budget (dont les Émirats arabes unis 27 millions de dollars et l'Arabie saoudite 20 millions)[13].

Pour le budget 2013[14] et les prévisions 2014 et 2015[15], les sources de financements procèdent comme suit (en million de dollars)[16] :

Pays donateurs Contribution au
budget permanent

2013

Contribution aux
projets non-récurrents

2013

Total en

millions de dollars

2013

Prévisions au

budget permanent

2014

Prévisions au

budget permanent

2015

Drapeau des États-Unis États-Unis 130 164 294 130 130
Drapeau de l’Union européenne Union européenne 120 96 216 120 120
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 2 149 151 2 2
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 53 40 93 52 57
Drapeau de la Suède Suède 43 11 43 44 44
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 10 43 53 10,3 10,3
Drapeau de la Norvège Norvège 27 8 35 28 28
Drapeau du Japon Japon 19 10 29 12,2 12,2
Drapeau de la Suisse Suisse 19 10 29 16 16
Drapeau de l'Australie Australie 20 2 22 22 22
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 17 3 20 16,6 16,6
Drapeau du Danemark Danemark 18 1 19 15,7 15,7
Drapeau du Koweït Koweït 2 15 17 2 2
Drapeau de la France France 9,7 2,6 12,8 10,4 10,4
Drapeau de la Belgique Belgique (dont Flandre) 8 nc 10,2 8 8
Env 50 Autres pays 70 20 90 ... ...
Totaux 550 572 1 122 579 589

Réserves[modifier | modifier le code]

S'appuyant sur les chiffres des dossiers budgétaires de cette agence onusienne[14],[15], l’ex-députée israélienne, Einat Wilf, constate en 2014 que « l’Agence reçoit plus d’un milliard de dollars de dons par an des États-Unis et d’Europe. À eux seuls, les États-Unis ont versé l’an dernier 250 millions de dollars et un total de 5 milliards de dollars au cours des cinq dernières années »[9].

Suspension du financement[modifier | modifier le code]

Le 31 août 2018, les États-Unis qui avaient précédemment réduit leur aide de 360 à 60 millions de dollars en début d'année et dénoncé « les coûts disproportionnés » de cette agence, en demandant à ce « que d'autres pays, dont certains qui sont très riches, donnent leur part », et considérant que ses fonds devraient être utilisés pour « prendre des mesures essentielles dans l'éducation et la santé »[17],[18], annoncent qu'ils suspendent leur financement[19],[20] jusqu'à ce que soient examinés le comportement et le fonctionnement de cette agence onusienne qui doit se réformer, et que les Palestiniens reviennent à la table des négociations de paix[19],[18]. Dès cette annonce, l'ONU demande la participation d'autres pays pour aider son agence en faveur des Palestiniens[21].

En avril 2021, sous la présidence de Joe Biden, les États-Unis reprennent leur financement de l'agence[22], mais à hauteur de seulement 150 millions de dollars, soit moins de la moitié de la somme qu'ils allouaient précédemment[23]. Selon l'Agence télégraphique juive, cette agence s’est engagée en faveur d’une « tolérance zéro » face à l’antisémitisme[24].

Suspension du financement durant la guerre Israël-Hamas[modifier | modifier le code]

Le 26 janvier 2024, les États-Unis annoncent qu'ils vont « suspendre temporairement » tout futur financement à l'UNRWA après des allégations selon lesquelles des employés pourraient avoir été impliqués dans l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre[25]. Peu auparavant, l'agence avait annoncé s'être séparée de « plusieurs » de ses employés, accusés par les autorités israéliennes d'être impliqués dans l'attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre contre Israël. Le chef de l'agence, Philippe Lazzarini, a précisé qu'après avoir reçu des autorités israéliennes des informations sur l'implication supposée de plusieurs des employés de l'agence dans les attaques, il avait « décidé de résilier immédiatement les contrats de ces membres du personnel et d'ouvrir une enquête afin que la vérité soit établie sans délai »[26]. Dès le lendemain, il est annoncé que le Canada, l'Australie, l'Italie, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Finlande et le Japon suspendent aussi leur financement de l'UNRWA[27],[28]. Le 28, la France annonce n’avoir pas prévu de nouveau versement au premier semestre 2024[28].

Donateurs non gouvernementaux[modifier | modifier le code]

Bank of Palestine, Ramallah.

Selon l'agence, ses principaux donateurs non gouvernementaux sont :

Fondation Real Madrid

Bank of Palestine

Islamic Relief Canada

Islamic Relief États-Unis

World Diabetes Foundation

Mercy-USA

Fondation Al-Khair

TOMS

(en) Muslim Aid

VisitPalestin.ps

UNIQLO

L'Agence bénéficie également du soutien apporté par :

Jeunes palestiniens de l'école Al Shioukh, lors des célébrations (danses dabkeh) pour les installations WASH de l'UNICEF, financées par AusAid (Australie), à Hébron, 2011.
  • le Fonds d'affectation spéciale des Nations unies ;
  • le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) ;
  • le Fonds des Nations Unies d'aide au développement (UNDAF) ;
  • le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) ;
  • le Fonds des Nations unies pour la sécurité humaine (UNHSTF) ;
  • le Fonds fiduciaire multi-partenaire (MPTF),
  • le Programme alimentaire mondial (PAM) ;
  • l'Agence australienne pour le développement international (AusAid) ;
  • le Fonds central d'intervention d'urgence (CERF).

Cette agence travaille aussi en partenariat et/ou est soutenu également par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Coordonnateur spécial de l'ONU pour la Palestine et le processus de paix au Moyen-Orient (UNSCO), le Programme de développement des Nations unies (PNUD), le haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), le service de l'action antimines des Nations unies (UNMAS), l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Département des Nations unies de la sûreté et de la sécurité (UNDSS), les Volontaires des Nations unies (VNU), la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale (CESAO), le Groupe d'évaluation des Nations unies (UNEG) et la Banque mondiale.

Initiative locale d'aide aux Palestiniens, Lausanne (Suisse).

Comités de soutien[modifier | modifier le code]

Selon le site de l'Agence, cet organisme chapeaute plusieurs comités de soutien répartis en Espagne, en Italie ou aux États-Unis afin de toucher un plus grand public dans ces pays et de susciter la collaboration de personnes, de groupes de media, de fondations ou de sociétés et de sensibiliser l'opinion publique pour obtenir le soutien et la mobilisation de plus grandes ressources pour les réfugiés palestiniens.

Opérations et programmes[modifier | modifier le code]

Dispensaire UNRWA à Naplouse.

Éducation[modifier | modifier le code]

Plus de 70 % du personnel travaille dans le domaine éducatif. Les programmes éducatifs de l'UNRWA se donnent pour objectif d'enseigner des valeurs de paix et de tolérance

Programme sociaux[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Microentreprise et micro-crédit[modifier | modifier le code]

Opérations d'urgences[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Objecteurs[modifier | modifier le code]

Cette agence est la cible de critiques et d'attaques régulières d'Israël et de ses partisans, comme des élus américains républicains (Ileana Ros-Lehtinen de Floride, ancienne élue à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, John A. Boehner de l'Ohio, ancien président du groupe républicain de la Chambre, Eric Cantor, ancien représentant de Virginie et "whip" républicain de la Chambre des représentants, Mike Pence de l'Indiana, ancien vice-président des États-Unis, Thaddeus McCotter du Michigan, le président du comité politique républicain de la Chambre des représentants...), le conseiller national Erich von Siebenthal (UDC) ou l'ONG pro-israélienne comme UNWatch[29].

Définition différenciée de « réfugié »[modifier | modifier le code]

Convention de 1951 et 1967 relative au statut de réfugiés de l'UNHCR[30], sauf celui des Palestiniens. (cliquer pour lire l'intégralité de la convention)

La définition adoptée par la Convention de l'Organisation des Nations unies de 1948 pour le HCR (voir ci-contre)[30] concerne toute personne qui :

« […] craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle… ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. »

— Don Peretz[31].

Mais cette agence onusienne définit différemment le réfugié palestinien :

« Un réfugié palestinien est une personne dont le lieu de résidence normal était la Palestine, pendant au moins deux ans avant le conflit de 1948 et qui, en conséquence de ce conflit, a perdu à la fois son foyer et ses moyens d’existence et a trouvé refuge dans l’un des pays où l’UNRWA apporte de l’assistance. Les réfugiés répondant à cette définition et leurs descendants directs ont droit à une aide de l’Agence s’ils sont enregistrés auprès de l’UNRWA, vivent dans la zone d’activités de l’UNRWA, et sont dans le besoin. »

— Don Peretz[31]

Les gouvernements israéliens successifs, et notamment celui de Benyamin Netanyahou, contestent la légitimité de l'agence , bien qu'Israël ait accepté la résolution 191 de l'Assemblée générale des Nations unies de décembre 1948 sur les réfugiés palestiniens. En effet, les Palestiniens sont les seuls qui ont une agence onusienne spécifique pour s'occuper de leurs réfugiés. Le fait de faire une distinction entre réfugiés palestiniens (qui relèvent de cet organisme spécifique) et réfugiés non palestiniens (qui relèvent du HCR) est considérée comme illégitime (alors que cette agence a été créée en décembre 1949, avant le HCR et qu'elle n' a pas fusionné avec le HCR).

Les personnes ayant obtenu la citoyenneté jordanienne ou bénéficiant de la protection de leur lieu d'accueil restent considérées comme « réfugiées » aux yeux de cette agence, ce qui est dans le principe contraire à la définition de réfugié[8].

Cette définition donnée pour être considéré comme réfugié par cet organisme est aussi mal vue car elle est beaucoup plus large que celle du HCR et comprend outre des citoyens déjà jordaniens, les descendants des réfugiés palestiniens, bénéficiaires héréditaires de l'aide de l'ONU - ce qui n'est le cas pour aucun autre réfugié du reste du monde. Il existe donc des critiques concernant ce double standard[32],[33].

Pour le journaliste et ancien humanitaire français René Backmann, « aux yeux des dirigeants israéliens et de leurs amis américains, l’agence incarne la permanence du problème des réfugiés palestiniens et de leur droit au retour. Droit que les Palestiniens jugent inaliénable et imprescriptible. Et que les Israéliens tiennent pour inacceptable. Parce qu’il implique l'anéantissement de l'état Israël en tant qu'état juif. Au nombre de 538 000 (sources israéliennes), de 720 000 (estimations de l'ONU) et de 850 000 (sources arabes palestiniennes) en 1949, les réfugiés palestiniens s'élèvent à 3,8 millions environ en 2001 et à près de 6 millions de personnes en 2018, puisque sont aussi comptabilisés leurs descendants[8],[34]. »

Centre de santé à Jénine

En parallèle, il existe de sérieuses suspicions de manipulation de la part de cette agence de déclarations de naissance ou de décès afin d'augmenter artificiellement les chiffres qui ne correspondent pas aux prévisions démographiques[4],[8],[33]. Déjà en 1959, le Dr Elfan Rees, conseiller sur les réfugiés au Conseil œcuménique des Églises, soutenait qu'en raison de la « tromperie » et de la pression arabe, « l'Office de secours et de travaux des Nations Unies alimente des morts et des non-réfugiés »[35].

Ainsi, la porte-parole du département d’État américain, Heather Nauert, et l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Nikki Haley, déplorent-elles en 2018 la comptabilité erronée du nombre de réfugiés palestiniens décomptés par cette agence et une « expansion sans fin et exponentielle » de ses bénéficiaires qui n'est « pas viable ». En conséquence, il est réclamé de définir un « nombre juste » de ces derniers qui devraient être limités aux Palestiniens de 1949[19]. Husam Zomlot, représentant à Washington de l'Autorité palestinienne, considère qu'il « ne revient pas à l’administration américaine de définir le statut des réfugiés palestiniens »[19].

Disproportion du personnel[modifier | modifier le code]

Les observateurs, notamment israéliens ou américains, dénoncent le sureffectif du personnel de cette agence et la disproportion des moyens humains dont il bénéficie par rapport à ceux du HCR,, :

cette agence emploie près de 28 000 personnes pour s'occuper de 5 millions de réfugiés palestiniens, soit un employé pour 178 réfugiés palestiniens ; le HCR emploie 6 400 personnes pour s'occuper d'environ 60 millions de réfugiés du reste du monde, soit un employé pour 9 375 réfugiés.

Doutes sur l'utilisation des fonds reçus[modifier | modifier le code]

Dans la revue Politiques américaines, le chercheur auprès de l’Institut français du Proche-Orient, dont les domaines de réflexion touchent les publics du développement particulièrement palestiniens, Jalal al'Husseini[36], rappelle que « de nombreuses voix se sont élevées au Congrès des États-Unis pour dénoncer l’instrumentalisation de son assistance humanitaire » auprès de cet organisme, qui s'élevait pourtant à près de 200 millions de dollars en 2008[4] et près de 300 millions en 2013. Depuis presque sa création, les demandes de l'Office en moyens[37] et en personnels ne semblent pas correspondre aux estimations des statisticiens[4].

Aussi, cette agence verse leur salaire à près de 28 000 employés quand le HCR ne le donne qu'à 6 400 personnes, outre le fait que ces responsables bénéficient de privilèges de voyage et d'autres droits réservés aux travailleurs des Nations unies[4],[33].

Plus encore, cette agence prétend avoir besoin de 13,5 millions de dollars en liquide pour régler les salaires de ses employés de Gaza et refuse les shekel, les virements bancaires sécurisés ou les cartes de paiement à traçabilité. Cette organisation étant la seule autorisée à faire entrer des dollars dans la bande de Gaza est donc suspectée d'utiliser cet argent liquide pour cautionner et financer l’industrie de contrebande et le terrorisme par le biais de l'organisation islamique du Hamas[9]. À ces suspicions de fraude, s'ajoutent celles sur les fausses cartes, le nombre déclaré de réfugiés ou de décès, toutes ayant une incidence conséquente sur le montant des aides allouées[4].

En outre, Jalal Al'Husseini remarque que « l’amélioration ponctuelle des conditions de vie que permet l’acheminement de tonnes de produits de première nécessité (rations, médicaments, tentes, etc.) ne règle en rien le problème des réfugiés. Sur le plan humain, l’assistance tient en effet dans « l’oisiveté complète une foule qui par ailleurs est obligée de vivre dans des conditions anormales »[4],[38].

Ainsi, malgré les fonds dont il dispose, cet organisme est accusé de perpétuer la souffrance et la pauvreté[9] des Palestiniens, sans jamais régler leurs problèmes matériels[4],[13] ou leur manque d'infrastructures scolaires, médicales et urbaines[18]. De son côté, cette agence reproche à Israël de bloquer les aides humanitaires pour les civils palestiniens, ce que dément le directeur de la Croix-Rouge française.

Incitation au terrorisme[modifier | modifier le code]

Carte de l'UNRWA d'un Palestinien de Gaza, arrêté pour terrorisme par l'armée israélienne en 2007.

Les détracteurs de cette agence considèrent que cette organisation est une menace à la paix, principalement en raison de ses incitations à la haine et au terrorisme[39] et pour ses liens étroits avec le mouvement islamiste palestinien Hamas dont elle aide au financement et à la propagande[9],[4],[40]. Cela se joue souvent à travers toutes les actions éducatives et culturelles de cet organisme auprès des réfugiés palestiniens dont il a la charge : programmes pédagogiques, éducatifs, télévisuels, radiophoniques, camps de vacances para-militaires, manifestations artistiques, etc[9],[41],[42],[43].

Ainsi, l'ONG UN Watch dont la mission première est d’assurer que l’ONU respecte sa propre Charte et que les droits de l’homme soient accessibles à tous, dénonce-t-elle précisément l'incitation à la haine, à l'antisémitisme et au terrorisme[42] contre Israël ou les Juifs par de nombreux employés et particulièrement des enseignants palestiniens recrutés par cette agence financée par l'ONU, qui néanmoins leur délivre parallèlement un certificat d'éthique[44],[45].

Relations avec le Hamas[modifier | modifier le code]

Logo sur une porte du bâtiment de l'UNRWA, rue HaOfel à Jérusalem.

Cette agence onusienne est accusé d'être, dans les faits, contrôlé par le Hamas selon le « Jerusalem Post », journal israélien[9] ou d'être aux ordres du Hamas, selon un chroniqueur koweitien[40]. Pour sa part, le Hamas « critique l'implication de l'ONU sur son territoire et s'insurge contre les programmes sur les droits de l'homme dans les écoles de l'UNRWA »[46].

Partant, certains reprochent à cette agence d'être profondément hostile et agressif envers Israël[47] et d'être lié au terrorisme palestinien[48],[49]. Ainsi, le CRIF accuse l'agence d'« employer des terroristes »[41]. Dans la bande de Gaza, de nombreux employés de cette agence appartiennent au Hamas[50] ; des écoles sont utilisées pour les réunions du Hamas ; l’ancien commissaire-général de l’organisation, Peter Hansen, a d'ailleurs reconnu qu'elle employait des membres du Hamas[51]. Depuis 2006, le Hamas détient, en effet, la majorité absolue au sein de l’union des travailleurs de l’agence, soit 10 000 personnes[52],[48],[53],[54],[55].

Plus concrètement, plusieurs reprises des caches d'armes ont été trouvées dans les locaux de l'agence comme des cliniques et des écoles[9]. Ce fut le cas durant l'opération Bordure Protectrice[56],[57] menée par Israël en 2014, ce que l'agence a reconnu[58],[59],[60]. Israël a accusé l'agence d'avoir une fois restitué rapidement des roquettes Qassam au Hamas[61] - informations démenties par le porte-parole de l’agence[62], Chris Gunness, dans un entretien accordé à la télévision Channel 2 (Aroutz2), a cependant reconnu que des caches d'armes se trouvaient bien dans certains locaux de l'agence.

Programmes scolaires[modifier | modifier le code]

Danse par des écoliers en remerciement pour l'ouverture d'une école Students à Gaza financée par UKaid (Grande-Bretagne), 2013

Différents observateurs extérieurs ont régulièrement pointé du doigt les programmes enseignés dans les écoles de l’agence[63] : refus d'enseigner la Shoah[64], antisémitisme, incitation à la haine contre les juifs, incitation à la violence, islamisme, l'aspiration au martyre, apologie du terrorisme[4],[19],[65],[66],[39],[67],[68],[45]... Selon le député suisse Erich von Siebenthal, « 500 000 enfants sont actuellement scolarisés dans les écoles de l'agence », réparties dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie, dont il faudrait vérifier les supports pédagogiques[68]. Cependant, il précise que de nombreux manuels scolaires de cette agence dépendent des pays hôtes dans lesquels les enfants des réfugiés se trouvent et que leur contenu n'est pas du ressort palestinien[68].

Parallèlement, les employés palestiniens en Jordanie critiquent l'agence pour les modifications qu'elle a dû opérer en 2018 sur les programmes d'histoire dans les écoles où il a été demandé d'enseigner notamment la Shoah, sous la pression internationale et l'accusent d'être en définitive « pro-israélienne »[69].

Refus d'intégration et droit au retour[modifier | modifier le code]

Camp de réfugiés palestiniens de Jaramana (Syrie), lors de la Nakba, 1948.
Le même camp de réfugiés palestiniens à Jaramana (Syrie) en 2009.

Cette agence est accusée de perpétuer le statut de réfugiés des Palestiniens et de déployer plutôt ses efforts pour que ces derniers ne soient jamais intégrés dans les pays arabes d'accueil ou les territoires dans lesquels ils vivent[9], suivant en cela une résolution d'après 1948 de la Ligue arabe visant expressément à ne pas leur accorder la nationalité de leurs pays de résidence[70],[2].

L'agence alimente lui-même le problème des réfugiés afin que ces derniers gardent éternellement ce statut jusqu'à obtenir gain de cause[9],[17],[71],[29], alors qu'il est notoire qu'Israël refuse d'accueillir les réfugiés palestiniens de 1948 et qui plus est, leurs descendants, aux motifs selon lesquels le pays a déjà accueilli et intégré de nombreux migrants (1948-2008) dont les rescapés de la Shoah, arrivés sans aucun bien après la guerre, ainsi que près de 750 000 réfugiés juifs issus des pays musulmans, fuyant les conséquences de la guerre israélo-arabe de 1948[72], puis encore près d'un million de Juifs russes après la chute du rideau de fer en 1990[73] et qu'il continue d'intégrer chaque année entre 30 000 et 70 000 juifs de la diaspora[8], au titre de l' "alyah "( ou " montée").

La résolution 194[74] des Nations unies adoptée en 1948 traite de ce sujet :

« 194. (III) Palestine -- Rapport intérimaire du Médiateur des Nations Unies

L'Assemblée Générale.
Ayant examiné de nouveau la situation en Palestine,
[...]
11. Décide qu'il y'a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les Gouvernements ou autorités responsables ;
Donne pour instructions à la Commission de conciliation de faciliter le rapatriement, la réinstallation, et le relèvement économique et social des réfugiés, ainsi que le payement des indemnités, et de se tenir en liaison étroite avec le Directeur de l'Aide des Nations Unies aux réfugiés de Palestine, et, par l'intermédiaire de celui-ci, avec les organes et institutions appropriées de l'Organisation des Nations Unies ; »

C'est aussi le cas de la Résolution 3236 de l’Assemblée générale des Nations unies adoptée le qui réaffirme le « droit inaliénable des Palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs biens, d’où ils ont été déplacés et déracinés, et demande leur retour »[75].

Les 750 000 Juifs fuyant des terres d'islam et réfugiés en Israël et dans d'autres pays du monde pendant ou après la période troublée de 1947 à 1949 n'ont d'abord pas réclamé le statut de réfugiés auprès de l'ONU et se sont ensuite intégrés dans tous leurs pays d'accueil, alors que dans le même temps, les réfugiés palestiniens se sont vu refuser cette intégration dans tous les pays arabes où ils se sont installés, sauf le cas particulier de la Jordanie[8], pays qui leur a donné le droit à la nationalité et au travail dans ce pays. De plus, seuls les réfugiés palestiniens de 1948-49 (et leurs descendants) issus du territoire israélien de 1949 jouissent du soutien de cette agence, tandis que les 300.000 Palestiniens expulsés du Koweït en 1991, les 200.000 autres ayant fui la Syrie et 50.000 Palestiniens échappés d'Irak, n'ont ni été intégrés au programme de cette agence onusienne et ni ont déclenché de résolutions de l'ONU ou d'intérêt international sur leur sort[33].

Les critiques rappellent que les conventions de Genève de 1949 ne traitent pas de droit au retour et que lors des accords d'armistice conclus entre Israël et l’Égypte, entre la Syrie et Israël ou entre Israël et la Jordanie, aucun n’a octroyé aux réfugiés un droit au retour en Israël. De plus, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 concernant la liberté de circulation et de droit au retour[76] affirme que « nul ne peut être arbitrairement privé du droit d’entrer dans son propre pays » , mais que ce traité « s’applique à des individus qui revendiquent un droit individuel » et non pas aux « personnes ayant été déplacées en conséquence d’une guerre ou de transferts politiques »[77],[8].

Ce refus d'intégration n'est pas récent : Ralph Garroway, ancien Directeur de l'agence, le déclarait déjà en août 1958[29] :

« Les États arabes ne veulent pas résoudre le problème des réfugiés. Ils veulent le conserver comme une plaie ouverte, comme un affront à l'Organisation des Nations Unies et comme une arme contre Israël. Les dirigeants arabes se désintéressent complètement de savoir si les réfugiés vivent ou meurent ».

Aussi, lors des négociations de paix en 1978 et en 1986, l'agence a abandonné les offres israéliennes de co-financement pour la réinstallation et la reconversion de réfugiés palestiniens dans la bande de Gaza et dans les territoires occupés. Alors que depuis la fin de Seconde Guerre mondiale, environ 100 millions de réfugiés d'Europe, d'Asie et d'Afrique ont été intégrés dans leurs pays d'accueil, les Palestiniens gérés par cette agence demeurent réfugiés 70 ans plus tard[33].

Ainsi, James G. Lindsay, ancien conseiller juridique de cette agence et chercheur associé de l'Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient, a publié en 2009 un rapport pour WINEP (Washington Institute for Near East Policy) dans lequel il critique lui-même l'agence et ses méthodes. L'une de ses critiques adressés à cette organisme est le refus de cette organisation d'intégrer les réfugiés là où ils vivent et de les pousser à vouloir pratiquer le « droit de retour »[9],[4] qui signifierait la fin d'Israël (« acte suicidaire », selon les Israéliens)[78] en raison des actions possibles de terroristes arabes, de l'exigence d'autodétermination et de la démographie arabe[79],[78],[80].

Ainsi, depuis des décennies, selon qu'ils habitent, par exemple, la Syrie ou le Liban, on apprend dès leur plus jeune âge aux petits Palestiniens qu'ils viennent tous de telles villes d'Israël - toujours les mêmes, et que leur seul horizon est d'y retourner[9],[79], en s'appuyant sur la politique qui leur est enseignée du « droit inaliénable au retour »[4],[81], en attendant un hypothétique règlement du conflit israélo-palestinien.

Au sujet de cette agence, Jared Kushner, conseiller et gendre de D. Trump, dénonce « une agence qui perpétue le statu quo, qui est corrompue, inefficace et qui n’aide pas à la paix »[19].

Affaire Pierre Krähenbühl[modifier | modifier le code]

Pierre Krähenbühl, citoyen suisse né en 1966, directeur des opérations du CICR de 2002 à 2013, est nommé en 2013 à la tête de l'agence par le secrétaire général de l'ONU[82], tout comme son adjointe, l'Américaine Margot Ellis. Il prend ses fonctions en 2014. En août 2019, il est accusé de mauvaise gestion, de relations inadéquates, de « népotisme, représailles et discriminations ». La Suisse et les Pays-Bas suspendent leur contribution additionnelle dans l’attente d’éclaircissements[83]. Sous la pression, il démissionne en novembre 2019[84],[85],[86] et est remplacé par intérim par Christian Saunders[87]. En décembre 2020, le rapport de 129 pages de l'enquête interne lave Pierre Krähenbühl de toutes les accusations importantes[88]. Ce rapport n'est pas publié par l'ONU ni par le gouvernement suisse mais est révélé par la Radio télévision suisse. Selon l'équipe de l'émission télévisée suisse Temps présent, qui a pu se procurer le rapport, celui-ci ne contient « que peu de choses concrètes à reprocher à Pierre Krähenbühl »[89]. En 2021, ce dernier est nommé envoyé spécial du président du CICR en Chine[90].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  83. « Qui dirige l'UNRWA, en pleine tourmente ? », sur RFI,
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]