Économie mondiale

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Évolution du PIB de l'an 1 à l'année 2003, basé sur les données d'Angus Maddison
Évolution et prévision du PIB des principales puissances mondiales de 2003 à 2023

Par économie mondiale s'entend l'économie du monde pris dans son entier, le « marché de tout l'univers » comme disait déjà Sismondi [1]. Dans une optique plus terrestre, l'économie mondiale peut être divisée en huit importantes catégories de marchés:

Perspective historique[modifier | modifier le code]

Les contacts entre les deux extrémités de l'Eurasie remontent à des millénaires. Ceux-ci s'intensifient et contribuent à créer dès cette époque de véritables routes commerciales: Ainsi la route de la soie et la recherches d'épices produites en Asie par l'Europe sont l'une des causes à l'origine du mouvement de globalisation de l'économie au Moyen Âge.

La civilisation occidentale (note 16) bascule à la fin du Xe siècle avec l’empereur du Saint-Empire romain germanique Otton Ier le Grand et les doges de la République libérale et marchande de Venise qui écrivent l’Histoire du deuxième millénaire. Le 7 août 936 sacre Otton Ier, roi de Francie Orientale et roi de Germanie. La vision de Otton Ier est de reconstituer l’Empire de Charlemagne divisé par le Traité de Verdun de 843. Il a vingt-quatre ans. Il est jeune. Il est beau. Il est très intelligent. Il est acclamé par le peuple. Il est sacré dans la chapelle palatine de la cathédrale d’Aix-la-Chapelle par l'archevêque de Mayence Hildebert. Il reçoit les insignes de son pouvoir : l’épée, le manteau, le bracelet, le sceptre et le bâton de commandement. Dans le banquet qui suit, il explique la façon dont il entend exercer son pouvoir et imprimer sa marque dans l’histoire du deuxième millénaire. Son allocution peut se résumer ainsi : « Je veux restaurer l’empire de Charlemagne et la dignité impériale, renovatio imperii, en légitimant le pouvoir temporel de l’Empereur sur le pouvoir spirituel de l’Eglise. J’assurerai la protection de l’Eglise mais en contrepartie je mettrai le savoir des ecclésiastiques au service du rayonnement de l’Empire. La société, l’économie et le bien-être social seront au premier rang de nos préoccupations. Je créerai toutes les conditions d’un élan économique exemplaire et durable fondé sur la liberté de chacun d’entreprendre à la hauteur de ses ambitions. Je veux que les trois siècles qui vont suivre soient des périodes de prospérité historiques. Je veux écrire l’histoire de l’avenir de l’Occident pour mille ans en donnant une impulsion déterminante à l’économie marchande avec la création de villes libres, la liberté d’entreprendre sans distinction de classe, la liberté de travailler sans en être empêché, la liberté de s’instruire pour administrer les biens, la liberté de penser en se démarquant des canons de l’Eglise catholique romaine… ». Otton Ier réalise la fusion de la Francie médiane et de la Francie orientale (la Germanie) à partir de 936 en créant ainsi ce qui s’appellera le Saint-Empire romain germanique qui dure près de mille ans jusqu’à l’unité des allemands réalisée par Otto von Bismarck en 1870. Il donne l’impulsion à l’économie marchande avec la création des villes libres (dont certaines comme Hambourg continuent à fonctionner sur ce modèle aujourd’hui), la liberté d’entreprendre, la liberté de travailler, la création de monnaie pour faciliter la commercialisation des surplus agricoles, l’administration des biens par les ecclésiastiques qui sont quasiment les seuls à savoir lire et écrire le latin. En créant le Saint-Empire romain germanique, Otton Ier relie l’Europe du Nord à l’Europe du Sud au moyen des grandes commerciales qui s’installent dès le XXe siècle lorsque Bruges profite d’une déshérence d’empereur du Saint-Empire romain germanique et devient une véritable plaque tournante du commerce en Europe. Le Saint-Empire réunit l’Europe du Nord avec l’Europe du Sud et l’Orient et facilite ainsi l’installation de deux grandes routes commerciales : une route commerciale draine les échanges entre Londres, Bruges, les villes impériales de Germanie, Venise, les villes d’Italie du Nord, Constantinople, la Chine et l’Inde via la Route de la soie. Une autre route commerciale draine les échanges entre Londres, Bruges, et se développe le long de la Mer Baltique en passant par les villes libres de Hambourg et de Lübeck, et en direction des principautés russes de Riga, de Novgorod. Ainsi, l’économie marchande se développe de cœur marchand en cœur marchand : en 1070 à Bergen en Norvège, avec la création de la première hanse des marchands, autrement dit un « groupement d’intérêt économique » de marchands ; entre 1128 et 1477 à Bruges, les citoyens, sans distinction de classe, s’octroient le statut de "ville libre" du Saint-Empire, la liberté d’entreprendre et la liberté de travailler et s’organisent en plaque tournante du commerce en Europe ; entre 1241 et 1669, La Ligue hanséatique germanique organise un réseau de distribution ultraperformant dans 300 villes de l’Europe du Nord ; entre 1001 et 1793, la République libérale et marchande de Venise développe le modèle économique idéal fondé sur l’offre des produits en provenance de la Route de la soie ; à partir du XVe siècle, Anvers incarne l’opportunisme économique ; au XVIe siècle, Gênes invente le métier de banquier ; au XVe siècle, la recherche de voies commerciales contournant les zones contrôlées par l'Islam conduit les Européens à "découvrir" fortuitement les Amériques ; aux XVIIème et XVIIIème siècles, Amsterdam développe la force du transport maritime au long cours qui marginalise la Ligue hanséatique qui décide sa dissolution ; à la fin du XVIIIe siècle, Londres dispose de la force de la vapeur qui amorce la révolution industrielle ; au XIXe siècle, Boston est le centre de développement des machines ; depuis les années 1980, Los Angeles et la Silicon Valley, sont le cœur de l’informatique mondiale… L’avenir s’est installé durablement en Chine avec « la nouvelle usine du monde » le long des deux rives du fleuve Yang Tsé entre Chongqing (40 millions d’habitants) et Shangaï qui est devenu le premier port du monde. L’avenir s’est installé durablement au Brésil avec « la nouvelle ferme du monde » et ses exportations de café, de sojas… et de quelques 10 millions de poulets expédiés chaque jour à partir du port de Sao Paulo L’avenir s’est installé durablement en Inde, notamment à Bangalore qui est le « nouveau cerveau du monde » avec son million de chercheurs, d’ingénieurs de haut niveau sur site…

La nature des objets échangés se modifie avec la révolution industrielle qui débute au Royaume-Uni au début du XIXe siècle. En 1825, pour la première fois dans l'Histoire, la valeur ajoutée industrielle de ce pays dépasse celle de son agriculture. Mutation qui se produit ensuite en Prusse (1865), aux États-Unis (1869), en France (1875).

Sur la période 1870-2005, les gains annuels de productivité dans les pays industrialisés varient autour d’une moyenne de 2,5 % par an (2,6 % pour la France, 2,1 % pour les États-Unis). Les conséquences sont considérables :

- croissance du PIB ( multiplication d’un facteur d’environ 32 par heure travaillée en France et 16,5 aux États-Unis)
- réduction de 50 % environ de la durée moyenne du travail
- élévation du niveau de vie global ( multiplication par 16 en France ).

Sur la période 1980 à 2006, le PIB mondial est multiplié par 3. En Asie, par 4 (Inde et République populaire de Chine par 3), en Europe par 2.

De 1991 à 2001, les exportations mondiales de produits manufacturés augmentent en moyenne de 6,3 % par an en volume tandis que le PIB mondial progresse de 2,3 % l'an [2].

Jusqu'en 2006, les États-Unis sont la première puissance économique au monde avec 21 % du PIB/parité de pouvoir d'achat mondial (chiffre stable sur la même période) [3].
Depuis 2007, l'Union européenne - considérée comme entité unique- est la première économie mondiale avec un PIB en parité de pouvoir d'achat estimé en 2008 à 14 910 milliards de dollars par le CIA World Factbook.

Situation de l'économie Monde (en 2003 et 2005)[modifier | modifier le code]

L'Économie du monde en 2003 et 2005
Indicateur Année 2003 Année 2005
Population[4] : 6,3138 milliards 6,5 milliards
PIB (PPA)[5] : 50 400 milliards de dollars US 60 630 milliards de dollars US
PIB (courant)[6] : 36 300 milliards de dollars US 43 070 milliards de dollars US
PIB/habitant (PPA)[7] : 8 000 dollars US 9 500 dollars US
PIB/habitant (courant)[8] : 5 755 dollars US 6 626 dollars US
Croissance annuelle du PIB/habitant (PPA) : 4,0 % (1995-2005), 2,1 % (1950-2003) 4,7 %
Répartition du PIB par secteur : Agriculture : 4 %, industrie : 32 %, services : 64 %
Population active : 3,001 milliards
Population active par secteur : Agriculture : 42 %, industrie : 21 %, services : 37 %
Taux de chômage : 10 %

Taux de Pauvreté : 50 %

Millionnaires (en $ US) : 7,7 millions (0,12 %) 8,7 millions (0,14 %)

Services[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Services.

En 2006, le premier secteur d'activité est le marché des assurances qui équivaut à environ 15 % du PIB mondial avec un chiffre d'affaires de 2 500 milliards de dollars US. Ces fonds représentent un tiers des transactions boursières.

Selon Hassan Sebbar, professeur à l’Institut national de statistiques et d’économie appliquée de Rabat, le tourisme représente 10,7 % du PIB mondial en 2006[9].


Commerce mondial des services commerciaux pour les principaux pays, régions et zones de libre échange

selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2007 (en milliards de dollars)

Pays[10] Exportations[10] Importations[10]
Monde 3260 3060
Drapeau de l’Union européenne Union européenne (27) 1512 1337
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 197 245
Drapeau de la France France 150 130 120
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 263 193
Drapeau de l'Italie Italie 109 117
Drapeau de l'Espagne Espagne 127 97
Drapeau des États-Unis États-Unis 454 336
Drapeau du Canada Canada 61 80
Drapeau du Mexique Mexique 17 24
Drapeau du Brésil Brésil 23 25
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 127 129
Drapeau du Japon Japon 136 157
Drapeau de la Russie Russie 38 25
Drapeau de l'Inde Inde 86 78
Drapeau d’Israël Israël 21 18
Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 13 16
Communauté d’États indépendants (CEI) 64 90
Amérique du Nord 553 440
Amérique du Sud et Amérique centrale 91 16
Asie 745 778
Moyen-Orient 79 125
Afrique 422 355
Afrique sans l’Afrique du Sud 352 264
Pays nouvellement industrialisés (NPI)[11] 243 230

Industrie[modifier | modifier le code]

L'industrialisation des pays a permis un plus grand et plus rapide développement.

Article détaillé : Industrie.
Article détaillé : Fortune Global 500 (2008).

Commerce[modifier | modifier le code]

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le développement des échanges internationaux de marchandises est supérieur d'au moins 50 % à la croissance de la production mondiale ce qui montre le succès des politiques actives mises en œuvre notamment dans le cadre des accords internationaux du GATT visant à favoriser le libre-échange au niveau international La crise de 1973 a marqué une cassure nettement visible dans le rythme d'augmentation de la production mondiale et des échanges internationaux. On relate certains événements majeurs dans l'évolution du commerce international depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale: La part des produits manufacturés a augmenté plus vite que la moyenne des échanges de marchandises. La croissance des "Trente Glorieuses" est en effet tirée par le développement du secteur secondaire et l'augmentation des échanges de produits manufacturés. La reprise économique du début des années 1990 aux États-Unis et du milieu des années 1990 pour l'Europe se concrétise par un fort accroissement des échanges internationaux. La crise financière de 1998 se traduit par une diminution de moitié du taux de croissance de la production et des échanges internationaux. Le contre-choc pétrolier de 1999 entraîne une diminution des échanges des produits de l'industrie extractive de 2 %. La forte croissance de 2000 est tirée par les échanges internationaux qui augmentent de près de 15 % en ce qui concerne les produits manufacturés. Le développement des échanges internationaux de marchandises a soutenu la croissance économique mondiale tout au long de la période d'après-guerre et s'est traduit par une ouverture croissante des économies nationales. Le développement des échanges internationaux est fortement corrélé aux évolutions de la production mondiale et sur-réagissent aux fluctuations de l'activité économique.


Article détaillé : Commerce international.


Commerce mondial des marchandises pour les principaux pays, régions et zones de libre échange selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2007
(les chiffres sont en milliards de dollars)
Pays[10] Exportations[10] Importations[10]
Monde 13570 13940
Drapeau de l’Union européenne Union européenne (27) 5314 5569
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 1327 1059
Drapeau de la France France 552 613
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 436 617
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 551 491
Drapeau des États-Unis États-Unis 1163 2017
Drapeau du Canada Canada 418 390
Drapeau du Mexique Mexique 272 297
Drapeau du Brésil Brésil 161 127
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 1218 956
Drapeau du Japon Japon 713 621
Drapeau de la Russie Russie 355 223
Drapeau de l'Inde Inde 145 217
Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 70 91
ASEAN 863 773
MERCOSUR 224 184
Échanges extra-UE (27) 1695 1949
Communauté d’États indépendants (CEI) 508 377
Amérique du Nord 1854 2704
Amérique du Sud et Amérique centrale 496 455
Autres pays d’Amérique du Sud et d'Amérique centrale 335 328
Asie 3798 3528
Moyen-Orient 721 462
Afrique 422 355
Afrique sans l’Afrique du Sud 352 264
Pays nouvellement industrialisés (NPI)[11] 936 935
Pays en développement 4967 4517
Pays les moins avancés (PMA) 120 118
Pays exportateurs de pétrole 247 97
Pays non exportateurs de pétrole 105 167

Agriculture[modifier | modifier le code]

Dans le monde, l'agriculture représente 42 % de la population active devant les domaines de l'industrie (21 %) et des services (37 %) alors que paradoxalement, l'agriculture ne représente que 4 % du PIB mondial.

Article détaillé : Agriculture.

Transport[modifier | modifier le code]

Énergie[modifier | modifier le code]

Le secteur de l'énergie équivaut en 2006 à 10 % du PNB mondial.

Source[12] : sauf indication

Production d'électricité annuelle 

15 852 407,1 GWh (2003)

Consommation d'électricité annuelle 

14 767 748,5 GWh (2003)

Production moyenne de pétrole brut 

79,65 millions de barils par jour (12 663 000 m3 par jour) (2003)

Consommation moyenne de pétrole brut 

79,89 millions de barils par jour (12 701 000 m3 par jour) (2003)

Réserves prouvées de pétrole brut[13] 

1 292,6 milliards de barils (1er janvier 2006) soit 205,5 km3

Production de gaz naturel 

95 183 milliards de pieds cubes soit 2 695,6 km3 (2003)

Consommation de gaz naturel 

95 504 milliards de pieds cubes soit 2 704,7 km3 (2003)

Réserves prouvées de gaz naturel[13] 

6 112 144 milliards de pieds cubes soit 173 096 km3 (1er janvier 2006)

Dépenses militaires[modifier | modifier le code]

La somme des dépenses militaires dans le monde en 2008 s'élèvait selon le Stockholm International Peace Research Institute à environ 1464 milliards de dollars ; soit environ 2,4 % du PIB mondial[14] soit 222 dollars par habitant. Les dépenses de l'administration américaine représentent 41,5 % des dépenses officielles de défense dans le monde.


Article détaillé : Budget de la Défense.

Emploi[modifier | modifier le code]

Les valeurs sont données pour l'année 2003[15].

La population active est d'environ trois milliards de personnes (47 % de la population totale).

Le taux de chômage mondial s'élève à 6,2 % .(6,4 % pour les hommes, 6,1 % pour les femmes), soit 185,9 millions de personnes. Il était de 6,3 % en 2002. L'Asie de l’est a un taux de chômage de 3,3 % alors que la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord enregistre un taux de chômage de 12,2 %.

Le taux de chômage mondial des jeunes est de 14,4 %.

La croissance du nombre de chômeurs par rapport à 2002 est de 0,3 %.

Article détaillé : Emploi.

Études économiques[modifier | modifier le code]

Pour favoriser les exportations, de nombreux organismes gouvernementaux publient des études économiques par secteur et par pays étranger. Parmi ceux-ci, on peut citer notamment l'USCS et l'USDA aux États-Unis, l'EDC et AAC au Canada, Ubifrance en France, UKTI au Royaume-Uni, HKTDC et JETRO en Asie. Un site Globaltrade.net publie les études de plusieurs de ces organismes grâce à des accords de Public Private Partnership, ainsi que celles d'autres organismes non gouvernementaux. Une liste plus détaillée se trouve à la page commerce international.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La dynamique du Capitalisme », Par F.Braudel, Arthaud 1985, p. 84-85.
  2. (fr)[PDF] Les parts de marché industrielles de la France
  3. Une brève histoire de l'avenir, Jacques Attali, éditions Fayard, 2006
  4. World Population Prospects 1950-2050: The 2004 Revision, ONU, 2005
  5. Liste des pays par PIB (PPA)
  6. Liste des pays par PIB (nominal)
  7. Liste des pays par PIB (PPA) par habitant
  8. Liste des pays par PIB (nominal) par habitant
  9. Hammamet, hôte du 5e forum international de l’OMT, Tunis Hebdo, 2007
  10. a, b, c, d, e et f Rapport sur le commerce mondial 2008 publié par l'OMC
  11. a et b Hong Kong, Chine ; République de Corée ; Singapour ; Taïwan
  12. International Energy Annual 2003, Energy Information Administration, Washington, mai-juin 2005
  13. a et b Oil & Gas Journal, PennWell Corporation, vol. 103, no 47 (19 décembre 2005)
  14. (en) SIPRI
  15. modèle des Tendances mondiales de l’emploi, BIT, 2003

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Jean Supizet, La vision de la France chez Bookelis 2015

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]