Abbaye de Saint-Pé-de-Bigorre

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Abbaye de Saint-Pé de Génerès
Le clocher, élément de l'abbatiale médiévale
Le clocher, élément de l'abbatiale médiévale
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye (ancienne)
Rattachement Aucun aujourd'hui : l'ancienne abbatiale sert d'église paroissiale
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux XIIe siècle, reconstruite au XVIIe siècle
Style dominant Roman
Protection Logo monument historique Classé MH (1977)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Ville Saint-Pé-de-Bigorre
Coordonnées 43° 06′ 14″ nord, 0° 09′ 37″ ouest[2]

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

(Voir situation sur carte : Hautes-Pyrénées)
Abbaye de Saint-Pé de Génerès

Géolocalisation sur la carte : Midi-Pyrénées

(Voir situation sur carte : Midi-Pyrénées)
Abbaye de Saint-Pé de Génerès

L'abbaye bénédictine de Saint-Pé-de-Bigorre (ou Saint-Pé de Geyres, ou encore Saint-Pé de Génerès) est sise dans le village du même nom, sur la rive droite du Gave de Pau, à 10 kilomètres en aval de Lourdes.

Historique[modifier | modifier le code]

L'abbaye fut fondée aux alentours de 1022 par des moines de Saint-Sever-de-Rustan. Appartenant à l'ordre de Cluny, elle prit rapidement de l'importance car située sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Preuve de cette importance, l'église abbatiale, dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul (comme celle de Cluny), consacrée en 1096, est agrandie dans le courant du XIIe siècle.

Le monastère eut cependant à souffrir des Guerres de Religions : saccagé en 1569, il est sérieusement endommagé par le tremblement de terre de 1661. Les bâtiments furent reconstruits à une échelle bien plus modeste entre 1676 et 1681.

Description[modifier | modifier le code]

L'abbatiale romane, telle qu'elle s'est présentée entre le XIIe siècle et sa ruine aux XVIe siècle et XVIIe siècle, d'une longueur totale de 65 mètres, était divisée en deux parties :

  • à l'ouest, un chœur rectangulaire précédé d'une tour lanterne de style hispano-mauresque ; cette partie était réservée aux moines ;
  • à l'est, une nef flanquée de bas-côtés et terminées par un chevet à absidioles ; cette partie était réservée aux fidèles.

Déjà sérieusement endommagée par les Guerres de Religion, le tremblement de terre de 1661 l'anéantit encore plus en provoquant l'effondrement de la tour lanterne de la croisée du transept. De l'édifice roman, reconstruit bien plus modestement au XVIIe siècle, il ne reste que deux absidioles dans la partie orientale, un pan de mur du bas-côté méridional, un porche médiéval à l'ouest de celui-ci, et quelques éléments du transept sud. Quelques chapiteaux du cloître et de l'église, ainsi que des éléments du portail oriental détruit, sont encore conservés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Durliat, Pyrénées Romanes, Ed. Zodiaque, 2e édition, 1978, page 226 (ISBN 2736901428)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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