Chavannes-sur-Reyssouze

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Chavannes-sur-Reyssouze
Chavannes-sur-Reyssouze
Église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté de communes Bresse et Saône
Maire
Mandat
Jean-Paul Gavand
2020-2026
Code postal 01190
Code commune 01094
Démographie
Gentilé Chavannois
Population
municipale
755 hab. (2018 en augmentation de 3,14 % par rapport à 2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 25′ 54″ nord, 4° 59′ 38″ est
Altitude Min. 175 m
Max. 218 m
Superficie 16,55 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Mâcon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Replonges
Législatives Première circonscription
Localisation
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Chavannes-sur-Reyssouze
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Chavannes-sur-Reyssouze

Chavannes-sur-Reyssouze est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chavannes-sur-Reyssouze fait partie de la Bresse. Le village se situe dans le val de Saône tout près de Pont-de-Vaux, non loin de la ville de Mâcon qui se trouve de l'autre côté de la Saône sur la rive droite.

Communes limitrophes et voisines[modifier | modifier le code]

Communes voisines

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Voye y prend sa source.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chavannes-sur-Reyssouze est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,7 %), terres arables (39,2 %), zones agricoles hétérogènes (12,8 %), forêts (7,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est une commune vallonnée de pénéplaine très marquée par l'agriculture (culture de légumes et élevage bovin).

Un château y fut construit dès le XIIe siècle. La seigneurie de Chavannes-sur-Reyssouze, en toute justice, avec château fort, fut possédée, du XIIe au XVIe siècle, par des gentilshommes du nom, puis, successivement, par les familles de Mareste, de Montsimon, d’Agrin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Chavannes-sur-Reyssouze est membre de la communauté de communes Bresse et Saône, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Bâgé-le-Châtel. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[8].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[9]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Replonges pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[9], et de la première circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[10].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Georges Chevauchet    
2008 En cours Jean-Paul Gavand SE Retraité agricole - réélu en 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2018, la commune comptait 755 habitants[Note 3], en augmentation de 3,14 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9561 0051 0621 1821 1911 1921 2691 2311 265
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2141 2071 1861 1621 1881 1631 1411 1301 132
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1161 0701 058945963981955846779
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
729614573543565580648658667
2013 2018 - - - - - - -
732755-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Mareste.
  • L'église avec son clocher droit et son chevet de type roman.
  • Le centre du village possède plusieurs maisons anciennes de Bresse, fort bien restaurées dans un cadre agreste et fleuri. On y retrouve le charme de la Bresse lié à la proximité de la Saône et du port de plaisance de Pont-de-Vaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Chavannes : maison typique.
  • L'écrivain Roger Vailland y fit plusieurs séjours, d'abord en 1941-42 avant d'entrer dans la Résistance où il tentait de s'isoler pour écrire et où il commença effectivement un essai intitulé Marat-Marat, ouvrage resté inachevé qui parut en 1995 aux éditions Le Temps des cerises avec un important commentaire de deux des meilleurs connaisseurs de Roger Vailland, René Ballet et Christian Petr. Il s’installe ainsi en , sur le conseil d’un ami, au château Marion, un peu à l’écart du village de Chavannes-sur-Reyssouze. Pendant la Résistance, à un moment où il était en grand danger, ayant perdu le contact avec son réseau dont beaucoup de membres venaient d'être arrêtés, Vailland vint se réfugier de nouveau à Chavannes où il termina son roman Drôle de jeu qui allait faire de lui un écrivain connu et lui valut en 1945 de recevoir le prix Interallié. Le , Roger Vailland écrit dans le journal Action un article dans lequel il est question de Chavannes-sur-Reyssouze[16]. Il y parle de la politique au village, de la vie des villageois et de l'évolution de leurs mentalités aux lendemains de la guerre, de l'importance du poulet de Bresse dans l'économie locale et des difficultés de la coopérative.
  • Henri Malin (1912-2003), officier de la 2ème DB, Compagnon de la libération

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le )
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « communauté de communes Bresse et Saône - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  9. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Chavannes-sur-Reyssouze », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  10. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Notice no PA00116371, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. La politique au village, article paru dans le journal Action le 2 septembre 1945.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]