Chant de Ralliement

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Chant de Ralliement (fr)
Image illustrative de l’article Chant de Ralliement
Blason du Cameroun

Hymne national de Drapeau du Cameroun Cameroun
Autre(s) nom(s) Ô Cameroun, berceau de nos ancêtres (fr)
Paroles René Joseph Jam Afane
1928
Musique Samuel Minkio Bamba
1928
Adopté en 1957
Fichier audio
Chant de ralliement (instrumental)
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Fichier audio externe MIDI file

Ô Cameroun berceau de nos ancêtres est l'hymne national du Cameroun.

Créé en 1928, il fut adopté officiellement en 1957. Le compositeur est Samuel Minkyo Bamba et l'auteur principal des paroles René Jam Afane qui, lors d'une séance de travail à l'École Normale de Foulassi, fit la synthèse de différentes propositions des élèves[1]. Les paroles furent modifiées en 1970.[réf. nécessaire]

Origines et histoire[modifier | modifier le code]

Un article paru dans la "Presse du Cameroun ", accordait à un "Ekwalla", de Douala, la paternité de ce chant. Mais aujourd'hui, il est acquis que Samuel Minkyo Bamba est le compositeur de la mélodie et l'auteur principal des paroles René Jam Afane[2].

Contexte[modifier | modifier le code]

En 1928, Foulassi est l’une de stations de la Mission Presbytérienne américaine au Cameroun. Cette petite localité abrite une Ecole normale qui forme en trois ans des instituteurs. Cette année là, l’école est dirigée par un pasteur de nationalité française, le révérend Camille Armand Chazeau. Il fut proposé aux élèves de fin de formation un devoir d’instruction civique au titre évocateur : « exprimer leur espoir en l’avenir du Cameroun »[2].

Texte de René Jam Afane[modifier | modifier le code]

Les élèves utilisent la salle d’étude qui est aussi la bibliothèque. En classe le lendemain matin, chacun lit à haute voix son devoir. Les meilleures phrases sont portées sur le tableau noir. Certains élèves qui s’intéressent à la poésie, comme René Jam Afane, le plus doué, fait la synthèse de toutes les phrases et sort finalement des paroles qui sont contenues dans les deux strophes de la version originale de l'hymne national du Cameroun. Il leur donne le titre de "chant de ralliement camerounais"[2].

Mélodie de Samuel Minkyo Bamba[modifier | modifier le code]

Après la lecture de ces paroles devant tous ses camarades de promotion, trois musiciens de la promotion - Michel Nkomo Nanga, Moïse Nyatte Nko’o et Samuel Minkyo Bamba composent séparément la mélodie[2].

Après deux mois de composition, lors des auditions, la mélodie de Samuel Minkyo Bamba retient l’attention des deux autres musiciens et des camarades de promotion. Samuel Minkyo reçoit la mission d’enseigner cette chanson à ses camarades[2].

Adoption comme hymne national à la veille de l'indépendance[modifier | modifier le code]

Le chant de ralliement, désormais enseigné dans toutes les écoles du Cameroun est adopté par la loi n°57 -47 du 5 novembre 1957 en début de législature de la première assemblée législative du Cameroun (1957-1959) comme hymne national du Cameroun, alors que l’hymne est officieusement utilisé depuis 1948[2].

Paroles[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

I.
Ô Cameroun , berceau de nos ancêtres,
Va debout et jaloux de ta liberté.
Comme un soleil ton drapeau fier doit être
Un symbole ardent de foi et d'unité.
Que tous tes enfants du nord au sud,
de l'est à l'ouest soient tout amour,
Te servir que ce soit leur seul but,
Pour remplir leur devoir toujours.

Refrain :
Chère patrie, terre chérie,
Tu es notre seul et vrai bonheur,
notre joie et notre vie,
A toi l'amour et le grand honneur

II.
Tu es la tombe où dorment nos pères,
Le jardin que nos aïeux ont cultivé.
Nous travaillons pour te rendre prospère.
Un beau jour enfin nous serons arrivés
De l'Afrique sois fidèle enfant,
Et progresse toujours en paix,
Espérant que tes jeunes enfants,
T'aimeront sans bornes à jamais.

En Langues locales[modifier | modifier le code]

Des versions chantées non officielles existent et sont enseignées dans les écoles des 10 provinces et en langues locales. En Medumba[3], bamiléké[4], Douala[5], Bassa[6], Fufuldé[7], Bulu[8], Bafut[9] et en d'autres langues[10].

Paroles après 1956[modifier | modifier le code]

I.

O Cameroun, berceau de nos ancêtres,
Autrefois tu vécus dans la barbarie,
Comme un soleil, tu commences à paraitre,
Peu à peu tu sors de ta sauvagerie,
Que tous tes enfants du Nord au Sud,
De l'Est à l'Ouest soient tout amour,
Te servir que ce soit notre seul but,
Pour remplir notre devoir toujours

Refrain :

Chère Patrie, terre chérie,
Tu es notre unique et vrai bonheur.
Notre joie et notre vie
A toi l’amour et le grand honneur.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mark Dike DeLancey, Rebecca Mbuh, Mark W. Delancey, « Cameroon national anthem », in Historical Dictionary of the Republic of Cameroon, Scarecrow Press, 2010 (4e éd.), p. 84-86 (ISBN 9780810873995)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hugues Seumo, « Cameroun: Nos emblèmes nationaux sont-ils encore respectés de nos jours? », sur camer.be (consulté le 14 mai 2017)
  2. a b c d e et f « René Jam Afane et Samuel Minkyo Bamba - Hymne national : Foulassi, berceau de nos ancêtres », sur www.nkul-beti-camer.com (consulté le 5 août 2020)
  3. Resurrection des Langues Minoritaires - Resulam, « Hymne National Camerounais en langue Mə̀dʉ̂mbὰ (Bangangté) »,‎ (consulté le 15 juillet 2017)
  4. pawel Miami, « L'hymne du Cameroun en dschang », (consulté le 15 juillet 2017)
  5. Licla, « Hymne national camerounais en duala », (consulté le 15 juillet 2017)
  6. Air V, « HYMNE DU CAMEROUN EN LANGUE BASSA CHANTE PAR L'ECOLE PUBLIQUE DE TAÏ DANS LA SANAGA MARITIME », (consulté le 15 juillet 2017)
  7. Nord Cameroun, « Hymne national Camerounais en langue peul », (consulté le 15 juillet 2017)
  8. Yannick Enama, « Hymne nationale du Cameroun en bulu », (consulté le 15 juillet 2017)
  9. christian fungwa, « Cameroon's natioan anthem in the Bafut language », (consulté le 15 juillet 2017)
  10. munabato, « Mwenge mw´Ekombo », (consulté le 15 juillet 2017)