Léon Chestov

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Léon Issaakovitch Chestov (en russe : Лев Исаакович Шестов), né Jehuda Leib Schwarzmann le à Kiev et mort le à Paris, est un avocat, écrivain et philosophe russe.

Sa pensée axée sur la déconstruction de la philosophie rationaliste influencera dès 1933 Albert Camus, notamment dans Le mythe de Sisyphe[Note 1] et Caligula.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chestov naît dans une famille juive de commerçants manufacturiers en tissus. Son père, Isaak Moisseïevitch Schwarzmann, forte personnalité, autoritaire, est très respecté et bon connaisseur de la tradition juive et de la littérature hébraïque.

Études[modifier | modifier le code]

Chestov fait ses études secondaires à Kiev puis à la faculté de physique-mathématiques de Moscou (1884). À la suite d'un conflit avec les autorités, il abandonne ses études scientifiques pour le droit, qu'il étudie à l'université de Kiev. En 1889, la censure refuse la soutenance de sa thèse de doctorat, consacrée à la législation ouvrière, au contenu qualifié de « révolutionnaire », ce qui lui ferme l’obtention de son doctorat. Malgré tout, la faculté de Kiev l'accepte et son nom apparaît sur la liste des avocats de Saint-Pétersbourg[2]. Après son service militaire (1890), il effectue un stage au sein d'un cabinet d'avocats de Moscou, tout en gérant l'entreprise paternelle sauvée de la faillite en 1891. Il commence une liaison clandestine avec une employée de confession orthodoxe, Aniouta Listopadova, qui lui donne un fils, Sergueï Listopadov, né en 1892 qu'il ne reconnaît pas[3]. Il fréquente les cercles littéraires de Kiev et de Moscou. Il prend la direction de la manufacture familiale de 1908 jusqu'à son exil en 1919. Malgré la contrainte que représente la gestion de cette entreprise, il abandonne le droit et se tourne vers l'écriture et la philosophie.

Débuts philosophiques[modifier | modifier le code]

Dès 1895, paraissent, non signés, ses premiers textes littéraires et philosophiques : « Le Problème de la conscience (à propos de Vladimir Soloviev) » et « Georg Brandes sur Hamlet ». C'est aussi l'année d'une crise morale et d'une dépression nerveuse. L'année suivante, il part en Suisse à Genève pour s'y soigner, travaillant à son premier livre, « Shakespeare et son critique Georg Brandes » qui paraît en 1898, à Saint-Pétersbourg chez A. Mendeleïevitch, à compte d'auteur et sous le pseudonyme de Lev Chestov. Le livre passe quasiment inaperçu.

Il séjourne aussi près de Vienne, à Carlsbad, à Berlin, au Tréport, à Paris, à Munich. À Rome où il s'installe un temps, il rencontre une étudiante en médecine, Anna Eléazarovna Berezovskaïa, qu'il épouse en 1897, à l’insu de ses parents. De cette union naissent ses enfants : Tatiana (1897) et Nathalie (1900).

dessin : Chestov par Pasternak
Portrait de Léon Chestov par Leonid Pasternak, 1910.

Il effectue des retours réguliers en Russie pour participer à partir de 1899 aux réunions de diverses sociétés littéraires et de philosophie religieuses à Saint-Pétersbourg, Moscou ou Kiev et gérer l'entreprise jusqu'en 1914. Il rencontre et se lie avec Berdiaev, Boulgakov, A. Lazarev, G. Tchelpanov ainsi que Mejerovski, Rozanov, Z. Vengerova et Remizov avec qui il correspondra toute sa vie.

En 1905, « L'Apothéose du déracinement » lui vaut dans diverses revues de nombreux articles de I. Eihenvald, Berdiaev, Remizov et Rozanov.

En 1908, l'entreprise familiale est transformée en société. Il en prend la direction, mais se réserve plus de temps pour son travail personnel. À l'automne paraissent « Les Commencements et les fins », un recueil d'articles parus en revues entre 1905 et 1907. Il s'installe à Fribourg-en-Brisgau.

Le 2 mars 1910, il rend visite à Tolstoï à Iasnaïa Poliana. Il s'installe en Suisse à Coppet, villa des Saules, où il demeure jusqu'en juillet 1914. Il travaille à des études sur la philosophie grecque, les mystiques, Luther et des théologiens allemands spécialistes de Luther Harnack et Denifle. Ce travail aboutit à une première version de Sola Fide qui lui est confisquée à la douane, à son retour en Russie en juillet 1914. Il s'installe à Moscou et commence à rédiger « Potestas Clavium », où il reprend nombre de thèmes abordés dans « Sola Fide ». En février 1915, il est élu membre de la Société de Psychologie de Moscou qui est un centre d'études religieuses.

En 1917, son fils Sergueï Listopadov, meurt au combat.

En 1918, il quitte Moscou pour Kiev, où il loge chez sa sœur, Sophie Balachovski. L'année suivante, il rédige la version définitive de « Potestas Clavium » qui n'est publiée à Berlin qu'en 1923. À l'automne, il se rend avec sa famille à Yalta, cherchant le moyen de se rendre en Suisse[3].

L’exil parisien[modifier | modifier le code]

En janvier 1920, il obtient des places pour Constantinople, puis Gênes, puis Paris et enfin, à Genève où il est hébergé par sa sœur, Madame Lowtzky. En avril 1921 il s'installe à Clamart, puis à Paris, dans le 15e arrondissement, rejoignant la communauté russe émigrée.

Le peintre Savely Sorine fait son portrait, actuellement conservé au Metropolitan Museum of Art à New York[4].

En 1922, il publie « Le Dépassement des évidences » dans le numéro de février de La Nouvelle Revue française, traduit par Boris de Schloezer, ami de l'auteur, accompagné d'un article d'André Gide et un article de Jacques Rivière, ainsi que des textes de Dostoïevski. À la fin de l'année au Mercure de France, Boris de Schloezer publie « Un penseur russe : Léon Chestov ». Schloezer fera énormément pour la réception du philosophe en France.

Il rencontre André Gide, donne des cours de philosophie religieuse à la Sorbonne, collabore à des revues, notamment dès 1926 à la Revue philosophique que dirige Lucien Lévy-Bruhl.

Potestas Clavium est traduit en allemand dès 1926. Il voyage à Berlin, Halle ainsi que Prague et Cracovie. En 1928, à l'occasion d'un séminaire à Amsterdam, il rencontre Husserl qu'il revoit régulièrement jusqu'en 1933, soit à Fribourg, chez lui, soit à Paris où Husserl a été invité plusieurs fois. Husserl fait découvrir le philosophe danois Søren Kierkegaard, son « double intellectuel ».

En Allemagne, la même année, il rencontre aussi Heidegger et Max Scheler. On pense que le « Qu'est-ce que la métaphysique ? » (1929) de Heidegger, est inspiré des conversations des deux hommes[5].

En 1930, ses filles se marient et il déménage à Boulogne-sur-Seine, où il reste jusqu'à sa mort.

C'est en mai 1932 qu'il termine la rédaction de Dans le taureau de Phalaris [В Фаларийском быке] dont les derniers chapitres sont entièrement consacrés à Kierkegaard, suivi de son Kierkegaard et la philosophie existentielle, achevé en 1935, mais écrit en 1930 ou 1931, ouvrage fondamental dans la philosophie existentielle chrétienne.

Il découvre la Palestine en 1936 à l'occasion d'une tournée de conférences et participe à des émissions de radio portant sur l’œuvre de Dostoïevski et Kierkegaard à Radio-Paris en 1937[Note 2].

Il meurt le 20 novembre 1938 à la clinique Boileau et est enterré le surlendemain, au cimetière de Boulogne-sur-Seine.

Citations[modifier | modifier le code]

    • Une lettre à ses filles : Genève; le 13.04.1921 :

« (...) Et maintenant au sujet de mon article, il s’agit ici de la révélation de la mort. Tolstoï a écrit d’abord « Guerre et paix », ensuite « Maître et serviteur », « La Mort d'Ivan Ilitch » et d’autres récits. Il ne faut pas l’oublier. C’est-à-dire qu’il ne faut pas penser que la révélation procède uniquement de la mort. La mort est le plus grand mystère et la plus grande énigme : ce n’est pas sans motif qu’elle a inspiré tant de philosophes, d’artistes et de saints. Mais non moindres sont le mystère et l’énigme de la vie. Et, au fond, seul celui qui est passé par la vie peut comprendre ou plus exactement approcher le mystère de la mort. Si Tolstoï n’avait pas écrit Guerre et Paix, il n’aurait pas écrit non plus ses dernières œuvres. Notre raison est dirigée par la nature vers « l’action », et il n’est nullement nécessaire de mépriser l’action. Seul peut se livrer à une inaction non oisive, celui qui auparavant a su agir. Aussi serait-ce une grande erreur de déduire des « révélations de la mort » des règles de vie. L’essentiel, précisément, consiste à ne pas déduire. C’est-à-dire à savoir prendre la vie dans sa totalité avec toutes ses inconciliables contradictions. Ivan Ilitch à l’heure de la mort juge sévèrement sa vie antérieure, mais cela ne signifie pas que cette vie ne valait absolument rien. Lorsque l’enfant grandit, il n’est plus attiré par le sein de sa mère, mais il ne serait pas naturel, si, dès le premier jour, il le repoussait. Lorsque nous montons un escalier nous tournons le dos à la marche inférieure en passant à la marche supérieure, mais auparavant la marche inférieure était devant nous.

Il ne faut pas oublier cela – autrement on obtiendra exactement le contraire de ce que l’on aurait voulu obtenir : c’est-à-dire au lieu d’un savoir complet, vivant, un savoir tronqué, abstrait. Ceci arrivait parfois à Tolstoï, lorsque dans ses ouvrages soi-disant « philosophiques », il s’efforçait de montrer la vie comme procédant d’un seul principe qu’il appelait « le bien ». Ceci n’est pas juste. C’est-à-dire que les hommes ne savent pas dans leur langage humain unifier tout ce qu’ils vivent et ressentent de façon à ce que cela puisse s’exprimer par un seul mot ou une seule conception. C’est un grand art, un art difficile, que de savoir se garder de l’exclusivisme vers lequel nous sommes inconsciemment entraînés par notre langage et même par notre pensée éduquée par le langage. C’est pourquoi on ne peut se limiter à un seul écrivain. Il faut toujours se garder les yeux ouverts. Il y a la mort et ses horreurs. Il y a la vie et ses beautés. Souvenez-vous de ce que nous avons vus à Athènes, souvenez-vous de la Méditerranée, de ce que vous avez vu lors de nos excursions en montagne, ou encore au musée du Louvre. La beauté est aussi source de révélation. Et même la révélation de la mort n’est finalement que la recherche, au-delà des horreurs apparentes de la décomposition et de la fin, des principes d’une nouvelle beauté. Il est vrai que souvent l’écrivain est si profondément plongé dans l’inquiétude de l’être qu’il ne réussit pas, même dans ses meilleures œuvres, à épuiser tout ce qu’il y a à dire ou à voir. Mais chez Tolstoï, tout comme chez Platon et Plotin, la pensée de la mort s’accompagnait d’un sentiment particulier, d’une espèce de conscience de ce que, tandis que devant eux surgissait l’horreur, des ailes leur poussaient dans le dos. Probablement quelque chose de semblable se passe-t-il avec la chrysalide lorsqu’elle se met à ronger son cocon. Elle le ronge parce qu’il lui pousse des ailes. Aussi ni les œuvres de Tolstoï, ni celle de Platon ou de Plotin ne doivent être interprétées comme un appel à oublier la vie. Bien sûr quelqu’un se trouvant dans l’état d’Ivan Ilitch juge beaucoup de choses différemment des autres. Mais il ne se détourne pas de la vie. Je dirais plutôt qu’il apprend à apprécier bien des choses qui auparavant lui étaient indifférentes.

Auparavant les cartes et le confort lui semblaient être le summum de ce que l’on pouvait atteindre, l’avancement dans ses fonctions et la possession d’un appartement, semblable à ceux de « tous », l’idéal de sa situation dans le « monde ». Il n’apercevait ni le soleil, ni le ciel, il ne voyait rien dans la vie, bien qu’il eût tout devant les yeux. Et lorsque arriva la mort, il comprit subitement qu’il n’avait rien vu, comme si dans la vie rien n’existait en dehors des cartes, de l’avancement et du confort. Tout ce qu’il avait pu voir de vrai, il l’avait vu durant son enfance, sa jeunesse, puis l’avait oublié, employant toutes ses forces uniquement à ne pas être lui-même, mais à être comme « tout le monde ». Aussi la révélation de la mort n’est pas une négation de la vie, mais, au contraire, plutôt une affirmation – mais une affirmation d’autre chose que de cet habituel remue-ménage de souris par lequel se laissent prendre les hommes. »[6]

Œuvres publiées[modifier | modifier le code]

photo : Chestov
Léon Chestov.

Les archives Léon Chestov sont conservées à la Bibliothèque de la Sorbonne et contiennent une grande partie d'inédits.

  • « Shakespeare et son critique Brandès » [Šekspir i ego kritik Brandès] (Pub. Saint-Pétersbourg, 1898, 1911)
  • « L'Idée de bien chez Tolstoï et Nietzsche (Philosophie et Prédication) » [Dobro v ucenii gr. Tolstogo i F. Nitše (filosofiâ i propoved')] (Pub. Saint-Pétersbourg, Revue Русское богатство, n° février-mars 1900 ; Éditions du siècle, Paris 1925, introduction de Jules de Gaultier, Traduction T. Beresovski-Chestov et Georges Bataille ; rééd. Éd. Vrin, 1949 et 2000) (ISBN 2711601390).
  • Les Révélations de la mort : Dostoïevski et Tolstoï [Dostoevskij i Nitše] (Pub. Saint-Pétersbourg, L'Univers de l'art [Мир искусства / Mir iskusstva], six numéros de 1902) (trad. Boris de Schloezer), Paris, Plon, coll. « Cheminements »,‎ (réimpr. 1958), 210 p. (OCLC 2991657, lire en ligne [PDF])
  • « Sur les confins de la vie. (Apothéose du déracinement) » [Apoféoz bespočvennosti (Opyt adogmatičeskogo myšleniâ)] (Pub. Saint-Pétersbourg, 1905, Paris, 1927).
  • « Le Pouvoir des clefs » (« Potestas clavium ») (écrit en 1915 - Ed. Skify, Berlin 1923, traduction Boris de Schloezer 1928, Flammarion 1967, précédée de Rencontres avec Léon Chestov par Benjamin Fondane ; Éd. Le Bruit du temps, 2010, (ISBN 2358730203)).
  • « Qu'est-ce que le bolchevisme ? » (Éd. Otto Elsner Verlagsgesellschaft, 1920). Rééd. Le Bruit du temps, 2015 (édition suivie de Les oiseaux de feu et de Les menaces des barbares d’aujourd’hui).
  • La Nuit de Gethsémani : Essai sur la philosophie de Pascal (trad. M. Exempliarsky), Paris, Bernard Grasset, coll. « Les Cahiers Verts » (no 23), , 161 p. (OCLC 4385261, lire en ligne)
    Réédition Éditions de l'éclat, Paris, 2012 (ISBN 2841622886)
  • « La Philosophie de la tragédie, Dostoïevski et Nietzsche » (Éd. J. Schiffrin, Éditions de la Pléiade, 1926, traduction et préface Lecture de Chestov par Boris de Schloezer, Flammarion, 1966, 359 p.), Éditeur : Le Bruit du temps, 2012, (ISBN 2358730432).
  • « Sur la balance de Job. Pérégrinations à travers les âmes » [Na vesah Iova (Stranstvovaniâ po dusam)] (Paris, 1929; Introduction : lettre de l’auteur à ses filles, traduction Boris de Schloezer, Plon, 1958, 361 p. ; puis Éd. Flammarion, 1971, 1992) (ISBN 2080605097).
  • « Pages choisies » (Anthologie), Éd. Gallimard, 1931, traduction Boris de Schloezer.
  • « Témoin à charge », Denoël et Steele, Paris 1936.
  • Kierkegaard et la philosophie existentielle, 1936.
  • Athènes et Jérusalem, essai de philosophie religieuse, 1938.

Publications posthumes[modifier | modifier le code]

  • « Kierkegaard et la philosophie existentielle » (« Vox clamantis in deserto ») [Kirkegard i èkzistencial'naâ filosofiâ (Glas vopiûĉego v pustyne)] Traduction T. Rageot et Boris de Schloezer (Paris, Éd. Vrin, 1939 et 1948 ; rééd. 1998) (ISBN 2711601404).
  • Léon Chestov (trad. Boris de Schloezer, préf. Ramona Fotiade, postface Yves Bonnefoy, L'obstination de Chestov), Athènes et Jérusalem : Un essai de philosophie religieuse [« Afiny i Ierusalim »], Paris, Le Bruit du Temps, (réimpr. Flammarion 1967, Aubier 1992) (1re éd. 1938), 570 p. (ISBN 9782358-730358).
  • Sola Fide : Luther et l'Église [Tol'ko veroû. Greceskaâ i srednvekovaâ filosofia. Lûter i cerkov'] (trad. Sophie Seve), Paris, Presses Universitaires de France, , 153 p. (OCLC 401444774, lire en ligne [PDF])
  • « Spéculation et Révélation  » [Oumozrenie i Otkrovenie (Religioznaâ filosofiâ Vladimira Solov'ëva i drugie stat'i)], Recueil d'articles, Préface de Nicolas Berdiaev, Traduction Sylvie Luneau (Éd. L'Âge d'Homme, Collection « Slavica », Genève 1964 ; puis 1982, 1990) (ISBN 2825122335).
  • « L'Homme pris au piège » Pouchkine, Tolstoï, Tchekhov Traduction Sylvie Luneau et Boris de Schloezer (Éd. Union générale d'éditions, coll. 10/18 1966 ; Éditions l'Âge d'Homme, Collection « Archipel slave », (ISBN 2825140562) 2011).
  • « Les Grandes Veilles » Traduction Sylvie Luneau et Nathalie Stretovitch. (Pub. en 1911 - Éd. L'Âge d'Homme, Collection « Slavica », Lausanne 1986 ; puis 1990) (ISBN 2825122327).
  • « Les Commencements et les Fins » Traduction Boris de Schloezer et Sylvie Luneau (Pub. en 1908 - Éd. L'Âge d'Homme, Lausanne 1987 ; puis 1990) (ISBN 2825122319).

Articles parus en France[modifier | modifier le code]

  • Léon Chestov, « Qu'est-ce-que le bolchévisme ? », Mercure de France, Paris, vol. 142,‎ (ISSN 1149-0292, lire sur Wikisource)
    L'article est publié en même temps en Allemagne. Réédition de « Qu'est-ce-que le bolchévisme ? », suivi de "Les oiseaux de feu et de Les menaces des barbares d'aujourd'hui", 2015, Éd. Le Bruit du temps, Coll. Poche, (ISBN 2358730890) (OCLC 929900097)
  • Léon Chestov, « Le dépassement des évidences », Nouvelle Revue Française, Février 1922.
  • Léon Chestov, « Les favoris et les déshérités de l'histoire. Descartes et Spinoza », Mercure de France, Paris, vol. 164, no 600,‎ , p. 640–674 (ISSN 1149-0292, OCLC 879022609, lire en ligne)
  • « Dernier salut. À la mémoire de Jacques Rivière », Nouvelle Revue Française no 139, avril 1925, p. 674-678.
  • Léon Chestov, « Qu'est-ce que la vérité ? (Ontologie et Éthique) », Revue philosophique de la France et de l'étranger, Paris, vol. 103, no 1 et 2,‎ , p. 36–74 (ISSN 0035-3833, OCLC 5543136373, lire en ligne)
  • « Spéculation et prophétie », Palestine, no 4, avril 1929, p. 150-159 ; no 5, mai 1929, p. 206-213 ; no 6, juin 1929, p. 257-266 ; no 7 & 8 juillet-août 1929, p. 19-29 ; 3 septembre 1929, p. 130-145.
  • Léon Chestov, « Richard Kroner : revue de Von Kant bis Hegel Bd. I, Bd. II) », Revue philosophique de la France et de l'étranger, Paris, vol. 111, no 3 et 4,‎ , p. 299–304 (ISSN 0035-3833, OCLC 5543116682, lire en ligne)
  • Léon Chestov, « Dans le taureau de Phalaris (Le savoir et la liberté) », Revue philosophique de la France et de l'étranger, Paris, vol. 115, no 1 et 2,‎ , p. 18–60 et 252–308 (ISSN 0035-3833, OCLC 5543146426, lire en ligne)
  • Léon Chestov, « Martin Buber : Un mystique juif de langue allemande », Revue philosophique de la France et de l'étranger, Paris, vol. 116, no 11 et 12,‎ , p. 430–442 (ISSN 0035-3833, OCLC 67176677, lire en ligne)
  • « Job ou Hegel ? À propos de la philosophie existentielle de Kierkegaard », La Nouvelle Revue Française no 240, mai 1935, p. 755-762.
  • « Kierkegaard et Dostoïevsky. Les voix qui clament dans le désert », Les Cahiers du Sud no 181, mars 1936, p. 170-200.
  • « Le mythe et la vérité. À propos du livre de L. Lévy-Bruhl - La mythologie primitive », Philosophia, III, no 1, 1938, p. 60-71.

Radiophonie[modifier | modifier le code]

  • « L'œuvre de Dostoïevski », Les Cahiers de Radio-Paris, no 5, 15 mai 1937, p. 449–475.
  • « Søren Kierkegaard, philosophe religieux », Les Cahiers de Radio-Paris, no 12, 15 décembre 1937, p. 1214–1242.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Il est singulier, […] que des œuvres d'inspiration parente comme celles de Kafka, Kierkegaard ou Chestov, celles, pour parler bref, des romanciers et philosophes existentiels, tout entières tournées vers l'absurde et ses conséquences, aboutissent en fin de compte à un immense cri d'espoir. Ils embrassent le Dieu qui les dévore. C'est par l'humilité que l'espoir s'introduit. Car l'absurde de cette existence les assure un peu plus de la réalité surnaturelle. » Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Gallimard, Bibliothèque de La Pléiade, 1981, p. 208.
  2. Ces enregistrements ont donné lieu à des publications ; voir la bibliographie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (notice BnF no FRBNF11896582)
  2. Chestov 2011, Chronologie, p. 546.
  3. a et b Geneviève Piron, Léon Chestov, philosophe du déracinement, Éditions L'Âge d'Homme, 2010 (ISBN 978-2-8251-3976-9).
  4. « Portrait de Chestof par Savely Sorine, 1922 », sur The metropolitan Museum of Art (www.metmuseum.org) (consulté le 31 mars 2015).
  5. Kourabstev 2010, p. 125
  6. Sur la balance de Job. Pérégrinations à travers les âmes [Na vesah Iova (Stranstvovaniâ po dusam)] (Paris, 1929; Introduction : lettre de l’auteur à ses filles, traduction Boris de Schloezer, rééd. 2016, Editeur : Le Bruit du temps, ISBN 2358730971.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Sur sa vie[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Baranoff-Chestov, Vie de Léon Chestov, t. 1 – L'Homme du souterrain 1866-1929, trad. du russe par Blanche Bronstein-Vinaver, Préface de B. Chouraqui, Éd. La Différence, Coll. « Vers la Seconde Alliance », 1991 (ISBN 2-7291-0724-X).
  • Nathalie Baranoff Chestov, Vie de Léon Chestov, t. 2, Éd. La Différence, 1993 (ISBN 2729108777).

Études[modifier | modifier le code]

  • Benjamin Fondane, Rencontres avec Chestov, texte annoté par Nathalie Baranoff et Michel Carassou, Éd. Plasma, 1982 ; Éd. Arcane 17, 1996 (ISBN 2866960033).
  • Aron Steinberg, Mes amis des années de jeunesse [Друзия моих ранник лет], conversations avec Léon Chestov.
  • Nathalie Baranoff, Bibliographie des œuvres de Léon Chestov, 1975.
  • Nathalie Baranoff, Bibliographie des études sur Léon Chestov, Institut d'études slaves, 1978. - VIII-62-5 p. ; 25 cm. - (Bibliothèque russe de l'IES : série Écrivains russes en France ; 36/2.) (ISBN 2-7204-0132-3)
  • André Désilets, Léon Chestov, Québec, Éditions du Beffroi, 1984 (ISBN 2920449044).
  • Léon Chestov, revue Europe, no 960, avril 2009.
  • Geneviève Piron, Léon Chestov, philosophe du déracinement, Éditions L'Âge d'Homme, 2010 (ISBN 978-2-8251-3976-9).
  • Andrius Valevicius, « Celui qui édifie et détruit des mondes. Léon Chestov et le postmodernisme après une lecture de Tolstoï », Cahiers de l'immigration russe, no 3, Paris, Institut d'études slaves, 1996.
  • (en) Ramona Fotiade, Conceptions of the Absurd. From Surrealism to Chestov's and Fondane's Existential Thought, Oxford, European Humanities Research Centre, Legenda, 2001.
  • Maxime Lamiroy, Chestov, la lutte contre l'idéalisme, Belgique, Editions Lamiroy, février 2016 (ISBN 978-2-87595-055-0)

Articles[modifier | modifier le code]

  • Article « Léon Chestov », par Marie-Madeleine Davy, dans l'Universalis.
  • Article « Léon Chestov », par V.L. Kourabstev, dans Mikhaïl Masline (dir.) (trad. F. Lessourd), Dictionnaire de la philosophie russe, Lausanne, L'Âge d'Homme, coll. « Slavica », , 1007 p. (ISBN 978-2-8251-4024-6, OCLC 690354224), p. 125–126.
  • L'improbable rencontre : raison et science en question chez Lev Chestov et Simone Weil, in Le Feu sur la terre. Mélanges Boris Bobrinskoy, Presses Saint-Serge, 2005 (ISBN 2-910535-11-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Textes en russe[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]