Bouqueval

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bouqueval
Bouqueval
La mairie.
Blason de Bouqueval
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Intercommunalité CA Roissy Pays de France
Maire
Mandat
Francis Mallard
2020-2026
Code postal 95720
Code commune 95094
Démographie
Gentilé Valbuciens
Population
municipale
304 hab. (2018 en diminution de 6,46 % par rapport à 2013)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 00″ nord, 2° 26′ 00″ est
Altitude 90 m
Min. 67 m
Max. 110 m
Superficie 2,81 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Villiers-le-Bel
Législatives 9e circonscription du Val-d'Oise
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Bouqueval
Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise
Voir sur la carte topographique du Val-d'Oise
City locator 14.svg
Bouqueval
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bouqueval
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bouqueval

Bouqueval est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Valbuciens.

Ce petit village conserve son aspect rural à proximité des grands ensembles de la banlieue nord parisienne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Paysage urbain : rue de l'Église.

Bouqueval est un village périurbain du Val-d'Oise situé en plaine de France, à environ 20 km au nord de Paris et à 9 km à l'ouest de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de Goussainville, Gonesse, Villiers-le-Bel, Le Plessis-Gassot et Fontenay-en-Parisis.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bouqueval est bordée au sud par la vallée du Fossé-à-deux-Gueülles, drainé par un ruisseau qui se jette dans le Rhin, qui est un affluent du Croult et un sous-affluent de la Seine par la Vieille Mer[2].

Un autre cour d'eau, aujourd'hui disparu, la Grande-Voyrie, Voirie-Vendresse ou Voirie-Perdue traversait le terroir à l'est[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Bouqueval (2014).

Bouqueval est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[6],[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Bocunval vers 1205[8],[9].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -val « vallée », appellatif roman d'origine latine[10],[11], précédé d'un nom de personne germanique comme c'est généralement le cas.

Ce peut être l'anthroponyme germanique Bucco au cas régime > Bocun-[10],[11]. On le rencontre également dans Bouquemont (Meuse, Bucconis mons 962)[10]. Plus régulièrement, on devrait avoir *Bouconval comme Bouconville (Aisne, Ardennes, Meuse : Boconis villa, Bucconis villa, etc. XIe-XIIe siècles) et Bouconvillers (Oise, Buccumvillaris 1080)[12], mais -on- s'est amuï peut-être en raison de l'attraction analogique du mot bouc.

Ces formations toponymiques sont caractéristiques du Nord de la France.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine est fort ancienne puisqu'une occupation du lieu est attestée dès l'époque préhistorique, au moustérien, il y a 90 000 ans[réf. nécessaire]. Des outils en silex datant du néolithique ont été trouvés à la Fauconnière, aux Soixante-Arpents et à La Hayette. Le lieudit La Pierre des Druides rappelle sans doute un mégalithe aujourd'hui disparu[2].

L'occupation du territoire à la période gauloise est attestée par la découverte au lieudit Le Fossé-à-deux-Gueülles d'un habitat et d'une importante nécropole du IIIe siècle comprenant deux tombes à char dotées d'un riche mobilier et douze autres sépultures orientées nord-sud, ainsi que huit fosses rectangulaires abritaient des adultes et des enfants. D'autres prospections ont révélées trois sites - gaulois à La Remise-des-Grands-Druides (céramique de La Tène II et III, ossements de porcs, chèvres, moutons et volaille), ainsi que gaulois et gallo-romain à La Plaine-du-Moulin (entre 100 avant J.-C et la fin du IVe siècle), et de l'Antiquité tardive (IVe et Ve siècles après J.-C) à La Pointe-du-Teil[2].

Le fief fait partie de la châtellenie de Montmorency avant de passer, à partir du XVIe siècle, aux mains de grands officiers du Roi[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[13], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1801 à 1976 du canton d'Écouen de Seine-et-Oise puis du Val-d'Oise. En 1976, la commune intègre le canton de Gonesse[14]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Bouqueval fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse, et des tribunaux judiciaire ainsi que de commerce de Pontoise[15],[16].

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Villiers-le-Bel

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bouquemaison était membre de la communauté d'agglomération Roissy Porte de France, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1994 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du 27 janvier 2014, qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante en Île-de-France afin de pouvoir dialoguer avec la métropole du Grand Paris créée par la même loi, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération Roissy Pays de France dont est désormais membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Alain Aubard    
2008 En cours
(au 2 décembre 2020)
Francis Mallard   Réélu pour le mandat 2020-2026[17],[18]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2018, la commune comptait 304 habitants[Note 3], en diminution de 6,46 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +3,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
220177165120136134129134120
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
118120132126125136161138162
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
155149160146175170183156189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
148194260292289293301322319
2018 - - - - - - - -
304--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bouqueval ne compte pas de monument historique classé ou inscrit sur son territoire. On peut néanmoins signaler :

  • Église Saint-Jean-Baptiste, rue Rassigny :
    Cette église a la particularité d'être mitoyenne de la maison paroissiale, située devant la façade occidentale et contenant l'entrée de l'église. En plus de la nef de quatre travées, l'église comporte un clocher devant la première travée au nord ; un bas-côté nord de trois travées, dont chacune possède son propre pignon ; et d'un chœur d'une travée au chevet plat, au toit en croupe.
    L'église a été bâtie au XVIe siècle, mais les voûtes du chœur ne datent que de 1878.
    À l'intérieur, l'église renferme une dalle funéraire à double effigie du XVIe siècle, et un bénitier en pierre du XVIIe siècle composé d'une vasque ornée d'un décor de médaillons et de cuirs à enroulement. En 1545, après une reconstruction partielle, Charles Boucher, évêque auxiliaire de Paris, bénit trois autels de l'église dédiés à la Vierge, saint Sébastien et saint Michel[2],[22],[23].
  • Cimetière, rue Rassigny : Il abrite la tombe de Jean-Joseph Sue, membre de l'Académie de médecine (1830) et père du romancier Eugène Sue. Il avait acheté sous le Premier Empire le château de Bouqueval dont il avait fait sa maison de campagne.
  • Le poste électrique EDF-RTE (400 kV, 225 kV) du Plessis-Gassot est en partie situé sur la commune.

Parmi les édifice disparus, on note la salle Eugène-Sue, un bâtiment métallique conçu par l'architecte Jean Prouvé et installé à Bouqueval à la fin des années 1940, à l'initiative du maire de l'époque pour servir d'école, puis de salle polyvalente, et que la commune a vendu comme ferraille vers 2005[24].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La tombe de Jean-Joseph Sue.
  • Pierre de Boquenval était seigneur du lieu dans la première moitié du XIIIe siècle[2].
  • Le le marquis de Saint-Laurent, premier colonel du régiment d'infanterie étrangère de Nice, lieutenant général, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, seigneur de Bouqueval, Thiessonville et autres lieux, est mort en 1726 au château[2].
  • Jean-Joseph Sue (1760-1830), médecin et chirurgien français de l'époque Napoléonienne, a acheté sous l'Empire le château de Bouqueval pour en faire sa maison de campagne. Ce château était déjà disparu en 1899[2].
  • Son fils, le romancier Eugène Sue, y situe la ferme de son roman Les Mystères de Paris.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bouqueval Blason
Parti : au 1) coupé au I d'azur à la fleur de lis d'or, au II de gueules à l'agneau pascal contourné d'argent, au 2) d'or au bouc cabré de sable[25].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rémy Guadagnin, « Bouqueval : Les trésors des tombes gauloises », Vivre en Val d'Oise, no 6,‎ , p. 30-35.
  • Rémy Guadagnin, « La nécropole celtique de Bouqueval », Les Dossiers : histoire et archéologie, no 98,‎ , p. 52-63.
  • Catherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau et Agnès Somers, Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville : en Pays-de-France (Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Images du patrimoine), Paris, Association pour le Patrimoine Ile-de-France, Conseil Général du Val-d'Oise, , 103 pages illustrées p..
  • Dominique Foussard et Mathieu Lours (dir.), Églises du Val-d'Oise : Pays de France, vallée de Montmorency : dix siècles d'art sacré aux portes de Paris, Gonnesse, Société d'histoire et d'archéologie de Gonesse et du pays de France., , 308 p. (ISBN 978-2-9531554-0-2, notice BnF no FRBNF41234042), p. 69.
  • Dominique Foussard (dir.), Le patrimoine des communes du Val-d'Oise, t. I, Paris, Flohic, coll. « Le patrimoine des communes de France », , 1056 p. (ISBN 2-84234-056-6, notice BnF no FRBNF37193398), p. 301-303.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Flixecourt », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communes limitrophes de Bouqueval » sur Géoportail..
  2. a b c d e f g h et i « Archéologie & histoire de Bouqueval », Archéologie & Histoire par commune, sur https://www.valdoise.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 6 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 6 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 6 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le 6 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 6 avril 2021).
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 104b.
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)[1]
  10. a b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  11. a et b Ernest Nègre, op. cit.
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 101a
  13. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  16. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  17. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  18. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage mentionné en Bibliographie.
  23. Églises du Val-d'Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, ouvrage mentionné en Bibliographique.
  24. Aurélie Foulon, « Les élus divisés par la vente de la salle polyvalente », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2021).
  25. http://www.bouqueval.fr/content/heading500/content1845.html