Bombus

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bourdon et Bourdon noir.

Bombus ou Bourdon est un genre d'insectes sociaux volants de la famille des Apidae[1]. Comme l'abeille mellifère, les différentes espèces de bourdons se nourrissent du nectar des fleurs et récoltent le pollen pour nourrir leur larves. Ce sont des animaux utiles pour l'homme et la flore en contribuant à la pollinisation.

Ils sont plus trapus et plus velus que les abeilles sauvages ou domestiques. Les colonies de bourdons sont créées annuellement tandis que les sociétés d'abeilles domestiques sont permanentes. Alors que la reine de bourdons fonde sa colonie en édifiant le nid et l'approvisionne au début, la reine d'abeilles domestiques est exclusivement occupée par la ponte. Plus velu et capable de produire sa chaleur corporelle, le bourdon vole à partir de 5 degrés Celsius alors que l'abeille sort à partir de 15 degrés. Des particularités morphologiques et biologiques bien tranchées différencient donc bien bourdons et abeilles.

Les bourdons, comme la plupart des autres insectes pollinisateurs sont en déclin mondial[2], notamment suite à la dégradation ou disparition de leurs habitats par l'agriculture intensive[3],[2]. Des initiatives mondiales et nationales visent à rétablir les habitats et les populations de pollinisateurs[4],[5].

Taxonomie et biohomonymie[modifier | modifier le code]

Un bourdon approchant une fleur, la trompe déroulée et prête à sucer le nectar.

(Bombus est un groupe taxonomique récent[6] qui est a priori encore en pleine radiation spécifique et dont les subspéciation et spéciation allopatriques nombreuses semblent refléter les paléoévènements récents que sont les glaciations et déglaciations de l'époque quaternaire dans la zone paléarctique.) [pas clair]

Elles ont été suivies de restauration et renouvellement de populations qui expliqueraient de nombreuses sous-espèces formes ou variétés légèrement différentes avec des différences biogéographiques dans les colorations au sein d'une même espèce[7].

D'autres genres d'apidés d'apparence voisine sont parfois appelés "bourdons". Certains mâles d'abeilles sociales (dont les abeilles domestiques) sont appelés faux-bourdons. Alors que les Xylocopa ou xylocopes appartenant à la sous-famille les Xylocopinae sont parfois appelés bourdon bleu ou bourdon noir.

Description[modifier | modifier le code]

Bombus hypnorum mâle récoltant du pollen
Trompe à nectar.
Dard d'un bourdon femelle.

Ils se caractérisent et se différencient de la plupart des abeilles par une silhouette trapue et une importante pilosité. On peut aussi les confondre avec la « Volucelle bourdon » (Volucella bombylans) qui n'a pas de pilosité au niveau de la partie dorsale du thorax.

Il existe une variation (généralement territoriale) importante dans la coloration des individus à l'intérieur d'une même espèce.

Un examen à la loupe binoculaire est souvent nécessaire pour une identification correcte de l'espèce (via les genitalia).

Ils comptent parmi les plus petits animaux endothermes connus. Et leur endothermie (facultative[8]) est inhabituellement élaborée et efficace dans le monde des insectes[9]. Leur métabolisme (forte dépense énergétique), leur mode de vie (bourdonnière enterrée), leur couleur (bandes noires absorbant la chaleur du soleil) et leur « fourrure » isolante les aident à maintenir une température interne élevée[10]. Ils sont ainsi les premiers et derniers pollinisateurs Apoïdes actifs par temps frais.

Le corps des bourdons est la plupart du temps coloré de noir et jaune. Ils ont un aspect robuste et sont couverts de poils. Ils mesurent habituellement entre 6 et 25 mm de long. La taille générale dépend de la caste :

  • La reine, le plus gros insecte de la colonie, mesure entre 13 et 32 mm de long.
  • Les ouvrières (femelles sexuées ou non) mesurent entre 7 et 18 mm de long.
  • Les mâles mesurent entre 10 et 17 mm de long.

Les bourdons femelles ont un aiguillon lisse dépourvu de barbillon (contrairement aux abeilles) et ne risquent pas d’arracher une partie de leur abdomen en retirant le dard[11]. Comme les guêpes, elles ne meurent donc pas après avoir piqué et peuvent même infliger plusieurs douloureuses piqûres lorsqu'elles sont provoquées.

Les mâles n'ont pas d'aiguillon, donc ils ne piquent pas.

Les bourdons sont des insectes strictement végétariens. Les larves et les adultes se nourrissent de nectar, de miel et de pollen.

Comme les abeilles, ce sont des insectes pollinisateurs de première importance.

Vol et portance[modifier | modifier le code]

Vidéo d'un bourdon.

Comme la majorité des abeilles, le bourdon est capable de voler grâce au tourbillon d’air créé par le mouvement descendant de ses ailes. Le bourdon vole à une vitesse de trois mètres à la seconde. Certains scientifiques comparent sa capacité de voler au déplacement d’un nageur dans l’eau, le poids du bourdon étant très léger comparativement à l’air.

Habitat[modifier | modifier le code]

On les rencontre normalement dans les régions tempérées et plus fraîches que celles très fréquentées par les abeilles.

Ce sont presque les seuls insectes pollinisateurs d'un grand nombre de plantes (espèces à corolles bilabiées, genre Aconitum L. notamment, qui pourraient pâtir de la régression des bourdons, comme beaucoup d'autres plantes à fleur).

Comportements[modifier | modifier le code]

Ce sont des insectes sociaux. La reine, passant l'hiver seule, recherche au printemps une cavité soit naturelle comme un terrier de petit rongeur, soit artificielle comme un nichoir pour oiseaux pour y bâtir un nid à l'aide de mousse, de poils, de feuilles, d'herbe et y pond ses premiers œufs dans des cellules de cire. Là, les larves se transforment en nymphes puis en ouvrières stériles qui continueront le développement de la colonie en butinant pour la nourrir de nectar et de pollen de fleurs. À la fin de l'été, une couvée donnera naissance à de nouvelles reines qui devront passer l'hiver et recommenceront le cycle.

Généralement, les bourdons ne sont pas des insectes agressifs. Seules les femelles piquent par autodéfense quand elles se sentent menacées ou quand on dérange leur « nid ». Les espèces américaines sont réputées plus agressives[11]. Les bourdons femelles (c'est-à-dire la reine et les ouvrières) peuvent piquer si elles se sentent menacées.

Les bourdons sont de grands pollinisateurs encore actifs dans des conditions climatiques peu favorables et sont essentiels pour la biodiversité. Ils jouent un rôle important de pollinisateur des cultures de fraises, framboises, myrtilles et tomates où ils peuvent remplacer l’abeille[12]. Les bourdons munis d'un proboscis court (Bombus lucorum, Bombus terrestris, Bombus wurflenii) ne peuvent accéder au nectar produit par les petits nectaire des calices ou des corolles en forme de long tube. Ils adoptent une stratégie différente, perforent la base du périanthe (laissant un trou caractéristique), quelquefois en même temps le calice et la corolle, et passent leur trompe dans ce jour pour atteindre le nectar, sans assurer la pollinisation. Ces ouvertures profitent ultérieurement à des insectes anthophiles (d'autres bourdons, abeilles)[13]. Fruits de millions d’années de coévolution, les relations mutualistes entre fleurs et bourdons pourraient être bouleversées par le réchauffement climatique qui entraîne une raréfaction de toutes les espèces de fleurs. Confrontés à cette insécurité alimentaire, les bourdons à proboscis long ouvrent leur régime à d’autres types de fleurs, dont celles à corolle peu profonde. La sélection naturelle favorise ainsi les individus à langue plus courte, entraînant un rapide rétrécissement de l’organe chez ces espèces[14].

Des élevages sont organisés à grande échelle en France et dans d'autres pays et font l'objet d'un commerce national et international. Depuis les années 1980, on élève aux Pays-Bas et en Belgique plusieurs espèces pour une pollinisation horticole dirigée.

Cycle de vie[modifier | modifier le code]

Défécation d'excréments liquides d'un bourdon sous l'effet de la contraction de son abdomen.
Nid de bourdons, une reine passant devant la scène.

L'ensemble des bourdons passent par quatre stades de développement qui sont :

Seules les jeunes reines fécondées passent l'hiver à l'état adulte. Les bourdons forment donc de nouvelles colonies chaque année. Au printemps, les reines cherchent un emplacement généralement sous terre, dans une cavité déjà existante, par exemple un ancien terrier de rongeur, pour y fonder une colonie. La reine récolte de la végétation (herbes, mousse, feuilles) ou même des poils pour tapisser l'intérieur de sa nouvelle demeure.

Elle construit en quelques jours, plus ou moins simultanément, deux cellules de cire et de pollen, de la taille d'un dé à coudre. - L'une d'elles accueille les premiers œufs de la colonie. - L'autre porte le nom de pot de miel. La reine la remplit de nectar régurgité et l'utilise comme garde-manger pendant qu'elle s'occupe de ses œufs. Elle est ainsi capable de se nourrir sans cesser la garde de sa progéniture.

Les œufs sont déposés dans la cellule de ponte sur une réserve de nourriture pour les larves (nectar + pollen) recouverte de cire. L'éclosion a lieu de trois à cinq jours plus tard. Les jeunes larves, blanches et sans pattes, s'alimentent ensemble dans l'alvéole. Au bout d'environ une semaine, chacune des larves fabrique un cocon de soie dans lequel elle se transforme en nymphe.

La reine enlève la cire qui recouvre les cocons des nymphes et couve à nouveau. Les adultes qui en sortent au bout de 12 à 14 jours sont des ouvrières. Ces femelles stériles s'occuperont de la prochaine génération produite par la reine.

À mesure que le temps passe, la reine focalise son activité sur la ponte et la construction de cellules pour ses nouveaux œufs. Elle dépose généralement trois ou quatre œufs par alvéole, qui donneront naissance à des femelles stériles. Les autres tâches sont laissées aux ouvrières.

Vers la fin de l’été, la reine pond des mâles (œufs non fécondés comme pour le genre Apis) ainsi que des femelles fertiles. Les larves de ces insectes reproducteurs sont nourries par les ouvrières, par régurgitation, d'un mélange de miel et de pollen.
À ce stade, les ruches peuvent compter jusqu'à 600 individus chez le bourdon terrestre (bien moins que dans les ruches d'abeilles Apis qui peuvent compter plusieurs milliers d'individus).

Une fois adultes, les mâles et les femelles fertiles quittent le nid et s'accouplent. Pour passer l'hiver, les futures reines fécondées s'abritent dans n’importe quel abri sec et protégé (par exemple sous une écorce). Le reste de la colonie meurt avec la froidure de l'automne.

Pathologies[modifier | modifier le code]

Les bourdons, notamment en fin de vie, sont fréquemment parasités par des acariens (parasites externes et/ou internes), dont des acariens spécialisés de la famille des Podapolipidae[15].

État des populations, menaces[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup d'insectes et en particulier de pollinisateurs (papillons et abeilles notamment), le bourdon semble affecté par une rapide dégradation de l'environnement depuis quelques décennies. Les bourdons étant réputés très communs, leur régression a sans doute été sous-estimée et est d'abord passée inaperçue, comme pour les abeilles sauvages et les guêpes et beaucoup d'autres insectes qui ont régressé. Certaines espèces régressent beaucoup moins que les abeilles, d'autres ont localement disparu.

Des inventaires ont été fréquents et réguliers dans quelques régions d'Europe (Belgique, surtout en Région wallonne ; et sud de la France, dont Languedoc-Roussillon surtout), ce qui a permis de confirmer ce que beaucoup de naturalistes pressentaient, c'est-à-dire que les populations de Bombus ont très fortement régressé depuis le début du XXe siècle (en nombre d'espèces et en effectifs par espèce) dans les zones industrielles, urbanisées et d'agriculture intensive, au nord de la Loire et particulièrement dans le Nord de la France et en Belgique où le suivi naturaliste des Bombus a été très régulier depuis le milieu du XXe siècle (les périodes 1915-1940 et 1970-1986 ayant été particulièrement bien couvertes par les entomologistes). Sur les 30 espèces autrefois observées en Belgique, seules 2 ou 3 sont encore relativement communes[16].

Au Royaume-Uni, sur les 27 espèces connues, deux au moins sont éteintes en 2009, et toutes les autres sont considérées comme sérieusement menacées (« seriously threatened »)[17]. À titre d'exemple, Bombus sylvarum aurait perdu 90 % de ses effectifs au XXe siècle, ne survivant plus que dans les zones où des prairies extensives ont été sauvegardées. Une association anglaise a restauré un sanctuaire des bourdons en restaurant de vastes prairies fleuries[18] et plusieurs études montrent que l'agroécologie pourrait améliorer la situation des pollinisateurs[19].

Causes[modifier | modifier le code]

Des biologistes de l’université de Stirling (Écosse) ont expérimentalement exposé des colonies en développement à des doses d’imidaclopride (néonicotinoïde matière active du Gaucho, Coboy 350, Confidor, Provado, etc.) à dose comparable à celles que les bourdons trouvent aujourd’hui dans le nectar en milieu naturel. En six semaines, les nids des bourdons exposés étaient 8 % à 12 % plus légers que les témoins, laissant supposer que la colonie se nourrissait moins[12]. Pire, chaque nid avait en moyenne produit 85 % de reines en moins, ce qui conduit a priori à une diminution de 85 % des nids pour l’année suivante, alertent les chercheurs [12].

Une autre cause est la diminution des ressources florales disponibles sur plusieurs saisons et aux échelles écopaysagères dans les paysages agricoles[2],[20],[21].

Le réchauffement climatique est suspecté d'impacter la survie des insectes, notamment les vagues de canicules qui ont touché diverses régions du monde depuis la fin du XXe siècle[8].

Initiatives pour la sauvegarde des bourdons[modifier | modifier le code]

  • Un observatoire des bourdons[22], porté par le Muséum national d'histoire naturelle, l'association Asterella et Tela Insecta, a vu le jour en 2008. Il propose au grand public d'aider les scientifiques à suivre la biodiversité en comptant les bourdons dans son jardin. Fin 2010, plus de 750 personnes participent activement à ce réseau.
  • Des nids à bourdons (à enterrer dans le sol) sont vendus dans le commerce par des sociétés spécialisées, notamment en Allemagne.
  • De nombreuses ONG contribuent à sensibiliser le public à l'importance de ne pas utiliser de pesticides dans le jardin, se nourrir d'aliments cultivés issus de l'agriculture biologique et conserver des bandes fleuries pour les pollinisateurs, dont le bourdon.
  • Des initiatives internationales scientifiques émergent aussi, encouragées par le déclin brutal et très important des populations d'abeilles et de nombreux papillons dans les zones d'agriculture intensive, puis sur de vastes territoires. Certaines portent sur une échelle mondiale, comme le projet élaboré dans le cadre de la convention pour la biodiversité (ex. : le programme Pollinators[23]) ou sur des échelles supranationales telles qu'européennes (European Pollinator Initiative[24].)

Espèces[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des espèces du genre Bombus.

Liste (sous-espèces non comprises)

Espèces européennes[modifier | modifier le code]

Espèces nord-américaines (à compléter)[modifier | modifier le code]

Art[modifier | modifier le code]

Le bourdon a inspiré à Nikolaï Rimski-Korsakov le Vol du bourdon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Denis Michez, « La nouvelle classification des abeilles (Hymenoptera, Apoidea, Apiformes) ou la chute de l’abeille mellifère (Apis mellifera L.) de son piédestal », OSMIA, série hiver 2006-2007, no 1,‎ , p. 24 (lire en ligne)
  2. a, b et c Carvell C & al. (2017) Bumblebee family lineage survival is enhanced in high-quality landscapes ; Nature  ; doi:10.1038/nature21709 (résumé)
  3. Cameron S.A et al. (2011), Patterns of widespread decline in North American bumble bees. Proc. Natl Acad. Sci. USA 108, 662–667
  4. Vanbergen A.J & The Insect Pollinators Initiative (2013), Threats to an ecosystem service: pressures on pollinators. Front. Ecol. Environ 11, 251–259
  5. Department for Environment, Food & Rural Affairs (2014), National Pollinator Strategy: for bees and other pollinators in England.
  6. Williams, 1985
  7. Reinig, 1937, 1939, 1965, 1970, in Monographie écologique et zoogéographique des Bourdons de France et de Belgique (Hymenoptera Apidae, Bombinae), Faculté des Sciences agronomiques de l'État ; Gembloux (Belgique)
  8. a et b « "A Protocol to Assess Insect Resistance to Heat Waves, Applied to Bumblebees (Bombus Latreille, 1802)" »(en)
  9. « "Historical Biogeography, Divergence Times, and Diversification Patterns of Bumble Bees (Hymenoptera: Apidae: Bombus) »(en)
  10. "Bumblebee economics" (livre) de B. Heinrich, 1979)
  11. a et b http://www.bumblebee.org/bodySting.htm
  12. a, b et c Penelope R. Whitehorn, Stephanie O’Connor, Felix L. Wackers & Dave Goulson « Neonicotinoid Pesticide Reduces Bumble Bee Colony Growth and Queen Production » ; Science 1215025 Published online 29 March 2012 (article complet, en PDF)
  13. Paul Pesson, Jean LouveauX, Pollinisation et productions végétales, Éditions Quae, , p. 619
  14. (en) Nicole E. Miller-Struttmann et col, « Functional mismatch in a bumble bee pollination mutualism under climate change », Science, vol. 349, no 6255,‎ , p. 1541-1544 (DOI 10.1126/science.aab0868)
  15. Page sur les Podapolipidae (en)
  16. Pierre Rasmont, 1988, Monographie écologique et zoogéographique des Bourdons de France et de Belgique (Hymenoptera Apidae, Bombinae), Faculté des Sciences agronomiques de l'État ; Gembloux (Belgique)
  17. (en) Association pour la conservation des bourdons
  18. (en) À propos du sanctuaire des bourdons
  19. Pywell, R. F. et al. (2015), Wildlife-friendly farming increases crop yield : evidence for ecological intensification. Proc. R. Soc. B 282, 20151740
  20. Dicks, L. V. et al. How much flower-rich habitat is enough for wild pollinators? Answering a key policy question with incomplete knowledge. Ecol. Entomol . 40, 22–35 (2015)
  21. Baude, M. et al. (2016), Historical nectar assessment reveals the fall and rise of floral resources in Britain. Nature 530, 85–88
  22. Observatoire des bourdons
  23. Programme Pollinators
  24. European Pollinator Initiative soutenue par l'ONU via la FAO

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albouy, Vincent (2005), Les bourdons (ISBN 2701139910)
  • Benton, T. (1998), Bumblebees: the Natural History & Identification of the Species found in Britain (Collins, 2006)
  • Beekman, M., van Stratum, P & Lingeman, R. Diapause survival and post-diapause performance in bumblebee queens (Bombus terrestris). Entomol. Exp. Appl . 89, 207–214
  • Bourke A.F.G (1997), Sex ratios in bumble bees. Phil. Trans. R. Soc. Lond. B 352, 1921–1933
  • Carvell, C., Bourke, A. F. G., Osborne, J. L. & Heard, M. S (2015). Effects of an agri-environment scheme on bumblebee reproduction at local and landscape scales. Basic Appl. Ecol . 16, 519–530
  • Carvell, C. et al. (2012), Molecular and spatial analyses reveal links between colony-specific foraging distance and landscape-level resource availability in two bumblebee species. Oikos 121, 734–742
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  • Carvell, C. et al. (2014), Location data of worker bumblebees across an agricultural landscape in Buckinghamshire, UK. NERC Environmental Information Data Centre http://dx.doi.org/10.5285/a60f52b8-0f9f-44f6-aca4-861cb461a0eb
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  • Winfree, R., Aguilar, R., Vázquez, D. P., LeBuhn, G. & Aizen, M. A. (2009), A meta-analysis of bees’ responses to anthropogenic disturbance. Ecology 90, 2068–2076
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Liens externes[modifier | modifier le code]