Baltique (chien)

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Baltique (1987-[1]) était la chienne labrador noire emblématique du président de la République française François Mitterrand. Une chanson de Renaud lui est consacrée, intitulée Baltique.

François Mitterrand avait déclaré ironiquement qu'il envisageait de nommer « Baltique » au Conseil économique et social.[réf. nécessaire] Dans son livre Interlocuteur privilégié, j'ai protégé Mitterrand, Daniel Gamba raconte l'importance incroyable que ce labrador avait à l'Élysée. Il témoigne que lorsque la chienne s'est enfuie « la vie s'est arrêtée au palais ».

Le à Jarnac, trois jours après la mort de l'ancien président, Baltique était présente sur le perron de l'église où eut lieu une cérémonie religieuse de funérailles. Elle fut tenue en laisse par Michel Charasse, ancien ministre du budget, durant toute la cérémonie.

Un ensemble de deux statues de bronze représentant François Mitterrand et Baltique, réalisées par le sculpteur Jacques Raoult, a été inauguré le 21 mai 1996 par Danielle Mitterrand à Soustons, dans les Landes, où se situe la bergerie de Latche[2]. François Mitterrand est représenté à l'automne de sa vie, marchant derrière sa chienne : selon Jacques Raoult, « le chien est le guide de l'homme dans la nuit de la mort après avoir été son compagnon dans le jour de la vie[3]. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'éditeur Hachette fit écrire quatre tomes de « mémoires » de l'animal, les Aboitim, pastiches du Verbatim de Jacques Attali, sous le nom d'auteur « Baltique ». L'auteur de ces « mémoires de Baltique », longtemps non identifié, est Patrick Girard, qui a travaillé, pour les deux premiers tomes, en collaboration avec Stéphane Benhamou, frère de Georges-Marc Benamou, auteur d'un livre sur les derniers mois de François Mitterrand (Le Dernier Mitterrand, 1997) et qui aurait gracieusement fourni des sources[4]. Le premier tome des Aboitim fut publié conjointement par Hachette et sa filiale Carrère, les trois suivants par Édition N°1, une autre de ses filiales  :

  • Aboitim. 1., sous-titré « Neuf années dans les secrets de François Mitterrand », Hachette-Carrère, Paris, 1996, 218 p, (ISBN 2-01-237066-7).
  • Aboitim 2. Ma part d'héritage, Éditions N°1, Paris, 1997, 227 p., (ISBN 2-863-91789-7).
  • Aboitim 3. Pour solde de tout compte, Éditions N°1, Paris, 1997, 213 p., (ISBN 2-86391-836-2).
  • Aboitim 4. Oua-oua m'a dit, Éditions N°1, Paris, 2001, 186 p., (ISBN 2-8461-2026-9).

Les trois premiers tomes furent regroupés dans Aboitim : la compil, Éditions N°1, Paris, 2001, 622 p., (ISBN 2-8461-2038-2).

Parallèlement, une autre filiale de Hachette Livre, Calmann-Lévy, a également publié, en 1996, un autre volume de « Mémoires du labrador de François Mitterrand » (sous-titre imprimé en couverture de l'ouvrage) :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Date de décès connue par Anne Pingeot : cf. Mitterrand, François, Lettres à Anne : 1962-1995, Gallimard, coll. « Blanche », 2016, 1280 p. (ISBN 978-2070197248), p. 1247.
  2. Cf. Fiche du monument sur le site E-monumen.net.
  3. Cité in « Mitterrand, l'homme qui marche », Valérie Sasportas, Le Figaro, 1er août 2016.
  4. Cf. « Dans la gueule de Baltique », Jean-Baptiste Daoulas, revue Charles n°16, 6 janvier 2016, pp. 68-77, et « Michel Charasse. L'ex-ministre PS a une arme au Conseil constitutionnel », Ouest-France.fr, 6 janvier 2016.