Mazarine Pingeot

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Mazarine Mitterrand Pingeot
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Mazarine Pingeot en .

Nom de naissance Mazarine-Marie Pingeot
Naissance (42 ans)
Avignon
Nationalité France Française
Profession
Professeur de philosophie, écrivaine
Conjoint

Mazarine Mitterrand Pingeot[2] est une femme de lettres française, née le à Avignon. Elle est également professeur agrégée de philosophie et docteur en philosophie (actuellement PRAG à l'université Paris-VIII à Saint-Denis). Elle est aussi, de manière plus anecdotique, chroniqueuse culture.

Elle est la fille de François Mitterrand, président de la République française de 1981 à 1995 ; ce lien de parenté est resté caché au grand public jusqu'en 1994. La révélation de sa filiation avec l'ancien président de la République a fait l'objet d'une très large couverture médiatique.

Elle est par ailleurs administratrice de l'institut François-Mitterrand[3].

[4]Auteur de nombreux romans, les thèmes de la famille, de la maternité et de l'enfance sont traités régulièrement dans son œuvre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Fille de François Mitterrand et d'Anne Pingeot[5], conservatrice au musée d'Orsay, Mazarine Marie Pingeot est reconnue par François Mitterrand devant notaire, le [6]. Jean-Edern Hallier aurait tenté, dès 1982, de dévoiler la filiation complète de l'enfant[7],[8] puis veut publier, en mars 1984, L'Honneur perdu de François Mitterrand, un brûlot qui, au départ, devait d'ailleurs s'appeler Mitterrand et Mazarine ; le président de la République parvient à faire détruire les livres avant leur publication[9].

Ce sont deux photographes de presse de l'agence Sphinx, Pierre Suu et Sébastien Valiela qui publient, en novembre 1994, dans Paris Match, une photo de Mazarine et son père à la sortie du restaurant Le Divellec[10].

Elle effectue sa scolarité à l'école Saint-Benoît et au lycée Henri-IV à Paris[11]. En septembre 1994, elle intègre l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (classée 4e sur 35). Agrégée de philosophie (reçue en juillet 1997 18e sur 73), Mazarine Pingeot a d'abord enseigné à l'université de ProvenceAix-en-Provence)[12], puis au lycée Colbert dans le 10ème arrondissement de Paris, avant d'entrer à Paris VIII en tant que Prag.

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

En 1998, elle publie son Premier Roman, qui bénéficie d'une large couverture médiatique mais il est diversement accueilli par certains critiques[13]. Cet ouvrage se vend à 60 000 exemplaires. Il est traduit dans plusieurs langues[14]. Tout en assurant une carrière journalistique (elle est un moment détentrice d'une chronique irrégulière dans le magazine Elle), elle publie, en 2000, Zeyn ou la Reconquête, un roman beaucoup moins bien accueilli que le premier mais qui toutefois confirme sa notoriété au point de voir naître quelques pastiches[15]. Au début de sa carrière littéraire, Mazarine Pingeot ne bénéficie pas de l'indulgence des critiques littéraires. Nelly Kaprièlian, des Inrockuptibles examinait son cas d'une formule lapidaire : « Mazarine Pingeot, (...) parce qu’elle est la fille d’un des rares présidents français qui lisaient, a toujours cru et tenté de nous faire croire qu’elle « écrivait » »[16].

En 2003, elle est chroniqueuse littéraire dans l'émission Field dans ta chambre de Michel Field puis, à partir de 2004, dans Ça balance à Paris, toujours avec Michel Field et diffusée sur la chaîne de télévision Paris Première. L'année 2003 voit aussi la publication d'un essai, Ils m'ont dit qui j'étais, qui traite de ses lectures. La forme, des fiches de lecture reliées à ses expériences personnelles, séduit un certain nombre de critiques[17].

En février 2005 est publié son quatrième ouvrage Bouche cousue (Julliard). Ce récit autobiographique se présentant sous la forme d'un journal intime s'est vendu à 200 000 exemplaires[18]. Puis il y eut Le cimetière des poupées, Pour mémoire, Mara, Bon petit soldat, Conversations avec Descartes, Les invasions quotidiennes, la dictature de la transparence, et Théa. Elle a créé une collection de sciences humaines avec son amie Sophie Nordmann, dans la maison d'édition Robert Laffont, intitulée "les nouvelles mythologies".

Parallèlement, elle fait de la radio - Europe un (à trois sur la balançoire avec Constance Chaillet), France culture (avec Jean-Michel Djian, "la part d'enfance", qui donnera lieu à un livre).

Pour le dixième anniversaire de la mort de son père, en janvier 2006, Mazarine Pingeot signe la préface du livre de Stéphane Trano, Mitterrand, une affaire d'amitié, dans lequel elle croise son témoignage avec celui de Jean-Christophe Mitterrand, pour la première fois. Mais elle a aussi préfacé le livre d'entretien entre son père et Marguerite Duras, le bureau de poste de la rue Dupin, ainsi que d'autres ouvrages.

Elle intervient toujours avec d'autres chroniqueurs, dans l'émission télévisée Ça balance à Paris sur Paris Première, animée depuis la rentrée 2010 par Éric Naulleau.

Elle a soutenu une thèse sur René Descartes à l'université Paris 8[19].

Le 4 janvier 2017, elle annonce sur Europe 1 qu'elle votera Vincent Peillon à la primaire citoyenne de 2017.

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

À l'occasion des primaires de la Gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017, elle apporte publiquement son soutien à Vincent Peillon[20].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle a été la compagne du présentateur Ali Baddou entre 1992 et 1998[21]. Elle est séparée de Mohamed Ulad-Mohand, rencontré en 2001 à la Villa Médicis de Rome, alors pensionnaire de cette académie, avec qui elle a eu un fils, Astor, né le 11 juillet 2005, et deux filles, Tara, née le 5 octobre 2007, et Marie, née le 21 décembre 2009[22].

Le 31 août 2014, Mazarine Pingeot et Didier Le Bret « officialisent » implicitement leur relation en apparaissant ensemble publiquement lors du salon La forêt des livres à Chanceaux-près-Loches (Indre-et-Loire)[23].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Participations

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Depuis le , elle est la marraine du Village du Livre d'Ambierle, dans la Loire.
  • Depuis le 22 janvier 2010, elle présente une nouvelle Web émission confidence intitulée Le Café en partenariat avec Dailymotion, lesinfos.com et Starbucks Coffee France. L'émission est disponible sur Dailymotion.
  • elle fait partie du comité scientifique du festival "philosophia" qui se tient chaque année à Saint-Emilion

Pastiche littéraire[modifier | modifier le code]

Son livre Premier roman (1998) a été parodié sous le titre « Margarine Peugeot, Dernier Roman » dans le recueil de pastiches Rentrée littéraire « présentée par Fabrice del Dingo », Lattès, 1999. (ISBN 2709621088)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Caroline Michel, « Le compagnon de Mazarine, nouvel homme clé du renseignement » sur L'Obs, 5 juin 2015
  2. Journal officiel du 10 novembre 2016 (texte 111- Annonces) - Décret du 8 novembre 2016 portant changements de noms - NOR : JUSN1629212D
  3. Conseil d'administration de l'institut François-Mitterrand.
  4. Mazarine Pingeot, Salondulivrebeyrouth.org, consulté le 7 novembre 2011.
  5. « L'histoire de Mazarine Pingeot, la fille cachée de François Mitterrand ».
  6. « La seconde famille de François Mitterrand » sur le site de L'Express.
  7. Livre, puis L'Idiot international.
  8. « Jean-Edern Hallier mord encore », entretien avec Jean-Pierre Thiollet par Sébastien Bataille, Causeur, 8 octobre 2016.
  9. Paul Webster, Mitterrand : l'autre histoire, 1945-1995, Éditions du Félin, , p. 191.
  10. Mazarine Pingeot sur le site du magazine Paris Match.
  11. « Mazarine Pingeot biographie », sur www.linternaute.com (consulté le 6 juin 2015).
  12. Mazarine Pingeot, France Inter
  13. « [...] un livre touffu, [...] encore un peu embarrassé. », selon Josyane Savigneau, Le Monde, 3 avril 1998.
  14. Fiche du livre.
  15. Centre d'Etudes Mazarine Pingeot.
  16. http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/45131/date/2010-05-23/article/edito-livres-summertime-antiselection-des-bests-de-lete/
  17. « Autant ses romans sont tartes, autant cet essai littéraire est sympathique. » écrit Éric Ollivier dans Le Figaro, 6 mai 2003.
  18. Mazarine Pingeot sur le site de La République des Lettres.
  19. Thèses.fr
  20. 6 Medias, « Voyeurisme : la réponse de Karine Le Marchand à Mazarine Pingeot », Le Point,‎ (lire en ligne)
  21. Elise Petter, « Ali Baddou est-il en couple ou célibataire ? », terrafemina.com, 6 juin 2015.
  22. Chronologie biographique de Mazarine Pingeot sur le site du magazine Gala.
  23. Caroline Michel, « Le compagnon de Mazarine, nouvel homme clé du renseignement », tempsreel.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne).
  24. « Mazarine », bibliomonde.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]