Mazarine Pingeot

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Mazarine Pingeot
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Mazarine Pingeot en .

Naissance (41 ans)
Avignon
Nationalité France Française
Profession
Professeur de philosophie, écrivain
Conjoint

Mazarine Marie Pingeot, née le à Avignon (Vaucluse), est un écrivain français et professeur agrégée de philosophie (actuellement PRAG à l'université de Paris VIII à Saint-Denis), tout en étant doctorante[2]. Elle est également, de manière plus anecdotique, chroniqueuse culture. Fille naturelle de François Mitterrand, président de la République française de 1981 à 1995, un lien de parenté qui resta caché au grand public jusqu'en 1994. La révélation de sa parenté avec l'ancien président de la République a fait l'objet d'une très large couverture médiatique. Elle est par ailleurs administratrice de l'Institut François-Mitterrand[3]. Auteure de nombreux romans, les thèmes de la famille, de la maternité et de l'enfance sont traités régulièrement dans son œuvre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de François Mitterrand et d'Anne Pingeot[4], conservatrice au musée d'Orsay, Mazarine Marie Pingeot est reconnue par François Mitterrand devant notaire le [5]. Jean-Edern Hallier aurait tenté dès 1982 de dévoiler ces informations[6] puis veut publier en mars 1984 un brûlot intitulé L'Honneur perdu de François Mitterrand, qui au départ devait d'ailleurs s'appeler Mitterrand et Mazarine, le président de la République parvenant à faire détruire les livres avant leur publication[7]. Ce sont deux photographes Pierre Suu et Sébastien Valiela qui publient en novembre 1994, dans Paris Match, une photo de Mazarine et son père à la sortie du restaurant le Divellec[8].

Elle effectue sa scolarité à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur et au lycée Henri-IV à Paris[9]. En septembre 1994, elle intègre l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (classée 4e sur 35). Agrégée de philosophie (reçue en juillet 1997 18e sur 73), Mazarine Pingeot a déposé fin 2011 un projet de thèse portant sur Descartes et a enseigné à l'université de ProvenceAix-en-Provence)[10].

En 1998, elle publie un roman intitulé Premier Roman, qui bénéficie d'une large couverture médiatique mais est diversement accueilli par certains critiques[11]. Cet ouvrage se vend à 60 000 exemplaires. Il est traduit dans plusieurs langues[12]. Tout en assurant une carrière journalistique (elle est un moment détentrice d'une chronique irrégulière dans le magazine Elle), elle publie, en 2000, Zeyn ou la Reconquête, un roman beaucoup moins bien accueilli que le premier mais qui toutefois confirme sa notoriété au point de voir naître quelques pastiches[13]. De manière générale, Mazarine Pingeot ne bénéficie pas de l'indulgence des critiques littéraires. Nelly Kaprièlian, des Inrockuptibles examinait son cas d'une formule lapidaire : « Mazarine Pingeot, (...) parce qu’elle est la fille d’un des rares présidents français qui lisaient, a toujours cru et tenté de nous faire croire qu’elle « écrivait » »[14].

En 2003, elle est chroniqueuse littéraire dans l'émission Field dans ta chambre de Michel Field puis, à partir de 2004, dans Ça balance à Paris, toujours avec Michel Field et diffusée sur la chaîne de télévision Paris Première. L'année 2003 voit aussi la publication d'un essai, Ils m'ont dit qui j'étais, qui traite de ses lectures. La forme, des fiches de lecture reliées à ses expériences personnelles, séduit un certain nombre de critiques[15].

En février 2005 est publié son quatrième ouvrage Bouche cousue (Julliard). Ce récit autobiographique se présentant sous la forme d'un journal intime s'est vendu à 200 000 exemplaires[16].

En octobre 2012 sort Bon petit soldat.

Un centre d'études consacré à son œuvre a été créé[17]. Il s'agit en réalité d'un centre d'études parodique, un « canular », fondé par un ancien élève de l’École normale supérieure[18].

Pour le dixième anniversaire de la mort de son père, en janvier 2006, Mazarine signe la préface du livre de Stéphane Trano, Mitterrand, une affaire d'amitié, dans lequel elle croise son témoignage avec celui de Jean-Christophe Mitterrand, pour la première fois.

Elle intervient toujours, de manière aléatoire avec d'autres chroniqueurs, dans l'émission Ça balance à Paris, animée depuis la rentrée 2010 par Éric Naulleau.

Elle prépare depuis 2011 une thèse sur René Descartes à l'université Paris 8[19].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle a été la compagne du présentateur Ali Baddou entre 1992 et 1998[20]. Elle est séparée de Mohamed Ulad-Mohand, rencontré en 2001 à la Villa Médicis de Rome, alors pensionnaire de cette académie, avec qui elle a eu un fils, Astor, né le 11 juillet 2005, et deux filles, Tara, née le 5 octobre 2007, et Marie, née le 21 décembre 2009[21].

Le 31 août 2014, Mazarine Pingeot et Didier Le Bret « officialisent » implicitement leur relation en apparaissant ensemble publiquement lors du salon « La forêt des livres » à Chanceaux-près-Loches (Indre-et-Loire)[22].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Participations

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Depuis le 22 janvier 2010, elle présente une nouvelle Web émission confidence intitulée Le Café en partenariat avec Dailymotion, lesinfos.com et Starbucks Coffee France. L'émission est disponible sur Dailymotion.
  • Depuis le , elle est la marraine du Village du Livre d'Ambierle, dans la Loire.

Pastiche littéraire[modifier | modifier le code]

Son livre Premier roman (1998) a été parodié sous le titre « Margarine Peugeot, Dernier Roman » dans le recueil de pastiches Rentrée littéraire « présentée par Fabrice del Dingo », Lattès, 1999. (ISBN 2709621088)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150604.OBS0185/le-compagnon-de-mazarine-nouvel-homme-cle-du-renseignement.html
  2. Mazarine Pingeot, Salondulivrebeyrouth.org, consulté le 7 novembre 2011.
  3. Conseil d'administration de l'Institut François-Mitterrand.
  4. « L'histoire de Mazarine Pingeot, la fille cachée de François Mitterrand ».
  5. « La seconde famille de François Mitterrand » sur le site de L'Express.
  6. Livre, puis L'Idiot international.
  7. Paul Webster, Mitterrand : l'autre histoire, 1945-1995, Éditions du Félin, , p. 191.
  8. Mazarine Pingeot sur le site du magazine Paris Match.
  9. « Mazarine Pingeot biographie », sur www.linternaute.com (consulté le 6 juin 2015).
  10. Mazarine Pingeot, France Inter
  11. « [...] un livre touffu, [...] encore un peu embarrassé. », selon Josyane Savigneau, Le Monde, 3 avril 1998.
  12. Fiche du livre.
  13. Centre d'Etudes Mazarine Pingeot.
  14. http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/45131/date/2010-05-23/article/edito-livres-summertime-antiselection-des-bests-de-lete/
  15. « Autant ses romans sont tartes, autant cet essai littéraire est sympathique. » écrit Éric Ollivier dans Le Figaro, 6 mai 2003.
  16. Mazarine Pingeot sur le site de La République des Lettres.
  17. Site officiel du Centre d'Études Mazarine Pingeot.
  18. Sélection d'articles de presse sur le centre Mazarine Pingeot.
  19. Thèses.fr
  20. Elise Petter, « Ali Baddou est-il en couple ou célibataire ? », terrafemina.com, 6 juin 2015.
  21. Chronologie biographique de Mazarine Pingeot sur le site du magazine Gala.
  22. Caroline Michel, « Le compagnon de Mazarine, nouvel homme clé du renseignement », tempsreel.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne).
  23. « Mazarine », bibliomonde.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]