Mazarine Pingeot

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Mazarine Pingeot
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Mazarine Pingeot en .
Nom de naissance Mazarine Marie Pingeot
Naissance (43 ans)
Drapeau : France Avignon
Nationalité Drapeau : France Française
Profession
Conjoint

Mazarine Mitterrand Pingeot[2], connue sous son nom antérieur, Mazarine Pingeot, est une écrivaine française, née le à Avignon en France. Elle est également professeure agrégée de philosophie et docteure en philosophie (actuellement professeure agrégé à l'université Paris-VIII à Saint-Denis), et de manière plus anecdotique, chroniqueuse sur des sujets culturels.

Elle est la fille de François Mitterrand, président de la République française de 1981 à 1995. La révélation de ce lien de parenté, resté caché au grand public jusqu'en 1994, a fait l'objet d'une très large couverture médiatique.

Mazarine Pingeot est par ailleurs administratrice de l'institut François-Mitterrand[3].

Auteure de nombreux romans, Mazarine Pingeot aborde régulièrement les thèmes de la famille, de la maternité et de l'enfance dans son œuvre[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Fille de François Mitterrand et d'Anne Pingeot[5], conservatrice au musée d'Orsay, Mazarine Marie Pingeot est reconnue par François Mitterrand devant notaire, le [6]. Jean-Edern Hallier aurait tenté, dès 1982, de dévoiler la parenté complète de l'enfant[7],[8] puis veut publier, en , L'Honneur perdu de François Mitterrand, un brûlot qui, au départ, devait d'ailleurs s'appeler Mitterrand et Mazarine ; le président de la République parvient à faire détruire les livres avant leur publication[9].

Ce sont des paparazzi de l'agence Sphinx, Pierre Suu et Sébastien Valiela qui publient, en , dans Paris Match, une photo de Mazarine et son père à la sortie du restaurant Le Divellec[10].

Elle effectue sa scolarité à l'école Saint-Benoît, puis à la maison d'éducation de la Légion d'honneur (son futur compagnon Ali Baddou y est alors professeur de philosophie) puis au lycée Henri-IV à Paris[11]. En , elle intègre l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (classée 4e sur 35). Agrégée de philosophie (reçue en 18e sur 73), Mazarine Pingeot enseigne d'abord à l'université de ProvenceAix-en-Provence)[12], puis au lycée Colbert de Paris 10e, avant d'entrer à l'université Paris-VIII en tant que professeur agrégé.

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

En 1998, elle publie un premier livre intitulé Premier roman, qui bénéficie d'une large couverture médiatique mais qui est diversement accueilli par certains critiques[13]. Cet ouvrage se vend à 60 000 exemplaires. Il est traduit dans plusieurs langues[14]. Tout en assurant une carrière journalistique (elle est un moment détentrice d'une chronique irrégulière dans le magazine Elle), elle publie, en 2000, Zeyn ou la Reconquête, un roman beaucoup moins bien accueilli que le premier mais qui toutefois confirme sa notoriété au point de voir naître quelques pastiches[15]. Au début de sa carrière littéraire, Mazarine Pingeot ne bénéficie pas de l'indulgence des critiques littéraires. Nelly Kaprièlian, des Inrockuptibles examinait son cas d'une formule lapidaire : « Mazarine Pingeot, (...) parce qu'elle est la fille d'un des rares présidents français qui lisaient, a toujours cru et tenté de nous faire croire qu'elle « écrivait » »[16].

En 2003, elle est chroniqueuse littéraire dans l'émission Field dans ta chambre de Michel Field puis, à partir de 2004, dans Ça balance à Paris, toujours avec Michel Field et diffusée sur la chaîne de télévision Paris Première. L'année 2003 voit aussi la publication d'un essai, Ils m'ont dit qui j'étais, qui traite de ses lectures. La forme, des fiches de lecture reliées à ses expériences personnelles, séduit un certain nombre de critiques[17].

En est publié son quatrième ouvrage Bouche cousue chez Julliard. Ce récit autobiographique se présentant sous la forme d'un journal intime se vend à 200 000 exemplaires[18]. D'autres ouvrages suivent.

Elle crée une collection de sciences humaines avec son amie Sophie Nordmann, dans la maison d'édition Robert Laffont, intitulée Les nouvelles mythologies.

Parallèlement, elle fait de la radio - Europe 1 (À trois sur la balançoire avec Constance Chaillet), France Culture (avec Jean-Michel Djian, La Part d'enfance, qui donne ensuite lieu à un livre).

Pour le dixième anniversaire de la mort de son père, en , Mazarine Pingeot signe la préface du livre de Stéphane Trano, Mitterrand, une affaire d'amitié, dans lequel elle croise son témoignage avec celui de Jean-Christophe Mitterrand, pour la première fois. Mais elle préface aussi le livre d'entretien entre son père et Marguerite Duras, Le Bureau de poste de la rue Dupin ainsi que d'autres ouvrages.

Elle intervient toujours avec d'autres chroniqueurs, dans l'émission télévisée Ça balance à Paris sur Paris Première, animée depuis la rentrée 2010 par Éric Naulleau.

Elle a soutenu une thèse sur René Descartes à l'université Paris VIII[19].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

À l'occasion des primaires de la Gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017, elle apporte publiquement son soutien à Vincent Peillon[20].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mazarine Pingeot est la compagne du présentateur Ali Baddou entre 1992 et 1998[21].

En 2001, elle rencontre Mohamed Ulad-Mohand à la villa Médicis de Rome, alors pensionnaire de cette académie. Ils ont ensemble un fils, Astor, né le , et deux filles, Tara, née le , et Marie, née le [22]. Ils divorcent en 2014.

Le , Mazarine Pingeot et Didier Le Bret « officialisent » implicitement leur relation en apparaissant ensemble publiquement lors du salon La Forêt des livres à Chanceaux-près-Loches (Indre-et-Loire)[23]. Ils se sont mariés le à Paris 11e, en présence de François Hollande et Julie Gayet[24].

En , Mazarine Marie Pingeot avait obtenu le changement de son nom en « Mazarine Marie Mitterrand Pingeot[2] ».

Œuvre[modifier | modifier le code]

Participations

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Depuis le , elle est la marraine du Village du Livre d'Ambierle, dans la Loire.
  • Depuis le , elle présente une nouvelle Web émission confidence intitulée Le Café en partenariat avec Dailymotion, lesinfos.com et Starbucks Coffee France. L'émission est disponible sur Dailymotion.
  • Elle fait partie du comité scientifique du festival Philosophia qui se tient chaque année à Saint-Émilion.

Pastiche littéraire[modifier | modifier le code]

Son livre Premier roman (1998) a été parodié sous le titre « Margarine Peugeot, Dernier Roman » dans le recueil de pastiches Rentrée littéraire « présentée par Fabrice del Dingo », Lattès, 1999. (ISBN 2709621088)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Caroline Michel, «  Le compagnon de Mazarine, nouvel homme clé du renseignement », sur L'Obs, .
  2. a et b « Journal officiel du 10 novembre 2016 (texte 111- Annonces) - Décret du 8 novembre 2016 portant changements de noms - NOR : JUSN1629212D » (consulté le 22 novembre 2017).
  3. Conseil d'administration de l'institut François-Mitterrand.
  4. « Mazarine Pingeot », sur Salondulivrebeyrouth.org (consulté le 7 novembre 2011).
  5. « L'histoire de Mazarine Pingeot, la fille cachée de François Mitterrand ».
  6. « La seconde famille de François Mitterrand » sur le site de L'Express.
  7. Livre, puis L'Idiot international.
  8. « Jean-Edern Hallier mord encore », entretien avec Jean-Pierre Thiollet par Sébastien Bataille, Causeur, 8 octobre 2016.
  9. Paul Webster, Mitterrand : l'autre histoire, 1945-1995, Éditions du Félin, , p. 191.
  10. Mazarine Pingeot sur le site du magazine Paris Match.
  11. « Mazarine Pingeot biographie », sur www.linternaute.com (consulté le 6 juin 2015).
  12. Mazarine Pingeot, France Inter
  13. « [...] un livre touffu, [...] encore un peu embarrassé. », selon Josyane Savigneau, Le Monde, .
  14. Fiche du livre.
  15. Centre d'Études Mazarine Pingeot.
  16. [1].
  17. « Autant ses romans sont tartes, autant cet essai littéraire est sympathique. » écrit Éric Ollivier dans Le Figaro le .
  18. Mazarine Pingeot sur le site de La République des Lettres.
  19. Thèses.fr
  20. 6 Medias, « Voyeurisme : la réponse de Karine Le Marchand à Mazarine Pingeot », Le Point,‎ (lire en ligne).
  21. Elise Petter, « Ali Baddou est-il en couple ou célibataire ? », terrafemina.com, .
  22. Chronologie biographique de Mazarine Pingeot sur le site du magazine Gala.
  23. Caroline Michel, « Le compagnon de Mazarine, nouvel homme clé du renseignement », tempsreel.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne).
  24. « François Hollande s'affiche avec Julie Gayet au mariage de Mazarine Pingeot », sur lexpress.fr, (consulté le 21 juillet 2017).
  25. « Mazarine », bibliomonde.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]