Patrick Rambaud

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Patrick Rambaud
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Patrick Rambaud en 2010

Naissance (69 ans)
Paris
Activité principale
romancier
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Patrick Rambaud, né à Paris le [1] est un écrivain français.

Il est l'auteur d'une trentaine de livres dont plusieurs parodies et a obtenu, en 1997, le Prix Goncourt ainsi que le Grand prix du roman de l'Académie française pour La Bataille (Grasset).

En 2008, il est élu membre de l'Académie Goncourt, succédant à Daniel Boulanger, démissionnaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

A vingt ans, Patrick Rambaud quitte le lycée Condorcet. Il étudie quelques mois à la faculté de Nanterre, qui venait d'être créée. En 1968, il est incorporé dans l’armée de l’air pour un service militaire de seize mois. Une fois libéré, il écrit un premier livre et devient correcteur dans une maison d’édition.

En 1970, il est engagé aux côtés de son cousin Michel-Antoine Burnier par Jean-François Bizot, qui venait de reprendre le journal Actuel dont il demeure l'un des piliers pendant quatorze ans.

Avec Michel-Antoine Burnier, Patrick Rambaud écrit une quarantaine de pastiches, allant du texte court au véritable livre - tels le Roland Barthes sans peine, Le Tronc et l'Écorce (François Mitterrand), La Farce des choses (Simone de Beauvoir) ou Un navire dans tes yeux (Françoise Sagan). Parmi les autres victimes du tandem : Louis Aragon, Charles de Gaulle, Philippe Sollers, André Malraux.

Les deux auteurs ont également publié Le Journalisme sans peine (éditions Plon, 1997), relevé sous forme de manuel des tics journalistiques (métaphores boiteuses, typographie engendrant la confusion, etc.) Ils y relevaient notamment la montée de la « novlangue » : « aujourd'hui, les mots qui heurtent par trop de réalisme doivent être adoucis. On ne parlera plus de mort mais de non-vie, d'aveugle mais de non-voyant. La non-volonté du gouvernement marque mieux en douceur un refus. Mal-comprenant passe mieux que con. » Ils observent dans le même livre l'appauvrissement du vocabulaire par l'emploi journalistique de mots « réducteurs » tels que « revisiter » : « [les réducteurs] se présentent comme des formules à tout dire. Leur but est clair : réduire la diversité de l’information. Au lieu d’avoir à choisir entre sept verbes (adapter, changer, corriger, modifier, reconsidérer, rénover, revoir), vous aurez recours à revisiter (de l’anglais to revisit : retourner voir). »

Sous le pseudonyme de Marguerite Duraille, Patrick Rambaud a parodié Marguerite Duras à deux reprises : Virginie Q. en 1988 et Mururoa mon amour en 1996.

Patrick Rambaud est également nègre littéraire, écrivant des livres signés par d'autres.

Avec La Bataille, Il neigeait, L'Absent et Le Chat botté, il raconte de manière romancée des épisodes historiques napoléoniens. Dans chacun de ces quatre romans il crée ou approfondit un personnage secondaire (soldat, officier de l'armée napoléonienne, français moyen, etc.), ce qui lui donne l'occasion de montrer Napoléon et ses proches. L'Idiot du village reprend le thème de l'immersion dans le passé.

Œuvres[modifier | modifier le code]

La Bataille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Bataille (roman de Rambaud).

Ce roman obtient en 1997 le prix Goncourt. Patrick Rambaud n'a pas caché sa source d’inspiration pour ce dernier roman : il s'agit du projet qu'Honoré de Balzac avait conçu en 1828, poursuivi en 1833 sur les batailles napoléoniennes, et jamais terminé[2]. Plus précisément, la Bataille de Balzac concerne d'abord la bataille de Dresde[3].

Chronique du règne de Nicolas Ier[modifier | modifier le code]

Patrick Rambaud explique que c'est pour lutter contre la dépression qu'a causée en lui la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007 qu'il a écrit Chronique du règne de Nicolas Ier. Ce roman est le premier d'une série de six, dont cinq sont parus avant février 2012.

Les quatre premières chroniques font l'objet en 2012 d'une adaptation en bande dessinée, dont Rambaud est le scénariste et Olivier Grojnowski le dessinateur[4].

François le Petit[modifier | modifier le code]

Paru le , François le Petit, sous-titré « Chronique d'un règne », raconte de manière satirique ce qu'il est advenu entre l'élection de François Hollande et les attentats de janvier 2015 à Paris. Comme dans ses Chroniques du règne de Nicolas Ier, l'auteur dresse des portraits caustiques des personnalités de l'actualité française de cette période, et décrit minutieusement et chronologiquement « petits et grands événements » du début du quinquennat[5],[6],[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Complots de la liberté - 1832, Grasset, 1976
  • Parodies par Michel-Antoine Burnier & Patrick Rambaud, Balland, 1977
194 pages comprenant des parodies de Simone de Beauvoir, Pierre-Jakez Hélias, Marguerite Duras, Louis Aragon, Henry de Montherlant, Gilles Deleuze et Félix Guattari, André Malraux, Samuel Beckett, Emmanuelle Arsan, Boris Vian, Françoise Mallet-Joris et Philippe Sollers, François Mitterrand, Roland Barthes, André Breton, Françoise Sagan, Maurice Clavel, Gérard de Villiers, Charles de Gaulle.
  • Fric-frac, Grasset, 1984
  • La Mort d'un ministre, Grasset, 1985
  • Comment se tuer sans avoir l'air, La Table Ronde, 1986
  • Virginie Q., Balland, 1988 - sous le pseudonyme de Marguerite Duraille
  • Le Visage parle, Balland, 1988
  • Elena Ceausescu : carnets secrets, Flammarion, 1990
  • Ubu président, Robert Laffont, 1990
  • 1848, Grasset, 1994
  • Les Mirobolantes Aventures de Fregoli, Robert Laffont, 1991
  • Le Gros Secret : mémoires du labrador de François Mitterrand, Calmann-Levy, 1996, (ISBN 2-7021-2610-3) - sous le pseudonyme Baltique, 2-7021-2610-3
  • Mururoa mon amour, Lattès, 1996 - sous le pseudonyme de Marguerite Duraille
  • La Bataille, Grasset, 1997 - Prix Goncourt 1997 et Grand prix du roman de l'Académie française 1997
  • Le Journalisme sans peine, Plon, 1997
  • Les Aventures de maI, Grasset, 1998
  • Il neigeait, Grasset, 2000
  • Bernard Pivot reçoit…, Grasset, 2001
  • Comme des rats, Grasset, 2002
  • L'Absent, Grasset, 2003
  • Le Sacre de Napoléon - 2 décembre 1804, Michel Lafon, 2004
  • L'Idiot du village, Grasset, 2005
  • Le Chat botté, Grasset, 2006
  • La Grammaire en s'amusant, Éditions Grasset, 2007, (ISBN 978-2-253-12575-4)
  • Chroniques du règne de Nicolas Ier (en pastiche de Saint-Simon) :
    • Chronique du règne de Nicolas Ier (Chronique des six premiers mois du « règne » de Sarkozy) , Paris, Grasset, 2008
    • Deuxième chronique du règne de Nicolas Ier, Paris, Grasset, 2009
    • Troisième chronique du règne de Nicolas Ier, Paris, Grasset, 2010
    • Quatrième chronique du règne de Nicolas Ier, Éditions Grasset,2011, (ISBN 978-2-253-16215-5)
    • Cinquième chronique du règne de Nicolas Ier, Paris, Grasset, 2012
    • Tombeau de Nicolas Ier, avènement de François IV, Paris, Grasset, 2013
  • Le Maître, Paris, Grasset, 2015 - grand prix Palatine du roman historique 2015[8] - prix Montblanc 2015[9]
  • François le Petit, Éditions Grasset, 2016, (ISBN 978-2-246-85673-3)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Rambaud sur Evene.fr
  2. Patrick Berthier, l'Année balzacienne, 1998, p. 333-36
  3. Pierre Barbéris, Balzac et son monde, Arthaud, 1973, p. 56
  4. Nicolas Gary, « Chroniques du règne de Nicolas 1er, ou Rambaud fait de la BD »,‎ 2012 (consulté le 11 février 2012)
  5. Bruno Jeudu, « Patrick Rambaud chronique le règle de « François le Petit » », sur http://www.parismatch.com,‎ (consulté le 25 janvier 2016)
  6. « Après avoir égratigné Sarkozy, Patrick Rambaud dézingue « François-le-Petit » », sur http://www.leparisien.fr,‎ (consulté le 25 janvier 2016)
  7. Grégoire Leménager, « Le règne de François le Petit, raconté par Patrick Rambaud », sur http://bibliobs.nouvelobs.com,‎ (consulté le 25 janvier 2016)
  8. Marine Durand, « Le Grand prix Palatine du roman historique décerné à Patrick Rambaud », sur Livres Hebdo (consulté le 2 avril 2015)
  9. Clarisse Normand, Agathe Auproux, « Patrick Rambaud reçoit le prix Montblanc », sur Livres Hebdo,‎ (consulté le 30 avril 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]