Aquablue

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Aquablue
Série
Auteur Thierry Cailleteau
Olivier Vatine
Scénario Thierry Cailleteau (1988-2006)
Régis Hautière (2011-2017)
Dessin Olivier Vatine (1988-1993)
Ciro Tota (1998-2002)
Siro (2004-2006)
Reno (2011-2017)
Couleurs Christophe Araldi
Xavier Basset
Florence Breton
Sandrine Cailleteau
Thierry Cailleteau
Isabelle Rabarot
Sandrine Saint-Jore
Reno
Lettrage Rémy Bordelet
Vianney Jalin
Genre(s) science-fiction

Thèmes naufrage
Personnages principaux Nao
Mi-nuee
Cybot
Maurice Dupré
Lieu de l’action Aquablue
Europolis, Terre
Époque de l’action futur proche

Pays Drapeau de la France France
Langue originale français
Éditeur Delcourt
Collection Conquistador
Neopolis
Première publication
Format couleur
Nb. de pages 52
Nb. d’albums 15

Prépublication L'Argonaute (1988)

Aquablue est une série de bande dessinée de science-fiction française créée par le scénariste Thierry Cailleteau et le dessinateur Olivier Vatine, prépubliée en 1988 dans L'Argonaute et éditée en par Delcourt. Dès 1998, Ciro Tota remplace le dessinateur et, 2011, Régis Hautière, le scénariste. Ce dernier dessinateur est vite remplacé par Siro, puis Reno.

Le premier album Nao obtient le prix Alph'Art Jeunesse au Festival d'Angoulême en .

En 2003, Christophe Araldi refait les couleurs pour les deux premiers tomes à l’occasion des réimpressions.

Description[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Aquablue est le récit de la résistance d'un peuple face à un envahisseur venu exploiter les ressources de son territoire.

La planète Aquablue, peuplée par des primitifs, mène une vie paisible. La confiance et le respect régissent les lois entre le peuple et la nature qui l'entoure. Une parfaite symbiose unit une planète fertile et ses occupants. Seul l'océan et surtout ses fonds demeurent totalement inconnus et inexplorés.

Parmi ces habitants vit un jeune Terrien appelé Nao. Son destin changera l'histoire d'Aquablue !

Un consortium terrestre, en quête perpétuelle de source d'énergie, jette son dévolu sur cette planète bleue. Un seul mot d'ordre : l'exploitation. Un seul moyen : la force.

La stratégie du consortium Texec, aidé par l'armée privée d'Ulla Morgenstern, est de pomper un maximum d'énergie sur une planète puis d'aller ailleurs afin de s'enrichir toujours plus ; le profit est la seule loi qui régit la vie de ses actionnaires. De plus, l'endroit, habité par des primitifs, fournit une main d'œuvre peu chère et corvéable à merci. Esclavagisme appuyé par des mercenaires, exploitation à outrance, peu à peu les habitants d'Aquablue doivent se rendre à l'évidence : soit ils défendent leur terre et leur patrimoine, soit ils périssent sous le joug des envahisseurs.

Nao, rescapé du naufrage d'un vaisseau spatial terrien survenu alors qu'il était enfant, sent que c'est bien l'eau d'Aquablue qui coule dans ses veines. Découvrant qu'il est le neveu d'Ulla Morgenstern et que celle-ci a hérité de l'empire financier de son père, l'enfant terrien décide de partir sur la planète qui l'a vu naître afin de récupérer son héritage et de priver sa tante Ulla de ses capacités de nuisance.

La série prend ainsi une tournure tout à fait inédite dans le domaine de la bande dessinée. Des thèmes nouveaux voient le jour, principalement déclinés autour d'idées écologistes, humanistes et anticolonialistes. Si a priori la dualité semble évidente : les mauvais sont les exploiteurs et les bons, le petit peuple de la planète envahie ; Cailleteau et Vatine montrent que tout n'est pas simplement noir ou blanc.

Alors que tout semble perdu pour la planète Aquablue, qui aligne des lances et des couteaux contre des lasers et des vaisseaux spatiaux, de nouveaux paramètres viennent changer la donne. D'abord, l'organisation d'une résistance active et armée des autochtones, aidés par quelques humains qui apportent avec eux technologie et savoir-faire. Nao et ses nouveaux alliés commencent ainsi à donner du fil à retordre aux envahisseurs.

Ensuite, une aide providentielle venue des fonds océaniques de la planète. Une Atlantide créée par d'anciens extra-terrestres va resurgir des eaux et inverser sérieusement la balance.

Personnages[modifier | modifier le code]

Principaux[modifier | modifier le code]

Nao 
Wilfrid Morgenstern de son nom de baptême, héritier du puissant groupe industriel Morgenstern. Il n'apprendra tout cela que lors de son retour sur Terre, après dix ans passés parmi les indigènes d'Aquablue.
Cybot
Le robot-nurse, responsable de Nao depuis sa naissance.
Mi-nuee 
La fille du chef Melkeïok, fiancée à Nao. Elle vit seins nus. Elle aura un fils avec son amoureux (apparaît plus fréquemment dès le tome 13).
Maurice Dupré 
l’ethnologue, découvreur du peuple d'Aquablue et premier autre Terrien que rencontre Nao, ex-petit ami de la journaliste Béatrice.
Carlo 
Le transporteur indépendant. D'origine italienne, pilote émérite aux commandes de son vaisseau, le "Stromboli".
Rabah 
Autrement dit "le Kabyle", ancien contrebandier, c'est le meilleur ami de Carlo. S'il s'en remet souvent à Allah, il ingurgite sans complexe des litres d'alcool (cf. tome 8).

Secondaires[modifier | modifier le code]

Béatrice 
La journaliste et ex-femme de Maurice.
Melkeïok 
Le père de Mi-nuee, chef de la tribu qui recueille Nao (mort à la fin du tome 14).
Urukthapel 
Le sorcier de la tribu.
Ulla Morgenstern 
La tante de Nao. Gère la société en son nom depuis la disparition de ses parents, et s'est lancée dans le mercenariat. (supposée morte à la fin du tome 5)
Josh Walsh 
Le PDG de la Texec, homme d'affaires impitoyable et sans scrupules.
Gordon Phelps 
Le collaborateur de Walsh. Il assassinera son patron pour s'emparer de la Texec. (mort à la fin du tome 5)
Angus Lochshore 
Le maître du vaisseau pirate Megophias (tome 3).
Sven 
Le capitaine du sous-marin Barracuda.
Général De Blainville 
Le chef du corps expéditionnaire de la Légion, les troupes d'élite de la fédération terrienne. (présent dans les tomes 4 et 5).
Cantor 
De son vrai nom David Gamesh, dictateur de la planète Stalion et gourou des néo-croisés. (tome 6 et 7)
Syssim 
Le pirate et contrebandier extra-terrestre, associé à Cantor (tome 6 et 7). Il sera peut-être appelé à reparaître dans de futurs épisodes.
Stitch 
L’ami du père de Nao et survivant du naufrage de L'Étoile Blanche. (tome 6 et 7)
Diane de Boers 
L’organisatrice de safaris interplanétaires, femme cruelle prête à massacrer les indigènes de la planète Doyle-1800. (tome 8 et 9)
Lord John Stormsword 
Le chasseur émérite, associé à Diane de Boers. (tome 8 et 9)

Clins d’œil[modifier | modifier le code]

Le paquebot spatial qui fait naufrage avec les parents de Nao s'appelle L'Étoile Blanche. La catastrophe n'est pas sans faire allusion au Titanic. D'ailleurs la compagnie propriétaire du Titanic s'appelait la White Star Line

L'histoire du personnage de Cantor, alias David Gamesh est inspirée de faits réels. Dans le tome 6, Stitch explique aux héros que Gamesh est un escroc qui dirigeait autrefois une secte sur Terre, dont il a provoqué la mort de tous les fidèles pour échapper à la police. Cela fait directement allusion au destin de Vernon Howell, alias David Koresh, dit "le Christ de Waco", gourou de la secte des davidiens qu'il a entraînés dans un suicide collectif le 19 avril 1993 après un sanglant siège armé par le SWAT.

Analyse[modifier | modifier le code]

À la suite d'une brouille entre Thierry Cailleteau et Olivier Vatine, Ciro Tota remplacera ce dernier derrière la planche à dessin. Le changement de style entre l'épisode 4 et 5 est saisissant, les deux dessinateurs n'étant pas de la même école. Le dessin de Vatine, avec des traits doux, des visages expressifs, et un effet presque "peinture" avait séduit lors de la parution de la série, certains critiquant un style de "BD vieille école". Cette douceur correspond aux caractéristiques dominantes de l'univers dépeint. Tota au contraire dessine des formes dures, anguleuses, plus froides et tranchantes, mieux adaptées à la science-fiction d'action, donnant plus de nervosité à l'action et plus de brutalité aux scènes d'affrontements.

Les derniers albums sont dessinés par Reno, un ami du dessinateur et blogueur Boulet. Il le fait d'ailleurs apparaître sous le pseudonyme John J. Bullit dans l'album Standard Island.

Postérité[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Revue[modifier | modifier le code]

Le premier tome, Nao a été prépublié dans le magazine scientifique pour les jeunes L'Argonaute.

Le troisième tome, Le Mégophias a été prépublié dans le magazine informatique Amstrad Cent Pour Cent du numéro 22 au numéro 33.


Albums[modifier | modifier le code]

Premier cycle
Second cycle
Troisième cycle
Quatrième cycle
Cinquième cycle

Distinction[modifier | modifier le code]

Récompense

Lien externe[modifier | modifier le code]