Mycose

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la médecine
Cet article est une ébauche concernant la médecine.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Une mycose est une infection provoquée par des champignons ou des levures parasites ou saprophytes.

De très nombreuses espèces de champignons ou levures microscopiques peuvent se révéler pathogènes pour l'homme dans certaines conditions. Les principales mycoses sont :

  • les candidoses, dues à des champignons du genre Candida, qui affectent la peau et les muqueuses, notamment les parties génitales ; la mycose vaginale peut être très gênante, cause de douleurs, de brûlures et/ou de démangeaisons.
  • les dermatophytoses qui peuvent affecter la peau, les ongles et les cheveux. À cette catégorie appartient notamment la teigne qui touche le cuir chevelu et provoque une alopécie ;

Les champignons peuvent également envahir les organes internes, en particulier les poumons, où ils provoquent une infection apparentée à une pneumonie ou à une tuberculose pulmonaire. Ces infections surviennent d'habitude chez des individus dont le système immunitaire a été détruit soit par une maladie comme le sida, soit par des médicaments anticancéreux ou par des radiations. Elles peuvent également survenir chez des patients traités par des hormones stéroïdes comme le cortisol, atteints de diabète sucré, et traités aux antibiotiques.

Terminologie[modifier | modifier le code]

L'adjectif en rapport avec « mycose » est « mycosique », synonyme de « fungique ». Le terme « mycotique », bien que largement employé ne figure pas dans les différents dictionnaires[1]. Une exception est l'expression « anévrisme mycotique », complication classique d'une endocardite infectieuse, mais qui n'est pourtant causée par aucune mycose.

Chez le poisson[modifier | modifier le code]

Les mycoses du poisson sont caractérisées par des croissances duveteuses comme du coton en amas. Les champignons attaquent les parties du corps dont le mucus a été abimé. Ces mycoses sont une infection secondaire d'une blessure existante. Elles peuvent être détruites en traitant tout le bac au fongicide[2].

Chez les amphibiens[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années des mortalités massives d'amphibiens sont dues à une maladie émergente. Il s'agit d'une infection fongique qui s'étend dans le monde, et qui est en partie responsable du déclin des populations d'amphibiens dans le monde.
Le champignon en cause et un Chytride (chytridiomycète) dénommé Batrachochytrium dendrobatidis). La mycose qu'il provoque est dénommée Chytridiomycose. En 2004, 30 % des espèces mondiales d'amphibiens étaient concernées[3]. et « en moins de trente ans (...) plus de 120 espèces ont disparu et 435 ont fortement régressé »[4].

Détection[modifier | modifier le code]

Les mycoses externes présentent pour certaines des caractéristiques susceptibles d'orienter le diagnostic. C'est le cas par exemple d'un microchampignon comme Hendersonula toruloidea qui peut infecter la peau ou les ongles[5] ou des mycoses de la langue (aussi dites perlèche, muguet… par exemple dues à candida albicans) qui apparaissent parfois après un traitement antibiotique ou chez des personnes en état de déficit immunitaire.

Les endomycoses (mycoses internes) sont beaucoup plus difficiles à détecter.

Depuis quelques années des tests biomoléculaires se développent, qui permettent de détecter un nombre croissant de souches pathogènes, par exemple à partir d'analyses de sang[6]

Article détaillé : Mycologie médicale.

Traitements[modifier | modifier le code]

Les médicaments sont des antibiotiques dits antifongiques ou fongicides. Les médicaments à ingérer présentent une certaine toxicité pour l'organisme (des microchampignons font partie de la flore intestinale naturelle).

Dans le cas de candidoses génitales relativement bénignes, on prescrit le plus souvent un ovule vaginal (exemple : Gynopévaryl). On complète parfois le traitement par une crème, dont on sait depuis peu qu'il n'est pas nécessaire de la prescrire au partenaire sexuel[réf. nécessaire]. Si la mycose revient fréquemment il est possible de prescrire un ovule chaque mois.

Article détaillé : Mycologie médicale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. TLFI, Grand Robert de la langue française, Larousse
  2. Page 231 du Manuel de l'aquariophilie de G.Sandford
  3. (en) Stuart, S. N., J. S. Chanson, et al., « Status and trends of amphibian declines and extinctions worldwide. », Science, vol. 306, no 5702,‎ , p. 1783-1786 (résumé)
  4. Un champignon parasite décime les amphibiens Le Figaro, 2014
  5. Campbell, C. K., Kurwa, A., ABDEL‐AZIZ, A. H., & Hodgson, C. (1973). Fungal infection of skin and nails by Hendersonula toruloidea. British journal of dermatology, 89(1), 45-52.
  6. Van Burik, J. A., Myerson, D., Schreckhise, R. W., & Bowden, R. A. (1998). Panfungal PCR assay for detection of fungal infection in human blood specimens. Journal of Clinical Microbiology, 36(5), 1169-1175.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Al-Shorbaji FN, Gozlan RE, Roche B, Britton JR, Andreou D. (2015 ) The alternate role of direct and environmental transmission in fungal infectious disease in wildlife: threats for biodiversity conservation. Sci Rep. 20 mai 2015 ; 5:10368. Epub 2015 May 20 (résumé).