Vaginite

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Une vaginite est une inflammation de la vulve, du vagin ou des deux, ou un écoulement vaginal anormal non attribuable à une cervicite.

Contrairement à une idée reçue, la vaginite est rarement en rapport avec une maladie sexuellement transmissible. Le protozoaire Trichomonas vaginalis est le seul agent sexuellement transmissible connu à causer une vulvo-vaginite et ne représente que 5 % des causes de vaginite. Mais la fréquence des consultations pour cette pathologie constitue néanmoins un moment important de l’évaluation des femmes à risque d'infection sexuelle.

Rappel sur la flore vaginale[modifier | modifier le code]

Le vagin n'est pas stérile. Il bénéficie d'une flore vaginale dont l'acidité qu'elle produit est une bonne protection contre les infections. Le germe responsable de l'acidité est le bacille de Döderlein[1]. La présence d'un germe retrouvé lors d'un prélèvement vaginal ne signifie pas que ce germe est responsable de la symptomatologie.

Germes habituels de la flore vaginale[modifier | modifier le code]

Germes inhabituels de la flore vaginale[modifier | modifier le code]

Signes cliniques[modifier | modifier le code]

Prurit et démangeaison sont les signes habituels associées à des écoulements vaginaux anormaux. parfois la femme se plaint uniquement d'écoulements vaginaux sentant très mauvais évocateurs d'une vaginose.

À l'examen clinique, on retrouve une vulve rouge avec lors de la mise en place du spéculum des leucorrhées anormales.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Si le seul motif de la consultation est un écoulement vaginal non prurigineux, sans odeur et apparaissant quelques jours par mois, il s'agit très probablement de l'écoulement de la glaire cervicale apparaissant avant l'ovulation et disparaissant après celle-ci. Par ailleurs, la production de pertes blanches inodores est un phénomène normal, les femmes non ménauposées en émettant entre 1 et 4 ml par jour[2]

Parfois l'aspect des écoulements permet de suspecter le germe en cause :

  • écoulement vaginal liquide blanc-grisâtre, souvent abondant dans la vaginose
  • pertes vaginales blanches, grumeleuses et adhérentes de la mycose
  • écoulement vaginal blanc-verdâtre et spumeux du Trichomonas vaginalis

Aide du laboratoire[modifier | modifier le code]

Le prélèvement n'est pas toujours obligatoire devant l'aspect caractéristique d'une mycose car il n'existe pas de résistance connue au traitement.

Vaginose[modifier | modifier le code]

  • pH vaginal supérieur à 4,5[1]
  • Odeur d’amine après ajout de potasse à 10 %
  • Préparation à l’état frais révélant la présence de “clue cells”
  • Coloration de Gram qui révèle un changement dans la flore vaginale, soit une baisse du nombre de gros bacilles Gram positif et une nette augmentation du nombre de coccobacilles plus petits Gram variable. “Clue cells” (cellules épithéliales recouvertes de bactéries qui leur donne un aspect granuleux) peuvent également être présents).

Candidose[modifier | modifier le code]

  • pH normal inférieur à 4[1]
  • Absence d’odeur d’amine après ajout de potasse à 10 %
  • Préparation de l’état frais additionnée de potasse à 10 % qui révèle des levures ou

des filaments pseudo-mycéliens

Trichomonas vaginalis[modifier | modifier le code]

  • pH vaginal supérieur à 4,5[1]
  • Odeur d’amine plus souvent absente
  • État frais qui révèle la présence de Trichomonas flagellés et de granulocytes
  • Frottis coloré qui peut révéler la présence de Trichomonas et/ou de granulocytes

Causes des vaginites[modifier | modifier le code]

Lorsqu’elle est d’origine infectieuse, la vulvo-vaginite résulte d’une perturbation de la flore normale du vagin composée en majeure partie de lactobacilles.

Causes infectieuses[modifier | modifier le code]

Causes non infectieuses[modifier | modifier le code]

Traitement et prévention[modifier | modifier le code]

L'hygiène vulvovaginale est nécessaire à la prévention des infections des organes génitaux féminins.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d J.-P. Lepargneur et V. Rousseau, « Rôle protecteur de la flore de Doderleïn », Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction, Vol 31, N° 5 - septembre 2002, pp. 485-494, DOI:JGYN-09-2002-31-5-0368-2315-101019-ART7
  2. J. -M. Bohbot, « Les secrétions vaginales », Pelvi-périnéologie, Volume 3, Issue 1, pp 19-24, mars 2008, Résumé en ligne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]