Gland du clitoris

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Gland du clitoris
Clitoris Anatomy.svg
Anatomie interne de la vulve, avec le capuchon du clitoris et les petites lèvres esquissées.
Détails
Système
Identifiants
Nom latin
glans clitoridis
TA98
A09.2.02.004Voir et modifier les données sur Wikidata
Référence anatomique Gray
Sujet
270
Page
1266

Le gland du clitoris (glans clitoridis) est une des parties externes et visibles du clitoris.

Anatomie[modifier | modifier le code]

Détails visibles du clitoris, chez une adolescente.
(1) : Capuchon du clitoris
(2) : Gland du clitoris

Le gland du clitoris est l'extrémité du corps du clitoris, de forme arrondie ou conique. D'une dimension variant entre 2 mm et 1 cm, il peut selon les femmes être protubérant, caché par le capuchon ou par les petites lèvres, ou encore être complètement inaccessible à la vue. Il est relié aux petites lèvres dans sa partie basse par deux freins, rarement symétriques. Sa couleur, tout comme celle des petites lèvres, varie selon la densité en artérioles et capillaires sanguins : rose pâle chez les jeunes filles, plus rougeâtre chez les femmes non ménopausées, généralement plus terne chez les femmes ménopausées, pouvant quelquefois virer au bleu-gris chez certaines femmes âgées. Dans quelques cas peu fréquents, ce gland est doté d'un orifice de 4 à 6 mm, sans fonction physiologique connue. La part la plus souvent visible du gland est formée d'un tissu spongieux, recouvert d'un épithélium non kératinisé. La partie inférieure, le reliant au corps caverneux érectile, est formé de liaisons fibreuses[1].

Le gland du clitoris est couvert par le capuchon du clitoris qui est également externe et qui est attaché aux petites lèvres.

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Le mot clitorophallus désigne de manière plus générale le gland, quel que soit le sexe de la personne[2], dont les définitions recouvrent au moins partiellement celle de micropénis[3][pertinence contestée]. L'équivalent du gland du clitoris chez l'homme est le gland du pénis.

Physiologie[modifier | modifier le code]

Le gland du clitoris est - en moyenne - a à peu près la taille d'un pois bien qu'il puisse être significativement plus petit ou plus grand. C'est une zone érogène très sensible, contenant autant de terminaisons nerveuses que l'équivalent masculin mais concentrées sur une plus petite surface le rendant très sensible à la stimulation sexuelle[4]. Lors de l'excitation, le gland se gorge de sang et parfois émerge du capuchon[5].

Mutilation[modifier | modifier le code]

L'ablation du clitoris fait partie des pratiques, illégales dans la majorité du monde, de mutilations génitales féminines. Elles induisent de nombreuses complications urologiques, gynécologiques ou obstétricales[6]. Il est aujourd'hui possible de tenter une reconstruction chirurgicale du clitoris avec des résultats satisfaisants[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Vincent Di Marino, Hubert Lepidi, Anatomic Study of the Clitoris and the Bulbo-Clitoral Organ, Springer, (lire en ligne), p. 33-55
  2. (en) Frances Grimstad et Elizabeth R. Boskey, « The role of androgens in clitorophallus development and possible applications to transgender patients », sur Andrology, (ISSN 2047-2919, DOI 10.1111/andr.13016, consulté le ), p. 1719–1728
  3. « Entrée clitoropenis du Dictionnaire des termes sexuels », sur www.sex-lexis.com (consulté le )
  4. (en) John T. Cacioppo, Louis G. Tassinary et Gary G. Berntso, Handbook of Psychophysiology, Cambridge England, Cambridge University Press, , 898 p. (ISBN 978-0-521-84471-0 et 0-521-84471-1), p. 246-247.
  5. (en) William and Virginia Masters, Johnson, Sex and Human Loving, Little, Brown & Company, (ISBN 0-316-50160-3).
  6. Organisation Mondiale de la Santé, « Mutilations sexuelles féminines », sur www.who.int (consulté le )
  7. P. Foldes et C. Louis-Sylvestre, « Résultats de la réparation chirurgicale du clitoris après mutilation sexuelle: 453 cas », Gynécologie Obstétrique & Fertilité, vol. 34, no 12,‎ , p. 1137–1141 (ISSN 1297-9589, DOI 10.1016/j.gyobfe.2006.09.026, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]