Antónis Samarás

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Antónis Samarás
Αντώνης Σαμαράς
Antónis Samarás en 2012
Antónis Samarás en 2012
Fonctions
175e Premier ministre de Grèce

(2 ans 7 mois et 6 jours)
Président Károlos Papoúlias
Gouvernement Samarás
Législature 15e
Coalition ND-PASOK-DIMAR (2012-2013)
ND-PASOK (2013-2014)
ND-PASOK-SNE (2014-2015)
Prédécesseur Panagiótis Pikramménos
Successeur Aléxis Tsípras
Président de la Nouvelle démocratie

(5 ans 7 mois et 5 jours)
Prédécesseur Kóstas Karamanlís
Successeur Evángelos Meïmarákis (intérim)
Ministre de la Culture et des Sports
7 janvier
(8 mois et 29 jours)
Premier ministre Kóstas Karamanlís
Gouvernement Karamanlís II
Prédécesseur Michális Liápis
Successeur Pávlos Geroulános
Député européen

(3 ans 2 mois et 5 jours)
Élection 13 juin 2004
Législature 6e
Ministre des Affaires étrangères

(2 ans et 3 jours)
Premier ministre Konstantínos Mitsotákis
Gouvernement Mitsotákis
Prédécesseur Geórgios Papoúlias
Successeur Konstantínos Mitsotákis

(2 mois et 24 jours)
Premier ministre Xenophón Zolótas
Gouvernement Zolótas
Prédécesseur Geórgios Papoúlias
Successeur Geórgios Papoúlias
Ministre des Finances
2 juillet
(3 mois et 10 jours)
Premier ministre Tzannís Tzannetákis
Gouvernement Tzannetákis
Prédécesseur Dimitrís Tsovolás
Successeur Geórgios Agapitos
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Athènes (Grèce)
Parti politique Nouvelle démocratie
Diplômé de Amherst College
Université Harvard
Profession Économiste
Résidence Villa Maximos (Athènes)

Antónis Samarás
Premiers ministres de Grèce

Antónis Samarás (en grec moderne : Αντώνης Σαμαράς), né le à Athènes, est un homme politique grec, Premier ministre de 2012 à 2015.

Ministre à plusieurs reprises, il prend la présidence de la Nouvelle démocratie, le plus vieux parti conservateur de l'échiquier politique en , puis devient Premier ministre en , à la suite de la victoire de son mouvement lors des élections législatives.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une prestigieuse éducation[modifier | modifier le code]

Antónis Samarás commence ses études au sein de l’Athens College, un établissement privé d'enseignement supérieur fondé par son arrière-grand-père maternel Stéphanos Deltas (son arrière-grand-mère était donc Pénélope Delta) et le beau-père de celui-ci Emmanuel Benákis. Il obtient sa licence d'économie au Amherst College en 1974 et son master dans la même matière à Harvard en 1976.

Une lente ascension politique[modifier | modifier le code]

Élu du parti Néa Dimokratía (Nouvelle Démocratie) au Parlement hellénique pour la Messénie dès 1977, il doit attendre 1989 pour être nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement transitoire de Xenophón Zolótas, fonction dont il démissionne, avec l'ensemble des ministres de centre-droit, le .

Il retrouve ce portefeuille deux mois plus tard, le nouveau Premier ministre, Konstantínos Mitsotákis, issu de la Nouvelle Démocratie, l'ayant nommé dans son gouvernement.

Le Printemps politique[modifier | modifier le code]

En 1992, il est démis de ses fonctions pour avoir proposé une ligne dure dans le débat autour du nom de la Macédoine. Il quitte alors la Néa Dimokratía et fonde son propre parti, le Printemps politique (en grec moderne : Πολιτική Άνοιξη), plus à droite. Sa défection cause la chute du gouvernement qui ne tenait alors qu'à une voix de majorité.

Le Printemps politique obtient 4,9 % des voix et dix députés en 1993 puis 8,7 % et deux sièges aux élections européennes de 1994. Avec moins de 3 % en 1996, il n'obtient aucun élu, tout comme aux élections européennes de 1999.

Le mouvement ne participe pas aux élections législatives de 2000 et Samarás se rapproche de la Néa Dimokratía, qu'il finit par rejoindre en 2004, année durant laquelle il est élu au Parlement européen. En janvier 2009, il est désigné ministre de la Culture du gouvernement Karamanlís II. À ce titre, il inaugure le nouveau musée de l'Acropole d'Athènes.

Chef de l'opposition[modifier | modifier le code]

Après la défaite électorale de son parti aux élections législatives de 2009 et la démission de Konstantínos Karamanlís, Antónis Samarás s'engage dans la bataille pour s'emparer de la direction de la Nouvelle Démocratie. Il entre en compétition contre Dóra Bakoyánni, ex-ministre des Affaires étrangères, Dimítris Avramópoulos, ex-ministre de la Santé, et le préfet de Thessalonique, Panayiótis Psomiádis.

Si Dóra Bakoyánni demeure longtemps favorite, le désistement d'Avramópoulos en faveur de Samarás, le fait définitivement pencher la balance en sa faveur. Le , lors d'élections faisant appel à tous les militants du parti, il est élu à la tête de la Nouvelle démocratie avec 50,18 % des suffrages (soit 272 250 voix) contre 39,76 % à Dóra Bakoyánni (215 724 voix) et 10,06 % (54 587 voix) à Panayiotis Psomiadis[1].

À la suite de son élection, il annonce sa volonté de procéder à une grande refonte institutionnelle et idéologique du parti afin de revenir au pouvoir.

Premier ministre (2012-2015)[modifier | modifier le code]

Un gouvernement d'union nationale[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives du 17 juin 2012, son parti remporte une majorité relative en obtenant 129 des 300 sièges du Parlement et forme un gouvernement d'union nationale avec le PASOK et la Gauche démocratique. Le 20 juin, Antónis Samarás devient Premier ministre et prête serment devant le président de la République hellénique, Károlos Papoúlias[2],[3]. Le nouveau gouvernement doit pourtant être remanié une première fois, suite à la démission du ministre des Finances, Vassílis Rápanos, celui-ci ayant refusé ses fonctions, officiellement, pour des raisons de santé[4] ; c'est finalement l'économiste Ioánnis Stournáras qui se voit confier le portefeuille des Finances. Le 29 juin suivant, Samarás manifeste son soutien à l'élection d'Evángelos Meïmarákis à la présidence du Parlement grec.

Le 9 juillet, après un discours prononcé par le Premier ministre présentant la politique qu'il compte mettre en œuvre, le gouvernement Samarás obtient la confiance de 179 députés sur 300[5].

La crise de l'ERT[modifier | modifier le code]

Un an plus tard, le petit parti de gauche DIMAR, quitte la coalition, de sorte à signifier son désaccord quant à la fermeture de l'audiovisuel public, l'ERT. Les deux ministres de centre-gauche sont remplacés par deux socialistes, dont le président du PASOK, Evángelos Venizélos, nommé vice-Premier ministre, chargé du portefeuille des Affaires étrangères. À l'issue de cette crise interne, le Premier ministre et son gouvernement disposent alors de 153 sièges sur 300.

Un nouveau remaniement[modifier | modifier le code]

Il procède à un nouveau remaniement le , à la suite des élections européennes du 25 mai qui ont vu le parti de la gauche radicale SYRIZA virer en tête avec une nette avance sur la ND. Ainsi, l'ancien ministre socialiste de l'Emploi Andréas Lovérdos, qui a fondé l'Accord pour une nouvelle Grèce (SNE), revient au gouvernement en tant que ministre de l'Éducation ; Ioánnis Stournáras est remplacé par l'économiste Gikas Hardouvelis ; six autres personnalités sont nommées, tandis que le ministre de l'Ordre public Nikos Dendias devient ministre de l'Économie.

L'élection présidentielle anticipée[modifier | modifier le code]

Le , après avoir annonce la convocation d'une élection présidentielle anticipée, Antónis Samarás annonce le soutien de la coalition gouvernementale à l'ancien commissaire européen Stávros Dímas[6]. Si au troisième tour de ce scrutin aucun candidat n'est élu, des élections législatives anticipées seront provoquées, d'où l'enjeu d'un tel scrutin. Nombreux sont les analystes qui prétendent qu'en anticipant l'élection du successeur de Károlos Papoúlias, le Premier ministre a voulu gagner, puisque le parti de gauche radicale SYRIZA, résolument opposée à la politique d'austérité, est présenté comme le favori d'un éventuel scrutin parlementaire anticipé.

Le 17 décembre, au premier tour de scrutin, le candidat de la coalition gouvernementale, par ailleurs seul candidat à cette élection présidentielle, n'a recueilli que 160 voix, résultat largement insuffisant pour l'emporter à l'issue de ce premier tour, puisque 200 voix étaient requises pour l'élection[7],[8]. Le second tour, qui se tient le 23 décembre, n'est pas plus fructueux, puisque avec 168 voix, Dímas n'est pas encore élu chef de l'État.

Le troisième tour du scrutin ne donne toujours pas la majorité à Stavros Dímas. Antónis Samarás provoque alors des élections législatives anticipées. Celles-ci voient la victoire du parti de gauche Syriza. Le , Aléxis Tsípras succède alors à Antónis Samarás au poste de premier ministre, celui-ci redevenant chef de l'oppostion.

A nouveau chef de l'opposition (de janvier à juillet 2015)[modifier | modifier le code]

Au soir du , prenant acte de la victoire du non au référendum sur la question de la dette, il démissionne de son poste de président du parti d'opposition Nouvelle Démocratie[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (el) « Antónis Samarás, nouveau chef de la Nouvelle Démocratie », Kathimeriní, .
  2. (fr) « Grèce: Antonis Samaras investi Premier ministre », Euronews, .
  3. (fr) « Le conservateur Antonis Samaras devient premier ministre en Grèce », Le Monde, .
  4. (fr) « Grèce : le nouveau gouvernement privé de ministre des Finances », Euronews, .
  5. (fr) « Grèce : le Parlement accorde sa confiance à Samaras », Euronews, .
  6. (fr) « Grèce: Stavros Dimas candidat à la présidence », Le Figaro,
  7. (fr) « Pas de président en Grèce, Stavros Dimas ne passe pas au premier tour », Euronews,
  8. (fr) « Grèce: le Parlement échoue à élire un président de la République », RFI,
  9. Grèce : démission du chef de l'opposition, Le Figaro, 5 juillet 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]