Nouvelle Démocratie (Grèce)

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Nouvelle Démocratie
(el) Νέα Δημοκρατία
Présentation
Président Kyriákos Mitsotákis
Fondation
Siège Kallithéa, Athènes, Attique
Drapeau de la Grèce Grèce
Fondateur Konstantínos Karamanlís
Positionnement Droite
Idéologie Libéral-conservatisme[1]
Démocratie chrétienne[1] Europhilie[2]
Affiliation européenne Parti populaire européen
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste
Union démocrate internationale
Couleurs Bleu
Site web http://www.nd.gr
Représentation
Députés
75 / 300
Périphéries de la Grèce
261 / 725
Députés européens
5 / 21

La Nouvelle Démocratie (en grec Νέα Δημοκρατία / Néa Dimokratía, ΝΔ ou ND) est un parti politique grec conservateur, fondé en 1974 par Konstantínos Karamanlís.

Historique[modifier | modifier le code]

Deux mois seulement après être revenu au pouvoir après la chute de la dictature des colonels (juillet 1974), Konstantínos Karamanlís fonde un parti en vue de canaliser le soutien dont il dispose dans la population. C'est la Nouvelle Démocratie. Celle-ci remporte largement les élections de novembre 1974 (54,37 %). Le slogan durant ce scrutin est « Karamanlis ou les tanks ». L'organisation de jeunes du parti est fondée au même moment : c'est l'ONNED (en).

Karamanlis conçoit Nouvelle Démocratie comme un parti moderne et progressiste de centre-droit. Dans sa conférence nationale de 1979, la Nouvelle Démocratie définit son idéologie de « libéralisme radical », c’est-à-dire une double insistance : sur l'économie de marché d'abord, mais aussi sur l'intervention « décisive » de l'État pour maintenir la justice sociale.

Le parti remporte également les élections législatives de 1977 : s’il n’obtient que 41,88 % des suffrages, en revanche il obtient une confortable majorité au Parlement. Karamanlis est confirmé à son poste de Premier ministre. Il s’attache à redéfinir les relations de la Grèce avec l’OTAN, et tenta de résoudre la question chypriote, suite à l’invasion de l’île par la Turquie. Il favorise l’entrée de la Grèce au sein de la Communauté économique européenne (CEE), effective en 1981. Karamanlis est très critiqué par les partis d’opposition (hostiles, par ailleurs, à l’intégration de la Grèce) pour n’avoir pas organisé de référendum sur cette question. En 1980, Karamanlis se retire au profit de Geórgios Rállis qui est défait par le PASOK lors des élections législatives de 1981.

En juin 1989, Nouvelle Démocratie revint au pouvoir au sein d’une coalition gouvernementale dirigée par Tzannís Tzannetákis et rassemblant notamment la Coalition de Gauche et de Progrès (gauche communiste et non-communiste). Cette participation à un gouvernement de coalition est prolongée au sein du gouvernement de Xenophón Zolótas (novembre 1989-avril 1990). Au lendemain de nouvelles élections tenues le 8 avril 1990, Nouvelle Démocratie est en situation de gouverner seule (gouvernement de Konstantínos Mitsotákis). En 1993, Nouvelle Démocratie est évincée du pouvoir par le PASOK et connaît une longue période de défaites électorales (1996 et 2000).

En janvier 2004, l’impopularité grandissante du gouvernement de Konstantínos Simítis conduit ce dernier à annoncer la tenue d’élections anticipées pour le 7 mars. Nouvelle Démocratie remporte le scrutin face au PASOK. Kóstas Karamanlís devint Premier ministre et remporte de nouveau les élections en septembre 2007. Après la défaite de ND lors des élections d'octobre 2009, Antónis Samarás est élu comme chef du parti pour remplacer Kostas Karamanlis[3].

Au début de la crise de la dette publique grecque, de 2009 à 2011, le parti a tout d'abord une attitude hostile aux mesures proposées par le gouvernement de Georges papandréou pour résoudre la crise. Il commence cependant à se diviser : plusieurs figurent marquantes du parti sont exclues ou le quittent en raison de leur opposition à la ligne d'opposition de Samaras (cinq députés en mai et novembre 2010[4], dont Dóra Bakoyánni, qui réintègrera cependant le parti lors des juin 2012). Le parti subit la concurrence de plusieurs nouvelles formations du centre libéral, comme l'Alliance démocrate (DISY) et Drassi, tout comme celle, à droite, des partis eurosceptiques et anti-mémorandum comme les Grecs indépendants de Pános Kamménos et du LAOS. Le parti change cependant de ligne lors de la création en novembre 2011 d'un gouvernement d'unité nationale dirigé par Loukás Papadímos. Il soutient alors les mesures de celui-ci, sans toutefois siéger au gouvernement.

Après les élections indécises de mai 2012, ND revient au pouvoir en juin 2012 à la tête du gouvernement Samarás, qui s'appuie sur une coalition ND-PASOK-DIMAR. Il le perd toutefois en janvier 2015 au profit de la gauche radicale de SYRIZA, dirigée par Aléxis Tsípras.

Ayant appelé à voter oui au référendum de juillet 2015 sur le plan d'aide européen à la Grèce, où le non l'emporte avec 61,31 % des voix, Antonis Samaras démissionne de la présidence du parti. Le président par intérim, Evángelos Meïmarákis, ancien Président (en) du Parlement de 2012 à 2015, dispute les élections de septembre 2015, à l'issue desquelles il conserve sa place de leader de l'opposition (en). Il organise également l'élection du nouveau président du parti, où il se présente, laissant la direction par intérim à Ioánnis Plakiotákis.

Le 20 décembre 2015, le premier tout de l'élection du nouveau président du parti oppose Evángelos Meïmarákis (39,80 %), Kyriákos Mitsotákis (28,50 %), Apostolos Tzitzikostas (en) (20,30 %) et Spyrídon-Ádonis Georgiádis (11,40 %). Les deux premiers (Meïmarakis et Mitsotakis) s'opposent lors d'un second tour, prévu le 10 janvier 2016.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections parlementaires[modifier | modifier le code]

Année Voix  % Rang Sièges Gouvernement
1974 2 669 133 54,4 1er
220 / 300
Konstantínos Karamanlís VI
1977 2 146 365 41,8 1er
171 / 300
Konstantínos Karamanlís VII
1981 2 034 496 35,9 2e
115 / 300
Opposition
1985 2,599,681 40,8 2e
126 / 300
Opposition
1989 (juin) 2 887 488 44,3 1er
145 / 300
Tzannetákis, Grívas
1989 (novembre) 3 093 479 46,2 1er
148 / 300
Zolótas
1990 3 088 137 46,9 1er
150 / 300
Mitsotákis
1993 2 711 241 39,3 2e
111 / 300
Opposition
1996 2 584 765 38,1 2e
108 / 300
Opposition
2000 2 935 242 42,7 2e
126 / 300
Opposition
2004 3 359 058 45,4 1er
165 / 300
Kostas Karamanlís I
2007 2 995 479 41,8 1er
152 / 300
Kostas Karamanlís II
2009 2 295 967 33,5 2e
91 / 300
Opposition (2009-2011), Papadímos (2011-2012)
2012 (mai) 1 192 051 18,9 1er
108 / 300
Pas de gouvernement
2012 (juin) 1 825 637 29,7 1er
129 / 300
Samarás
2015 (janvier) 1 718 447 27,8 2e
76 / 300
Opposition
2015 (septembre) 1 526 205 28,1 2e
75 / 300
Opposition

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Députés Voix  % Rang Groupe
1981
8 / 24
1 779 462 31,34 2e PPE
1984
9 / 24
2 266 568 38,05 2e PPE
1989
10 / 24
2 647 215 40,41 1er PPE
1994
9 / 25
2 133 372 32,66 2e PPE
1999
9 / 25
2 314 371 36,00 1er PPE
2004
11 / 24
2 633 961 43,01 1er PPE
2009
8 / 22
1 655 636 32,39 2e PPE
2014
5 / 21
1 298 713 22,72 2e PPE

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe » (consulté le 6 juillet 2015)
  2. (en) Akis Kalaitzidis, Europe's Greece: A Giant in the Making, Palgrave Macmillan,‎ , p. 29
  3. (el) « Καθαρή νίκη Σαμαρά », sur Τα Νέα Οnline,‎ (consulté le 3 janvier 2016)
  4. (en) « Loss of another MP weakens ND », sur www.ekathimerini.com,‎ (consulté le 3 janvier 2016)
  5. « Grèce : le parti conservateur Nouvelle Démocratie élit à sa tête Kyriakos Mitsotakis », sur www.romandie.com,‎ (consulté le 11 janvier 2016)

Lien externe[modifier | modifier le code]