Konstantínos Mitsotákis

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Konstantínos Mitsotákis
Κωνσταντίνος Μητσοτάκης
Konstantínos Mitsotákis, en 1992.
Konstantínos Mitsotákis, en 1992.
Fonctions
168e Premier ministre de la Grèce

(3 ans 6 mois et 2 jours)
Président Khrístos Sartzetákis
Konstantínos Karamanlís
Gouvernement Mitsotákis
Législature 7e
Coalition ND
Prédécesseur Xenophón Zolótas
Successeur Andréas Papandréou
Biographie
Date de naissance (96 ans)
Lieu de naissance La Canée (Grèce)
Nationalité grecque
Parti politique ND (depuis 1978)
EK (1961-1965)
Parti libéral
Religion Christianisme orthodoxe

Konstantínos Mitsotákis
Premiers ministres grecs

Konstantínos Mitsotákis (en grec : Κωνσταντίνος Μητσοτάκης), né le 18 octobre 1918 à La Canée en Crète, est un homme politique grec, ancien Premier ministre de Grèce entre le 11 avril 1990 et le 13 octobre 1993.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il est issu d’une famille politique : ses père et grands-pères étaient des parlementaires, et le grand chef libéral Elefthérios Venizélos était son oncle[réf. nécessaire].

Jeunesse et premiers engagements[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, il a participé à la résistance crétoise contre l’occupation allemande. Il a reçu un diplôme de droit et des sciences économiques de l’Université nationale capodistrienne d’Athènes et a été élu au Parlement grec en 1946.

En 1965, alors membre et nouvel élu de l'Union du centre (EK) de Geórgios Papandréou, il fait sécession, entraînant avec lui nombre d'autres nouveaux élus. Cette scission entraîne la chute du gouvernement Papandréou, pourtant largement majoritaire après les élections anticipées de 1964. L'instabilité politique qui en suit facilitera le coup d'État militaire de 1967.

Membre de la Nouvelle démocratie et du gouvernement[modifier | modifier le code]

Après la fin du régime militaire en 1974, il tente sans succès de se faire élire comme indépendant au Parlement hellénique. Aux élections anticipées de 1977, il fait partie des deux seuls parlementaires élus du Parti des nouveaux libéraux (KTN). Finalement, en 1978, il décide de rejoindre le grand parti du centre-droit, la Nouvelle démocratie (ND) de Konstantínos Karamanlís.

Accession au gouvernement[modifier | modifier le code]

Le , le Premier ministre Karamanlís le nomme ministre de la Coordination économique, en remplacement de Geórgios Rállis, parti diriger la diplomatie. Exactement trois ans plus tard, pour faire suite à l'élection de Karamanlís à la tête de l'État, Rállis prend la direction du gouvernement. Il choisit alors Mitsotákis comme nouveau ministre des Affaires étrangères.

Il conserve ce poste jusqu'au , lorsque le socialiste Andréas Papandréou s'installe au pouvoir après avoir largement remporté les élections législatives. Réélu député, Konstantínos Mitsotákis retrouve les bancs de l'opposition.

Chef de l'opposition[modifier | modifier le code]

En 1984, il se fait élire président de la Nouvelle démocratie (ND) en remplacement de l'ancien ministre de la Défense Evángelos Avéroff. À ce titre, il mène le parti aux élections du . Son résultat de 40,8 % des voix et 126 députés sur 300 constitue une bonne progression, qui n'empêche pas le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) de conserver le pouvoir.

À nouveau chef de file lors du scrutin du , il classe sa formation en première position avec 44,3 % des parlementaires et 145 parlementaires, soit six de moins que la majorité absolue. En conséquence, un gouvernement de coalition doit être formé. La ND s'accorde avec le parti de gauche post-communiste Synaspismós (SYN), qui refuse de voir Mitsotákis à la tête de l'exécutif. Il laisse donc le pouvoir à Tzannís Tzannetákis.

L'échec de cette majorité hétéroclite amène au déclenchement de nouvelles élections le . Ce scrutin voit la ND de nouveau en tête avec 46,2 % des suffrages et 148 élus. L'ancien président de la Banque de Grèce Xenophón Zolótas accepte, à 85 ans, de former un gouvernement intérimaire, le temps de convoquer une troisième élection parlementaire en moins d'un an.

Premier ministre grec[modifier | modifier le code]

Ce nouveau scrutin se tient le . La Nouvelle démocratie continue sa progression avec 46,9 % des voix et 150 députés. S'assurant du soutien d'un parlementaire de centre-droit, Konstantínos Mitsotákis constitue une très étroite majorité et devient, trois jours plus tard, Premier ministre de la Grèce.

Le gouvernement de Mitsotakis a pratiqué une politique de réduction des dépenses du gouvernement, de réduction de la fonction publique et de privatisation des entreprises publiques.

En politique étrangère, Mitsotákis a fait rouvrir les bases militaires des États-Unis en Grèce. En juin 1990, Mitsotákis a été le premier chef de gouvernement grec à visiter les États-Unis depuis 26 ans. Il a promis de renouer avec les obligations de la Grèce envers l’OTAN, d’empêcher l’utilisation de la Grèce comme base pour le terrorisme, et d’arrêter les attaques rhétoriques sur les États-Unis fréquente de la part du gouvernement précédant de Papandreou.

Mitsotakis a également soutenu un nouveau dialogue avec la Turquie, mais a fait du progrès sur Chypre un préalable à l’amélioration sur d’autres questions.

Défaite et retrait de la politique[modifier | modifier le code]

Il a perdu les élections de 1993.

En janvier 2004, Mitsotákis a annoncé qu'il se retirerait du Parlement aux élections de mars, 56 ans après sa première élection. Son fils, Kyriákos Mitsotákis, est un parlementaire de la ND et sa fille, Dóra Bakoyánni, a été maire d'Athènes et ministre des Affaires étrangères.

Passions[modifier | modifier le code]

En dehors de la politique, l’intérêt principal de Mitsotakis réside dans les antiquités crétoises. Il a développé une grande collection d’objets minoens et d’autres antiquités crétoises, dont il a fait don à l’État grec.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]