Geórgios Theotókis

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Geórgios Theotókis
Γεώργιος Θεοτόκης
Statue honorant Theotokis sur son île natale.
Statue honorant Theotokis sur son île natale.
Fonctions
Premier ministre grec
Monarque Georges Ier
Prédécesseur Aléxandros Zaïmis
Successeur Aléxandros Zaïmis
Monarque Georges Ier
Prédécesseur Theodoros Deligiannis
Successeur Dimítrios Rállis
Monarque Georges Ier
Prédécesseur Dimítrios Rállis
Successeur Theodoros Deligiannis
Monarque Georges Ier
Prédécesseur Dimítrios Rállis
Successeur Dimítrios Rállis
Biographie
Date de naissance 1844
Lieu de naissance corfou, République des îles Ioniennes
Date de décès 1916
Lieu de décès Drapeau de la Grèce, Athènes, Grèce
Nationalité Grecque
Religion Christianisme orthodoxe (Église de Grèce)

Geórgios Theotókis
Premiers ministres grecs


Geórgios Theotókis (en grec : Γεώργιος Θεοτόκης) (1844 à Corfou1916) était un homme politique grec qui fut quatre fois premier ministre. Il appartient à la famille Théotokis, qui donna de nombreuses personnalités politiques, intellectuelles et militaires à Corfou et à la Grèce, dont son petit-fils le premier ministre Georges Rallis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Geórgios Theotókis est le troisième enfant de Nicolas-André Theotokis, originaire de Corfou. Après ses études secondaires au lycée, il s'inscrit en droit à l'Académie ionienne et en sort diplômé en 1861. Grâce à une bourse, il poursuit ses études de droit en France, à la Sorbonne.

À son retour sur Corfou, il commence à exercer le métier d'avocat. En 1879, il se présente aux élections municipales, et il est brillamment élu maire de Corfou avec 65 % des suffrages. Il est réélu maire en 1883, mais en 1885 il abandonne ce poste pour être élu député au sein du parti de Charilaos Trikoupis, à la demande de ce dernier. En mai 1886, Charilaos Trikoupis lui confie le ministère de la Marine. Sous son ministère, la Grèce passe commande des trois cuirassés Spetsès, Hydra et Psara. La formation des équipages est sensiblement améliorée avec la création de plusieurs Écoles de Marine. Par la suite, Charilaos Trikoupis confie à Theotókis le ministère de l'Éducation nationale et des Affaires religieuses.

Avec la collaboration du professeur Papamarkos, Geórgios Theotókis prépare et dépose d'excellents projets de loi qui marquent un progrès pour leur époque, et qui ont trait aux différents niveaux d'enseignement. Mais ils ne sont pas adoptés en raison de l'opposition parlementaire conduite par Théodore Deliyannis.

De 1899 jusqu'au milieu de 1909, Theotókis devient quatre fois Premier Ministre, son dernier mandat étant le plus long. Au nombre des réussites de son gouvernement, il faut mettre l'organisation et l'équipement de l'infanterie et de la marine ; c'est lui qui décide, en 1908, d'adopter les uniformes militaires couleur kaki ; c'est lui aussi qui renforce le combat en faveur de la Macédoine ; enfin, peu avant les Guerres balkaniques, il met en œuvre une politique étrangère marquée par son sang-froid.

Jugements de la postérité[modifier | modifier le code]

Son petit-fils, Georges Rallis, lui impute deux erreurs politiques. La première concerne la guerre gréco-turque de 1897. Theotókis se serait laissé entraîner par le climat va-t'en-guerre qui prévalait à cette époque, et il ne s'est pas opposé à l'envoi de troupes grecques en Crète, ce qui a conduit à la défaite. La seconde erreur a trait au désaccord existant entre le Prince Georges et Elefthérios Venizélos : Theotókis n'est pas intervenu dans leur différend, ce qui a entraîné le schisme national.

Geórgios Theotókis a été un homme politique important, mais sa valeur est sous-estimée dans l'histoire grecque. Après la défaite de 1897, la Grèce fut soumise à un contrôle économique international, ce qui laissait peu de marge de manœuvre à un gouvernement, quel qu'il fût. Theotókis a eu le mérite de déployer de grands efforts malgré l'opposition bruyante de Théodore Deliyannis et de Dimitrios Rallis pendant une grande partie de son mandat. Il faut porter au seul crédit de son gouvernement les importantes commandes de matériel militaire et la réorganisation de l'armée et de la gendarmerie. C'est aussi lui qui appliqua avec rigueur le principe selon lequel la formation du gouvernement est confiée au parti qui dispose de la majorité à l'Assemblée.

Après les Guerres balkaniques, les Libéraux ont tenté de présenter la victoire grecque comme la victoire de Venizélos et de son parti. La vérité est que cette victoire est due en grande partie à la préparation et à l'organisation de l'armée voulues par Theotókis. Sans cet effort de modernisation, Venizélos n'aurait pas eu le temps, en à peine deux ans, de préparer l'armée. Cependant, cette victoire est due aussi à la politique étrangère de Venizélos, qui a recherché l'entente avec la Bulgarie ; Theotókis a suivi une politique tout à fait opposée, comme en général tous ceux qui ont participé à la lutte pour la Macédoine, qui ne discutaient pas avec les Bulgares.



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Alexandros Zaimis
Greek Royal Arms.svg Premier Ministre de Grèce Transparent.gif
1899-1901
Alexandros Zaimis
Theodoros Deligiannis
Greek Royal Arms.svg Premier Ministre de Grèce Transparent.gif
1903
Dimitrios Rallis
Dimitrios Rallis
Greek Royal Arms.svg Premier Ministre de Grèce Transparent.gif
1903-1904
Theodoros Deligiannis
Dimitrios Rallis
Greek Royal Arms.svg Premier Ministre de Grèce Transparent.gif
1905-1909
Dimitrios Rallis