Éliette Abécassis

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Éliette Abécassis
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Éliette Abécassis en 2006 par Studio Harcourt Paris.

Naissance
Strasbourg, Bas-Rhin,
Drapeau de la France France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Éliette Abécassis, née le à Strasbourg[3], est une femme de lettres française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Éliette Abécassis naît à Strasbourg dans une famille juive orthodoxe marocaine. Son père, Armand Abécassis, enseigne la philosophie et est un penseur renommé du judaïsme. Sa mère, Janine, est professeur de psychologie de l’enfant[3].

Après le bac, elle quitte à 17 ans Strasbourg pour aller suivre à Paris des études en classes préparatoires littéraireshypokhâgne et khâgne — au lycée Henri-IV[3]. Elle intègre par la suite l'École normale supérieure, où elle obtient l'agrégation de philosophie et enseigne la philosophie à l'université de Caen[3]. « Je n’étais pas beaucoup plus âgée que mes élèves. Ils étaient très bons, tous passionnés par la philosophie, qui ne débouche sur rien d’autre que sur elle-même[3]. »

À 23 ans, elle part un an aux États-Unis à Cambridge, grâce à une bourse d'étude. Elle écrit alors son premier roman, Qumran, un roman policier métaphysique qui traite de meurtres mystérieux liés à la disparition de manuscrits de la mer Morte[3].

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Pour son premier roman Qumran, Éliette Abécassis ne se contente pas de ses connaissances préalables sur le monde hébreu, elle pousse ses recherches jusqu'en Israël, à Jérusalem, à Qumran et est allée aussi aux États-Unis afin d'obtenir le plus de renseignements possibles. Les recherches auront duré trois années[4]. Elles seront payantes : Qumran sort en 1996 et obtient immédiatement un énorme succès ; le livre est alors traduit en dix-huit langues. Les principales maisons d'édition avaient refusé le manuscrit, jusqu'à ce que les éditions Ramsay l'acceptent avec enthousiasme.

En 1997, elle commence à enseigner la philosophie à Caen et publie L'Or et la Cendre, l'histoire mystérieuse du meurtre d'un théologien berlinois, toujours aux éditions Ramsay.

En 1998, elle écrit un essai sur le Mal et l'origine philosophique de l'homicide : Petite Métaphysique du meurtre aux Presses universitaires de France.

En septembre 2000, elle publie chez Albin Michel La Répudiée. Pour ce roman elle reçoit le Prix des écrivains croyants 2001. Ce roman s'inspire du scénario qu'elle a écrit pour le film Kadosh du réalisateur israélien Amos Gitaï.

En 2001, Le Trésor du temple relate la suite de Qumran sur les traces des Templiers : Ary Cohen et Jane Rogers se retrouvent pour enquêter sur le secret du temple de Jérusalem. La trilogie de Qumran emprunte la forme du roman d'aventure et de suspense mais dissimule dans les intrigues une véritable érudition et une réelle ambition métaphysique. La même année, elle réalise le court-métrage La Nuit de noces dont le scénario est coécrit avec Gérard Brach.

En 2002, paraît le roman Mon père, qui raconte la remise en cause d'une relation père-fille idyllique, tandis que Qumran est adapté en bande dessinée par Gémine et Makyo.

En 2003, son roman Clandestin raconte l'histoire d'un amour impossible. Il fait partie de la sélection des douze livres du Prix Goncourt.

En 2004, paraît le dernier volet de Qumran, La dernière tribu.

En 2005, avec son roman Un heureux événement, Éliette Abécassis aborde le thème de la maternité. Elle réalise également le documentaire-fiction Tel Aviv la vie, avec Tiffany Tavernier.

En 2009, elle publie le roman Sépharade, dont l'héroïne dans sa quête existentielle va s'immerger dans le monde des juifs séfarades du Maroc.

En 2011, elle publie Et te voici permise à tout homme où elle raconte les difficultés d'obtenir le divorce religieux.

En 2013, elle publie Le Palimpseste d'Archimède[5].

En 2014, elle publie Un secret du docteur Freud, écrit avec l'aide de sa mère, psychanalyste.

En 2015, paraît Alyah, sorte de témoignage d'une femme juive après les attentats de janvier 2015.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Éliette Abécassis est citée par Nous Citoyens comme membre de son comité de soutien [6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Éliette Abécassis est divorcée et mère de deux enfants[3].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Qumran[7], 1996 ;
  • L'Or et la Cendre, 1997 ;
  • Petite Métaphysique du meurtre, 1998 ;
  • La Répudiée, 2000 ;
  • Le Trésor du temple, 2001 ;
  • Mon père, 2002 ;
  • Clandestin, 2003 ;
  • La Dernière Tribu, 2004 ;
  • Un heureux événement, 2005 ;
  • Le Corset invisible, 2007 ;
  • Le Livre des passeurs, 2007 (Avec Armand Abécassis) ;
  • Mère et Fille, un roman, 2008 ;
  • Sépharade, 2009. Prix Alberto Benveniste 2010 ;
  • Le Messager, 2009 (Avec Mark Crick) ;
  • Une affaire conjugale, 2010 ;
  • Et te voici permise à tout homme, 2011 ;
  • Le Palimpseste d'Archimède, 2013 ;
  • Un secret du docteur Freud, 2014 ;
  • Alyah, 2015.

Participation[modifier | modifier le code]

Condition féminine[modifier | modifier le code]

Éliette Abécassis a écrit des livres et des articles sur la condition féminine, qu’elle défend au sein de plusieurs associations, comme Le Corset invisible en 2007, avec Caroline Bongrand.

« La libération de la femme ne l’a pas libérée, elle l’a au contraire esclavagisée. »

« Le corset, avec l’avènement du féminisme, a disparu de nos armoires. Aujourd’hui, notre ventre et nos mouvements sont libres, et nous pouvons respirer. Mais notre corps et notre esprit sont enfermés, comprimés, atrophiés dans un corset plus insidieux que celui des siècles précédents, parce qu’il ne se voit pas. […] Aujourd’hui, le corps de la femme est en fait contrôlé par l’épuisement à la tâche, les régimes et les nouvelles normes de beauté. Son esprit, soi-disant affranchi de la domination masculine, se trouve sous l’emprise de la société dans son ensemble, qui semble conspirer contre elle. »

Littérature jeunesse[modifier | modifier le code]

Éliette Abécassis a également publié une série de livres pour enfants : T’es plus ma maman, Je ne veux pas dormir, Il a tout et moi j’ai rien, Astalik fait ses courses et Je ne veux pas aller à l’école.

Cinéma[modifier | modifier le code]

En tant que réalisatrice[modifier | modifier le code]

En tant que scénariste[modifier | modifier le code]

Adaptations cinématographiques de son œuvre[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Éliette Abécassis est parolière, notamment pour le groupe de rock français Debout sur le zinc, et également, pour Enrico Macias, pour qui elle a écrit la chanson Sépharade.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Tout le monde en parle - 19 novvembre 2005.
  2. 120 000 exemplaires vendus en France.
  3. a, b, c, d, e, f et g Biographie d'Éliette Abécassis, Laurence Durieu, VSD, http://www.vsd.fr - 26 octobre 2008.
  4. « Eliette Abecassis : "Être femme, c'est le plaisir de la domination" » Philippe Vandel, émission Tout et son contraire, France Info.fr - 15 mai 2015.
  5. Ruggero Gambacurta-Scopello, « Le Palimpseste d'Archimède », sur le monde des réligions,‎
  6. Page du site internet nouscitoyens.fr, sur le site http://www.nouscitoyens.fr.
  7. « Eliette Abécassis, vitale », sur lepoint.fr,‎ 17 septembre 2009, modifié le 24 septembre 2009 (consulté le 29 mai 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]