Église Sainte-Anne de Jérusalem

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Église Sainte-Anne
Image illustrative de l'article Église Sainte-Anne de Jérusalem
Présentation
Culte Catholicisme
Début de la construction 1140
Style dominant Architecture romane
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Territoires français de Jérusalem
Ville Jérusalem
Coordonnées 31° 46′ 53″ Nord 35° 14′ 11″ Est / 31.781408, 35.236353

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
Église Sainte-Anne

Sainte-Anne est une église catholique de Jérusalem, située dans la vieille ville.

Comme l'église du Pater Noster (ou de l'Eleona) sur le mont des Oliviers, c'est l'un des quatre territoires français de Jérusalem (les deux autres sont le Tombeau des Rois, et l'abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d'Abu Gosh). Elle est actuellement confiée aux « Pères blancs ». Elle se trouve juste à côté du site archéologique de la piscine probatique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon une tradition chrétienne orientale, la crypte est située sur le lieu de la maison d'Anne et Joachim, les parents de la Vierge Marie à Jérusalem, dans laquelle elle serait née[1]. Une église byzantine y a été construite du temps de l'impératrice Eudocie, dédiée à la Vierge Marie. Elle a été détruite par l'invasion perse de 614, puis reconstruite et de nouveau détruite en 1009 par Al-Hakim. L'église actuelle, de style roman, a été construite par les Croisés en 1140 et a tout de suite été dédiée à sainte Anne. Après la conquête de Jérusalem par Saladin, l'église est transformée en 1192 en école de droit coranique, puis tombe en ruines au cours des siècles.

En 1856, après la guerre de Crimée, la France reçut l'église du Sultan Abd-al-Majid en remerciement de son aide à la Turquie[2]. Sainte-Anne fut donc restaurée et l'État français la confia en 1877 à Monseigneur Lavigerie et à sa Société des Missionnaires d'Afrique. Entre 1882[3] et 1946, le lieu abrita un séminaire pour la formation des prêtres grecs-catholiques.

Actuellement, le site est toujours administré par les Pères Blancs. Ayant beaucoup de projets en Afrique, leur travail à Jérusalem consiste essentiellement à la formation de séminaristes, mais aussi à l'accueil de nombreux pèlerins (qu'ils soient catholiques, protestants, anglicans ou orthodoxes). Un accueil relativement difficile du fait de la petite taille du site confronté à une demande d'accès par les pèlerins toujours plus importante.

Le site de l'église Sainte-Anne de Jérusalem accueille une ONG chargée des rapports écrits sur les comportements des Israéliens et des Palestiniens lors des passages de checkpoints. Le nom de cette ONG est Ecumenical Accompaniment Programme in Palestine and Israel (EAPPI).

Façade de l'église.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Simon Claude Mimouni, Dormition et Assomption de Marie. Histoire des traditions anciennes, Éditions Beauchesne, , p. 478
  2. (en) Ruth Kark, Michal Oren-Nordheim, Jerusalem and Its Environs: Quarters, Neighborhoods, Villages, 1800-1948, Wayne State University Press, , p. 58
  3. P. Georges Leblond, Le Père Auguste Achte et la mission de l'Ouganda, Paris, Procure des Pères blancs, 1928, p. 36

Annexes[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]