Quartier chrétien de la vieille ville de Jérusalem

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31° 46′ 42.5″ N 35° 13′ 45.84″ E / 31.778472, 35.2294 ()

Carte du quartier chrétien de la vieille ville de Jérusalem

Le quartier chrétien est l'un des quatre quartiers de la vieille ville de Jérusalem. Le quartier où vivent des arabes chrétiens de Palestine est situé dans la partie nord-ouest de la vieille Jérusalem où l'on trouve le Saint-Sépulcre, la Mosquée d'Omar et le Muristan. Cet article ne traite pas des Arméniens, bien qu'étant très majoritairement chrétiens, puisque la communauté arménienne de Jérusalem a une histoire particulière qui précède même la naissance du christianisme ; de fait, ils ont développé leur propre quartier. La basilique du Saint-Sépulcre est l'église la plus vénérable pour les chrétiens de toutes les confessions se trouvant à Jérusalem. En second lieu pour les catholiques, on trouve aussi la co-cathédrale latine du patriarcat latin de Jérusalem, près de la porte de Jaffa, où se rendirent les papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI.

Le quartier est parsemé d'autres églises : église de Saint-Jean-Baptiste, église luthérienne du Rédempteur, etc.

Développement de la communauté chrétienne de Jérusalem : de 30 à 638[modifier | modifier le code]

Des débuts jusqu'à 324[modifier | modifier le code]

Aux environs de l'an 30, Jésus de Nazareth meurt crucifié. Jérusalem est depuis plus de quatre-vingt dix ans sous le joug de l'empire romain, alors administrée par le gouverneur Ponce Pilate. En quelques décennies, ses disciples, par le prosélytisme et la prédication, ont converti des juifs mais aussi de plus en plus de païens à Jérusalem comme dans le reste de l'empire. Bien qu'ayant peu de preuves historiques en termes de développement géographique d'un quartier chrétien, il est très probable que le lieu supposé de la crucifixion de Jésus (le Golgotha), de son tombeau et de sa Résurrection ait été un « point d'ancrage » pour la communauté chrétienne de Jérusalem.

Dans sa volonté de sortir l'empire romain de la crise, l'empereur Dioclétien et sa tétrarchie s'appuient de plus belle sur la religion traditionnelle et déclenchent, par une série d'édits (à partir de 303), une série de graves persécutions qui affectent profondément les chrétiens. Cette persécution devient bien plus sévère lorsque l'Orient tombe sous le joug de Galère, connu comme étant un antichrétien fanatique et particulièrement violent.

Lorsque l'empereur romain Constantin Ier arrive au pouvoir, il ne tarde pas à faire promulguer l'Édit de Milan (avril 313), ce qui se traduit pour tous les chrétiens par la fin des persécutions, la liberté de culte et la fin des confiscations de leur Église. Les premiers intéressés par l'expérience monastique rejoignent le Laure de Pharan, fondé dans les années 320 à 10 km au nord de Jérusalem par Chariton le Confesseur. C'est une nouvelle ère qui s'annonce alors que Macaire de Jérusalem vient de prendre ses fonctions d'évêque depuis peu.

De la construction de l'Église du Saint-Sépulcre (325) à la victoire sur les perses (630)[modifier | modifier le code]

L'arianisme trouble la Palestine du IVe siècle mais Jérusalem reste relativement sereine grâce à ses évêques anti-ariens dont saint Macaire.

La conquête islamique : 638-1099[modifier | modifier le code]

Période mamelouke : 1260-1517[modifier | modifier le code]

Panoramas[modifier | modifier le code]

Dans le quartier grec du Muristan nommé Souq Aftimos, on peut avoir une vue panoramique sur toute la vieille ville depuis divers toits et terrasses ou depuis le clocher l'église du Rédempteur. Près de là, un escalier permet d'accéder à une promenade sur les toits en terrasse du quartier. Les toits de l'église du Saint-Sépulcre sont un autre point de vue panoramique. Sur l'un d'eux se trouve le monastère éthiopien constitué de huttes de terre comme un village africain. Il existe un point de vue sur l'ensemble du quartier depuis la tour Phasaël (en), dans la citadelle. Enfin, il est possible de se promener en haut de la muraille extérieure de la vieille ville.

Églises et monastères[modifier | modifier le code]

Entrée de l'église orthodoxe Saint-Jean-Baptiste (XIe siècle)

Partie nord-ouest[modifier | modifier le code]

Le quartier est également accessible par la Nouvelle Porte au nord-ouest.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]