Basilique de l'Ecce homo

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Basilique de l'Ecce Homo
Image illustrative de l’article Basilique de l'Ecce homo
Intérieur de la basilique de l'Ecce Homo
Présentation
Culte Catholique romain
Géographie
Pays Israël, Palestine
Ville Jérusalem
Coordonnées 31° 46′ 49″ nord, 35° 14′ 00″ est

La basilique de l'Ecce homo, située dans la Via Dolorosa à Jérusalem, est une église construite durant la deuxième moitié du XIXe siècle à l'endroit où, selon les Évangiles et la tradition, Jésus fut présenté à la foule par Ponce Pilate sous ces mots : « Ecce Homo » (“Voici l'homme”).

L'édifice[modifier | modifier le code]

L'église est bâtie au XIXe siècle par le missionnaire converti Théodore Ratisbonne qui a fondé la Congrégation Notre Dame de Sion en 1843, au bord de l'ancien forum de la cité Ælia Capitolina - nom que l'empereur Hadrien donna à Jérusalem après l'avoir rebâtie en 131-135, après qu'elle eut été détruite par Rome en 70 ap. J.-C..

Derrière l'autel de l'église, un arc romain est à tort, selon la tradition, la porte de la forteresse Antonia.

L'église a été consacrée en basilique (dite « de l’Ecce Homo » ou « du Couronnement d’épines de Jésus ») par Léon XIII en 1902[1].

L'Ecce Homo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ecce Homo.
Le jugement sur le Gabatha de James Tissot, vers 1890.

D'après la tradition du récit de la Passion du Christ, en particulier dans l'Évangile de Jean, c'est devant la porte de la forteresse Antonia que Jésus a été présenté à la foule[2]. De cette porte ne reste aujourd'hui plus rien. Une arche enjambant la via Dolorosa, appuyée sur son côté septentrional sur le mur de l'église, est quant à elle un reste de l'arc de triomphe de trois arcs situé sur le côté oriental de la ville à l'époque, qui fut érigé sous l'empereur Hadrien et en son honneur en 135. L'arc marquait l’entrée à l’espace réservé à la Xe légion Fretensis[3].

Deux dalles du Lithostrôtos de la forteresse Antonia ont été encastrées au XIIIe siècle dans cette arche pour faciliter aux pèlerins la vénération de ce lieu, entraînant une confusion, ce qui explique que cette construction est connue aujourd'hui sous le nom d'« Arche Ecce Homo »[4]. Ces dalles du Lithostrôtos près de l'arche Ecce homo étant probablement un second Forum dans la partie Est de la cité[5] — identifié comme étant la Place du marché selon l'historien Simon Claude Mimouni[6] — ce qui n'empêche pas les guides touristiques de le présenter vulgairement comme « le Dallage, en hébreu Gabbatha[7] » où Jésus comparut devant Pilate.

Dans le sous-sol de la basilique se trouve le Lithostrôtos, lieu dit en hébreu Gabbatha, où Pilate présente Jésus à la foule après l'avoir fait flageller : "Voici votre roi" (Jean 19, 13-14). L'archéologue Louis-Hugues Vincent a cru trouver des preuves archéologiques qu'au niveau de son dallage en calcaire se situait le « jeu du Roi » (en fait un jeu gravé sur les pierres), emplacement exact où les soldats romains ont flagellé le Christ, mais ce dallage a une datation plus tardive que l'époque de Jésus, probablement comme le reste, du temps de l'empereur Hadrien[8] au IIe siècle.

L'arc de l'Ecce Homo sur la Via Dolorosa. À droite, un panneau indique l'accès au Lithostrôtos, au sous-sol, de la basilique[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Communautés religieuses[modifier | modifier le code]

L'église et le couvent qui accueillent les pèlerins sont confiés depuis la construction aux sœurs de la congrégation de Notre-Dame de Sion fondée en 1843 par Théodore Ratisbonne et son frère Alphonse, missionnaires français.

Depuis les années 2000, elle est aidée dans cette mission par la Communauté du Chemin-Neuf[1],[9], qui y fait venir notamment des volontaires de plusieurs pays afin d'aider à la gestion de l'accueil et de développer des missions humanitaires auprès des populations locales[10].


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « Messe du Couronnement d'épines à l'Ecce Homo », Patriarcat latin de Jérusalem, (consulté le 9 mars 2012)
  2. a et b (fr) « Jérusalem, ville sainte des chrétiens », ?, ? (consulté le 9 mars 2012)
  3. Maurice Sartre, D'Alexandre à Zenobie : Histoire du Levant antique : IV° av. J.C.-III° ap. J.C., Paris, Fayard, 2001, p. 606.
  4. (fr) « L'époque grecque et romaine », Encyclopédie Larousse, ? (consulté le 9 mars 2012)
  5. Peter Schäfer, The Bar Kokhba War Reconsidered, 2003, Mohr Siebeck, Tubingen, Allemagne, p. 250.
  6. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 886.
  7. Jn 19:13 « Pilate, entendant ces paroles, amena Jésus dehors et le fit asseoir au tribunal, en un lieu dit le Dallage, en hébreu Gabbatha », Nouveau Testament.
  8. (en) Bargil Pixner, Paths of the Messiah and Sites of the Early Church from Galilee to Jerusalem, Ignatius Press, (lire en ligne), p. 267
  9. (fr) « Les communautés religieuses », Blog jeunes cathos, (consulté le 9 mars 2012)
  10. (fr) « Jeune à l’ETranger (JET) : 6 mois au service des pèlerins à Jérusalem », Consulat général de France à Jérusalem, ? (consulté le 9 mars 2012)

Bibliographie[modifier | modifier le code]