Église Saint-Pierre de Vaise

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Église Saint-Pierre de Vaise
Photographie couleur d'une église en pierres dorées
L'église Saint-Pierre de Vaise
Présentation
Culte Catholique romaine
Type Église
Rattachement Archidiocèse de Lyon
Début de la construction 1843
Fin des travaux 1846
Architecte Tony Desjardins
Autres campagnes de travaux Gabriel Mortamet (père de Louis Mortamet)
Style dominant néo-roman
Site web site officiel
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Ville Lyon
Coordonnées 45° 46′ 23″ nord, 4° 48′ 30″ est

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L'église Saint-Pierre de Vaise est un édifice affecté au culte catholique situé dans le 9e arrondissement de Lyon, plus précisément dans le quartier de Vaise, au carrefour de la rue Saint-Pierre de Vaise et du boulevard Antoine-de-Saint-Exupéry. Il fait partie de la paroisse Saint-Gabriel.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église se situe à l'emplacement d'un premier lieu de culte dédié à Saint-Baudille, mentionné dès 878. La première église nommée « Saint-Pierre de Vaise » est construite en 1050[1].

Une nouvelle construction fut entreprise de 1843 à 1846 par l'architecte Tony Desjardins, architecte diocésain à qui l'on doit notamment la restauration de l'hôtel de ville de 1854 à 1863, la construction du grand séminaire, de Saint-Bernard[2], etc. Le style choisi est néo-roman[3].

Le fronton de la façade ainsi que la statuaire extérieure est l'œuvre du sculpteur Guillaume Bonnet[4]. Le tympan figure le Christ trônant dans une mandorle, entouré du Tétramorphe[3]. De manière générale, un grand soin a été apporté à la composition de la façade, mais en négligeant les autres parties de l'église dont le parement ou l'enduit, suivant les surfaces, a été traité avec une sobriété qui tranche avec le travail de la façade[5].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'église est en grande partie détruite par les bombardements alliés. Lors du remaniement liturgique apporté à l'occasion de Vatican II, le maître-autel a été conservé au même emplacement, et un nouvel autel a été placé en avant de lui[6]. À nouveau, comme sur la façade, la décoration du maître-autel représente le Christ, placé dans un quadrilobe et entouré des quatre Évangélistes[7]. En revanche, le déplacement liturgique n'a pas supprimé la table de communion préexistante chaque colonnette de celle-ci se termine par un chapiteau orné d'une grappe de raisin, tandis que les deux piliers centraux sont ornés de gerbes de blés[8].

L'église Saint-Pierre de Vaise (voûte et vitrail) détruite en 1944 par un bombardement.

Caractéristiques et mobilier[modifier | modifier le code]

Comme de nombreux édifices lyonnais, en particulier de nombreuses églises construites à cette période, Saint-Pierre-de-Vaise est construite principalement en pierres dorées.

L'église possède un carillon mécanique Paccard de douze cloches.

L'église possède également un orgue, derrière le chœur, construit en 1882 par le facteur Joseph Merklin.

Une partie de la décoration intérieure est réalisée par Claudius Barriot[9].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le quartier antique de Vaise », Lyon Historique, (consulté le 12 janvier 2012)
  2. « DESJARDINS Tony », comité des travaux historiques et scientifiques, (consulté le 12 janvier 2012)
  3. a et b Séverine Penlou 2008, Quatrième partie : le choix des sujets traités : iconographie et dévotions. — I. Étude typologique des éléments sculptés. — 1. Les porches sculptés., p. 151.
  4. Séverine Penlou 2008, Deuxième partie : les « acteurs » de la sculpture religieuse. — IV. Figures majeures de la sculpture religieuse à Lyon., p. 89.
  5. Séverine Penlou 2008, Quatrième partie : le choix des sujets traités : iconographie et dévotions. — I. Étude typologique des éléments sculptés. — 2. Les ornements sculptés extérieurs., p. 155.
  6. Séverine Penlou 2008, Quatrième partie : le choix des sujets traités : iconographie et dévotions. — I. Étude typologique des éléments sculptés. — 3. Les maître-autels., p. 157.
  7. Séverine Penlou 2008, Quatrième partie : le choix des sujets traités : iconographie et dévotions. — I. Étude typologique des éléments sculptés. — 3. Les maîtres-autels., p. 160.
  8. Séverine Penlou 2008, Quatrième partie : le choix des sujets traités : iconographie et dévotions. — I. Étude typologique des éléments sculptés. — 4. Les tables de communion., p. 164.
  9. « Semaine religieuse du Diocèse de Lyon », sur gallica.bnf.fr (consulté le 31 mars 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Séverine Pelou 2008] Séverine Penlou, Rôles et fonctions de la sculpture religieuse à Lyon de 1850 à 1914 : catalogue des sculpteurs (Thèse de doctorat), Lyon, Université Lumière Lyon-II, , 2921 p. (lire en ligne)