École de Fontainebleau

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La Montée au Calvaire
Toussaint Dubreuil
Musée d'Ecouen
Gabrielle d'Estrées, 1594
Paris, musée du Louvre

École de Fontainebleau est le nom donné à deux périodes de l'histoire de l'art français, qui dominèrent la création artistique française au XVIe et au XVIIe siècle, et figurent parmi les exemples les plus aboutis de l'art renaissant en France.

Première École de Fontainebleau[modifier | modifier le code]

La première école de Fontainebleau est constituée d'artistes italiens invités en France par François Ier pour décorer le château de Fontainebleau (chantiers de reconstruction et d’extension de la Renaissance) : Rosso Fiorentino (Florence en 1494 - Fontainebleau en 1540), auquel succède Le Primatice, assisté de Nicolò dell'Abbate.

Parmi leurs sujets de prédilection, on retrouve les tableaux mythologiques ou allégoriques, inspirés de l'Antiquité, et les nus traités avec élégance[1].

Ces peintres influencèrent de nombreux artistes français tels que Jean Goujon ou Antoine Caron ou bien Noël Jallier. On associe parfois Benvenuto Cellini, Girolamo della Robbia et d'autres artistes invités par François Ier à l'École de Fontainebleau. Un certain nombre de ces artistes français, influencés par l'art italien, travailleront alors à la décoration intérieure du château d'Écouen en cours d'édification.

Vers la moitié du XVIe siècle, alors que le marché de l'estampe est en pleine explosion, les peintures réalisées par l'École de Fontainebleau furent copiées en eaux-fortes, apparemment à l'occasion d'un bref programme organisé incluant les peintres eux-mêmes[2].

Seconde École de Fontainebleau[modifier | modifier le code]

La seconde école de Fontainebleau, sous le règne d'Henri IV, réunit des artistes français tels que Toussaint Dubreuil, Martin Fréminet, Jacob Bunel, Guillaume Dumée, Gabriel Honnet, ou flamands tels qu'Ambroise Dubois. Primatice et Nicolò dell'Abbate, exercent une influence déterminante pour ces maîtres, mais également au XVIIème siècle pour des classiques comme Poussin, Vouet ou La Hyre.

Œuvres d'artistes anonymes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas d’Archimbaud, Louvre, Editions du Club France Loisirs, , 335 p. (ISBN 2-7441-1984-9), p.100
  2. Jacobson 1994, parties III et IV.
  3. James Stourton, Petits Musées, grandes collections : Promenade à travers l’Europe, Scala, , p. 243
  4. a et b Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXe siècle, Musée du Louvre Éditions, , 576 p. (ISBN 2-35031-032-9), p. 90
  5. Musée de Dijon

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Béguin, L'École de Fontainebleau, Gonthier-Seghers, 1960
  • (en) Karen Jacobson, The French Renaissance in Prints, Grunwald Center, UCLA, (ISBN 0-9628162-2-1), p. 470

Articles connexes[modifier | modifier le code]