Yamaha YZF

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Il s'agit de modèles de motocyclettes sportives produites par Yamaha.

La lignée des YZF a débuté en 1993 avec la 750. Elle se perpétue encore aujourd'hui.

YZF 600 R Thundercat[modifier | modifier le code]

YZF 600 R Thundercat

La T-Cat, apparue en 1996, dispose d'un moteur de 4 cylindres en ligne, à 4 carburateurs Keihin de 36 mm, développant 96 chevaux à 11 500 tr/min, couple maximum de 6,3 mkg à 9 600 tr/min, à refroidissement liquide ; elle bénéficie d'une boite de vitesses à 6 rapports. Elle pèse 187 kg à sec, et 212 kg tous pleins faits.

La suspension avant est assurée par une fourche télescopique de diamètre 41 mm et la suspension arrière par un monoamortisseur. Les deux sont réglables en précharge, compression et détente.

Présentée à l'époque, par Yamaha, comme une hypersport concurrente de la Honda 600 CBR, elle a été remplacée dès 1999, dans ce rôle, par la très radicale YZF R6. Elle est néanmoins restée commercialisée, en France, jusqu'en 2003, et aux États-Unis au-delà de 2005. Plus conviviale qu'une sportive pure et dure, tant pour le pilote que pour le passager, elle se classe plutôt, désormais, dans la catégorie des routières sportives (son cadre Deltabox, réalisé en acier, pèse de 8 à 10 kilos de plus qu'un cadre en aluminium).

La contenance du réservoir d'essence est de 19 litres (réserve 3,5 litres)[1].

Sa vitesse maximale est de 245km/h.

YZF 750 R[modifier | modifier le code]

YZF 750 SP

La YZF 750 R est présentée en 1993. Elle se veut une vraie machine de course pour la route. Elle utilise un quatre cylindres en ligne de 749 cm³ inséré dans un cadre Deltabox, identique à la YZF de course. Il développe 123 chevaux à 12 000 tr/min pour un couple de 7,8 mkg à 9 500 tr/min. Sa particularité est, comme toutes les Yamaha à moteur de type Genesis, de disposer de 5 soupapes par cylindre, issu d'une version modifiée de la FZR 750 R OW01 de Superbike. D'autre part, elle est équipée de la valve d'échappement Exup, qui modifie le diamètre d'échappement, ce qui améliore la puissance à bas et moyens régimes.

Une version encore plus méchante, la YZF 750 SP sort en même temps. Elle est encore plus radicale avec des carburateurs spéciaux, une cartographie d'allumage spécifique, une selle monoplace...

YZF 1000 Thunderace[modifier | modifier le code]

1000 Thunderace

La Thunderace ou T-Ace est apparue en 1996, remplaçant la FZR 1000 Genesis.

On retrouve le quatre cylindres porté à 1 002 cm³, délivrant 145 chevaux, dans un cadre tout en alu.

Le réservoir de 20 litres offre une autonomie suffisante pour envisager sereinement les longues escapades dans un excellent compromis sport/route en duo, pénalisé vis-à-vis de ses consoeurs sportives pur jus par un gabarit imposant et un poids élevé (198 kg à vide). On déplorera toutefois le placement des cale-pieds, un peu haut pour le confort du passager.

Ce modèle s'est arrêté en 2003.

Elle était disponible en blanc/rouge, gris/noir, bleu/noir, gris/argent, rouge/argent.

YZF R125[modifier | modifier le code]

YZF-R125

La YZF R125 est présentée fin 2007. Pour concurrencer la CBR 125, Yamaha présente une petite machine typée sport, animée par un monocylindre quatre temps à refroidissement liquide, développant les 15 chevaux légaux pour satisfaire à la loi d'équivalence permis B/permis A1.
Elle bénéficie d'un cadre périmétrique Deltabox Kyesto, de disques de freins de 292 et 230 mm, respectivement à l'avant et à l'arrière, d'une fourche télescopique de 33 mm de diamètre, d'un bras oscillant en aluminium et d'un design ressemblant à ses sœurs R6 et R1. Elle subis un légé relooking en 2014.

Il existe dans les pays d'Asie et d'Inde une version proche nommée R15 de 150 cm3 d'environ 17 chevaux.

YZF R6[modifier | modifier le code]

D'une puissance de 120 chevaux pour 169 kilos et environ 600 cm³, la R6 a été conçue en 1999 pour épauler puis remplacer la Thundercat. C'est une déclinaison qui pousse plus loin dans la radicalité le concept de la sportivité.

Elle n'a pas cessé d'évoluer dans ce sens depuis, devenant de plus en plus efficace sur circuit, et de moins en moins conviviale sur route. La puissance a augmenté pour atteindre 133 chevaux sur le modèle 2006 (soit largement plus de 200 ch/L). Elle est la première à revendiquer un régime moteur maxi, selon le constructeur, de 13 900 tr/min. Mais il y aura controverse sur ce régime, car le passage au banc de certains exemplaires révèlera un régime maxi plus proche de 14 200 tr/min.

Déclinée en rouge et en bleu en 1999 dans des dessins très compétition, son évolution s'est peu à peu orientée dans des graphismes plus proche d'un roadster tout en conservant l'agressivité de l'hypersportive.

YZF R7[modifier | modifier le code]

Comme en Rallye automobile dans les années 1980 avec les célèbres Groupe B, pour qu'une machine puisse courir en Endurance ou en Superbike, il faut qu'elle ait été produite en série. Pour cette raison, les constructeurs mettent sur le marché des motos de course avec juste le nécessaire pour pouvoir rouler sur route (clignotants, plaque d'immatriculation...). C'est le cas de la Ducati 999R, la Kawasaki ZX-7R et la R7.

Ses 500 exemplaires furent produits de 1999 à 2002. Il fallait débourser 27 440 € auxquels il fallait ajouter le kit performance à 14 400 € pour avoir une machine capable de gagner le Bol d'or. À ce prix-là, vous aviez un moteur de 160 chevaux et un ensemble de suspension Öhlins.

YZF R1[modifier | modifier le code]

Reléguant sa devancière, la T-Ace, au rang de sport-GT, la R1 a provoqué une évolution de la gamme dans le monde de la moto sportive à sa sortie en 1998. Le but de Yamaha était de "créer la référence en matière de moto supersport performante" notamment grâce à "un moteur et un châssis de pointe alliés à un design agressif et reconnaissable".

D'une puissance de 150 chevaux pour 177 kilos, la première mouture de la R1 propose un rapport poids/puissance de machine de compétition. Une position de conduite confortable et des aspects pratiques ne faisaient pas partie du cahier des charges. Légèrement retouchée en 2000 au niveau du tête de fourche, de la selle passager, des rétroviseurs et du réservoir, la version 2000 gagne 2 chevaux et s'allège de 2 kg notamment grâce à l'adoption d'un silencieux en titane et non plus en carbone portant l'ensemble à 152 chevaux pour 175 kg.

Pour le projet 08R (future YZF-R1), Yamaha avait trois objectifs : avoir plus de puissance que n'importe quelle autre moto, moins de poids que ses rivales et être la plus compacte de sa catégorie. Le moteur le plus adapté était un 4 cylindres en ligne refroidi par liquide à cylindres inclinés, dérivé de la technologie GENESIS développée en course par Yamaha, il est à peine plus large que le 4 cylindres de la 600 cm³. Un couvre-culasse en magnésium et un bloc-cylindres avec des chemises traitées à la céramique ont permis de gagner en légèreté. La fameuse culasse à 5 soupapes surmonte une chambre de combustion très compacte et des carburateurs de 40 mm, le tout associé à une valve EXUP contrôlant le passage des gaz d'échappement pour accroitre puissance et couple à mi-régime. Le cadre Deltabox est réduit à sa plus simple expression, mais semble imposant par rapport au moteur.

Elle se radicalise de plus en plus à chaque évolution. Le modèle 2004 est encore plus puissant et toujours plus léger 172 chevaux pour 172 kg.

Habituellement, quand un motard chute avec sa sportive, s'il n'a pas les moyens financiers de remplacer le carénage, il transforme sa machine en remplaçant les guidons bracelets par un guidon normal, parfois en y ajoutant un carénage tête de fourche, mais en laissant le moteur apparent[réf. nécessaire]. Yamaha reprend le concept en 2004 sur une version appelée Steel Fighter. Basée sur le modèle 2003, la R1 reçoit un habillage conçu par l'équipe de Boxer Design, comprenant des écopes de radiateur, un sabot moteur, un carénage tête de fourche. L'ensemble est vendu 442 € de plus que la R1 2003. Pour des raisons d'homologation, elle équipée de guidons bracelets, mais une option permet de bénéficier d'un guidon plus plat.

Ce modèle est surtout destiné à écouler les stocks de modèle 2003, à moindre frais, avant l'arrivée du millésime 2004.

En 2006, une version SP voit le jour, encore plus orientée course. Limitée à 500 exemplaires, elle offre 3 chevaux supplémentaires, des suspensions Öhlins, des jantes Marchesini.

En 2007, Yamaha repart d'une feuille blanche et propose un modèle nouveau. La culasse à 5 soupapes laisse place à une inédite culasse à 4 soupapes.

En 2009, le calage du moteur est de type CrossPlane.

En 2012, elle bat un record sur le tour du circuit de Nürburgring en 7min 10s 89.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Caractéristiques 600 Thundercat