Traitement de surface

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Un traitement de surface est une opération mécanique, chimique, électrochimique ou physique qui a pour conséquence de modifier l'aspect ou la fonction de la surface des matériaux afin de l'adapter à des conditions d'utilisation données. Les traitements de surface jouent un rôle éminent dans le domaine de la tribologie (voir traitements anti-usure).

Sommaire

Traitements mécaniques [modifier]

Nettoyage des surfaces [modifier]

Avant tout traitement, le nettoyage des surfaces est une phase essentielle qui a pour objet d'enlever les souillures existant à la surface des pièces et qui comprend deux opérations distinctes:

  • le dégraissage qui élimine les corps gras : par des actions mécaniques, chimiques, électrolytiques.
  • le décapage qui enlève toute trace de corrosion et d'oxyde qui adhèrent à la surface des pièces et qui peuvent être éliminés par une action mécanique (sablage ou grenaillage), chimique ou électrolytique.

Ces opérations sont toujours suivies d'un rinçage.

Revêtements métalliques [modifier]

Dépôt par voie humide [modifier]

Dépôt par voie sèche [modifier]

Projection thermique

Dépôt par voie thermique [modifier]

Dépôt par projection thermique [modifier]

Traitements optiques [modifier]

Un traitement antireflet, constitué de plusieurs couches minces de matériaux transparents, est parfois utilisé sur des vitres ou des verres de lunettes.

Traitements de conversion [modifier]

Traitements thermochimiques de diffusion [modifier]

Traitements par transformation structurale [modifier]

Traitements organiques et organo-minéraux [modifier]

Dépôt Sol-Gel [modifier]

Divers [modifier]

Contexte industriel [modifier]

Les opérations de traitements de surfaces sont effectuées de nos jours par une multitude de petites entreprises sous-traitantes pour le compte de grands groupes industriels dans les domaines de l'automobile, des « produits blancs », de l'aérospatiale…

Ce contexte induit des conditions de travail généralement pénibles et des salaires très modestes. L'exposition aux vapeurs de différents acides utilisés (acides sulfurique, chlorhydrique, cyanhydrique, fluorhydrique…) présente de graves dangers pour la santé, et les mesures de sécurité en œuvre dans les petites entreprises du secteur sont généralement insuffisantes (cf. Inspection du travail). Ces entreprises doivent également respecter la réglementation sur la protection de l'environnement (code de l'environnement) et les nombreux textes qui en sont issus, dont certains spécifiques à cette activité (cf.différents textes du ministère de l'environnement), impliquant de lourds investissements et des contraintes de fonctionnement.

Les donneurs d'ordres se défaussent ainsi, entre autres, des responsabilités qui seraient les leurs en cas d'accident du travail ou de pollution accidentelle.

Il existe en France un syndicat professionnel du traitement de surface (D.Thery, délégué général du SATS [1]).

Les ateliers de traitements de surface sont en accord avec la législation du travail au même titre que toutes les entreprises industrielles. Ils utilisent des procédés qui sont présents dans les ateliers des grands donneurs d'ordre. Le syndicat du traitement de surface a signé avec la CRAM des accords d'amélioration constante qui dépassent la législation du travail. L'accidentologie, selon les sources officielles ministérielles, dans les ateliers de traitements de surface n'est pas liée à l'utilisation des produits chimiques mais principalement à la manipulation des pièces (cf.Accidentologie de l’activité de traitements de surfaces/2002/base de données ARIA /ministère de l'environnement).

Voir aussi [modifier]