Xánthi

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Xánthi
(el) Ξάνθη
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Périphérie Macédoine-Orientale-et-Thrace
District régional Nome de Xánthi
Maire Charalambos Dimarchopoulos
Code postal 671 00
Indicatif téléphonique 2541
Immatriculation AH
Démographie
Population 52 270 hab. (2001[1])
Densité 342 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 08′ 00″ N 24° 53′ 00″ E / 41.133333, 24.8833341° 08′ 00″ Nord 24° 53′ 00″ Est / 41.133333, 24.88333  
Altitude 80 m
Superficie 15 300 ha = 153 km2
Localisation

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Xánthi

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Xánthi
Liens
Site web http://www.cityofxanthi.gr/

Xánthi (en grec moderne : Ξάνθη, en turc : İskeçe, en bulgare : Скеча/Sketcha) est une ville de Macédoine-Orientale-et-Thrace, dans le nord de la Grèce et capitale du nome du même nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Durant l’Antiquité, les premières références à Xánthi remontent à -879. Ce n’était alors qu’un village thrace, ultérieurement intégré au royaume des Odryses, qui s’héllenise. À l’époque romaine, qui commence en l’an 148 avant notre ère la ville devient un centre commercial et militaire de la Via Egnatia. La christianisation est achevée au Ve siècle (construction de basiliques) : Xánthi fait désormais partie de l’Empire romain d'orient, que nous appelons « byzantin ». Elle avait subi des destructions lors de l’invasion des Goths et des Hérules, au IVe siècle, et en subit à nouveau au VIe siècle, à l’époque des invasions avares et slaves[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Xánthi est disputée entre le premier Empire bulgare et l’Empire byzantin qui inclut la région dans le « thème » byzantin de Macédoine, enjeu stratégique à mi-chemin entre Constantinople et Thessalonique. En 1204, la quatrième croisade la rattache au Royaume de Thessalonique (créé pour Boniface de Montferrat), un État latin que le despotat d'Épire reprend en 1224, avant la reformation de l’Empire byzantin par les Paléologue en 1246. À la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle, Grecs, Bulgares et Ottomans se disputent encore la possession de la ville, qui périclite. Elle est définitivement prise par les Ottomans de Murad II en 1390, et reste turque durant cinq siècles, avec une population dont la majorité se convertit à l’islam : d’origine grecque, ce sont les ma'mīnīm ; juive, ce sont les avdétis ; bulgare, ce sont les pomaques[3]. Soumis au haraç (double imposition sur les non-musulmans) et à la παιδομάζωμα / pédomazoma (enlèvement des enfants pour les janissaires), les chrétiens, eux, sont des sujets de seconde zone. Jusqu’à nos jours, les Xánthiotes musulmans constituent près de 41 % de la population de la ville[4].

Ère moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, Xánthi était devenue un centre réputé de plantation de tabac qui lui assura sa prospérité et lui permit de se relever du tremblement de terre du printemps 1829. L’arrivée du train en 1890 accéléra son développement. Les chrétiens de la ville attendent leur salut de la renaissance de la Grèce et de la Bulgarie, mais sont divisés entre eux, et la domination ottomane se maintient jusqu’en 1912. La ville fut prise par les Bulgares lors de la Première Guerre balkanique et conquise huit mois plus tard par la Grèce lors de la Deuxième Guerre balkanique. Cependant, la ville et sa région furent accordées à la Bulgarie au Traité de Bucarest de 1913. La défaite bulgare lors de la Première Guerre mondiale fit passer la région et la ville à la Grèce, et selon les dispositions du traité de Lausanne de 1923 concernant les échanges de populations, une partie des Turcs de la ville doivent la quitter, et sont remplacés par des Micrasiates (Grecs de Turquie) et des Pontiques de Bulgarie[5].

Pendant l’Occupation, Xánthi est reprise en 1941 par la Bulgarie qui l’annexe avec toute la Thrace égéenne. Fin 1944, la résistance grecque libère Xánthi qui est, de plus, touchée après-guerre par la guerre civile grecque[6]. Les violences n’ont épargné aucune famille, qu’il s’agisse de celles de Grecs résistants, de Romaniotes livrés par les Bulgares aux nazis, de Bulgares jugés « collaborateurs » et exécutés lors de l’épuration, ou encore de Grecs communistes après la guerre civile. Exsangue, Xánthi, loin des circuits touristiques, met des décennies à se relever, et à peine accède-t-elle à nouveau à la prospérité, que la crise financière des années 2010, due à la dérégulation mondiale et aux endettements de la Grèce, frappe la région, dont la qualité des sols et la productivité ne peuvent pas être comparables à ce que l’on peut obtenir en Basse-Saxe, en Flandre ou en Normandie.

Xánthi, aujourd'hui siège d'une partie de l'Université Démocrite de Thrace, tente de survivre en développant l'éco-tourisme.

Personnalités originaires de la ville[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (el) (en) « Résultats du recensement de la population en 2001 », 793 ko [PDF]
  2. Hans-Erich Stier (dir.), « Westermann Grosser Atlas zur Weltgeschichte », 1985, ISBN 3-14-100919-8, pp. 16, 18, 38, 48 et 50.
  3. Hans-Erich Stier (dir.), « Westermann Grosser Atlas zur Weltgeschichte », 1985, ISBN 3-14-100919-8, pp. 55-57, 64, 66, 70, 71, 85 et 93.
  4. (el) Υπουργείο Εξωτερικών, Υπηρεσία Ενημέρωσης: Μουσουλμάνικη μειονότητα Θράκης et (el) Ελληνική Επιτροπή για τη διαχείρηση των υδατικών πόρων: Στοιχεία από την πρόσφατη απογραφή του πληθυσμού
  5. Hans-Erich Stier (dir.), « Westermann Grosser Atlas zur Weltgeschichte », 1985, ISBN 3-14-100919-8, p. 145.
  6. Hans-Erich Stier (dir.), « Westermann Grosser Atlas zur Weltgeschichte », 1985, ISBN 3-14-100919-8, pp. 153-155.

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