Wingen

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Wingen
Wingen - vue sur l'église Saint-Barthélémy.
Wingen - vue sur l'église Saint-Barthélémy.
Blason de Wingen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Wissembourg
Canton Wissembourg
Intercommunalité C.C.Sauer-Pechelbronn
Maire
Mandat
Jean Weisbecker
2014-2020
Code postal 67510
Code commune 67537
Démographie
Population
municipale
447 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 37″ N 7° 48′ 56″ E / 49.0269, 7.815649° 01′ 37″ Nord 7° 48′ 56″ Est / 49.0269, 7.8156  
Altitude Min. 220 m – Max. 553 m
Superficie 16,79 km2
Localisation

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Wingen est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace. Elle est membre de la Communauté de communes Sauer-Pechelbronn.

Ses habitants sont appelés les Wingener. En alsacien, ils sont affublés de divers sobriquets. Le plus connu est Käesdutte (sacs à fromage). Mais dans le langage populaire local, d'autres appellations sont également rencontrées : Eïlekreicher (hiboux hurleurs), Wingener geügeü (coucous de Wingen) ou encore Felsesprenger (dynamiteurs de rochers).

La commune fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Wingen se situe dans les Vosges du Nord, à l'extrême nord du département du Bas-Rhin. Le ban communal s'étend sur une surface de 1 679 hectares et comprend deux parties urbaines distinctes. Le village principal, où se trouvent la mairie, l'église et l'école, est implanté sur une croupe séparée par les ruisseaux du Mackenbach et du Brunnmatten au pied des versants sud du Hornberg et du Riegelsberg. L'annexe de Petit Wingen ou Neudorfel distant d'environ 600 mètres à l'est domine la vallée du Heimbach.

Wingen est limitrophe des communes de Climbach et Lembach, mais aussi de la frontière allemande et des communes de Nothweiler et Bobenthal dans le Palatinat rhénan (Rheinland-Pfalz).

Wingen est à 3 km de Lembach, 14 km de Wissembourg, 27 km de Haguenau et 61 km de Strasbourg.

L'altitude du ban communal varie entre 220 mètres dans la vallée du Heimbach et 551 mètres au sommet du Schlossberg. L'altitude de la partie agglomérée dominée par le Hornberg (446 m), le Riegeslberg (477 m) et le Durrenberg (521 m) se situe entre 250 et 300 mètres.

Le climat est de type continental à influence océanique. La pluviométrie annuelle s'établit à 830 mm et la température moyenne à 9,9°C. On note de 80 à 100 jours de gelée par an.

Le Heimbach, affluent de la Sauer d'une longueur de 7,8 km, draine le réseau hydrographique composé de plusieurs petits ruisselets pour la majeure partie du ban communal. Son débit d'étiage est d'environ 6 l/s/km2. La partie ouest du Riegelsberg et le Schlossberg relèvent du bassin versant du Dentelbach qui se jette dans la Sauer à hauteur de l'étang du Fleckenstein.

Du point de vue géomorphologique, toute la partie nord-ouest de la commune est fondée sur les couches gréseuses du Buntsandstein indifférenciées datant soit du Trias inférieur soit du Permien. La partie déprimée du sud-est correspond au fossé d'effondrement de Lembach entre les massifs du Hochwald et du Riegeslberg. Cette zone, marquée par de nombreuses failles, est caractérisée par des affleurements du Muschelkalk et du Keuper. La limite entre les deux types de formations géologiques est ici facilement repérable car marquée nettement par la limite d'extension de la forêt[1].

Linguistiquement, Wingen se situe dans la zone du francique méridional.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Wingen est habité depuis l'Antiquité.

Des vestiges d'occupation celtique sont notamment attestés sur le Riegelsberg avec la pierre à cupule du Russelkessel datée du IVe siècle avant Jésus-Christ. Et la découverte de la stèle gallo-romaine en 1983 au lieu-dit Brunmatten, prouve l'existence d'un lieu de culte d'une certaine importance au début de notre ère.

La plus ancienne trace écrite de Wingen pourrait remonter à l'année 718. On trouve en effet dans un testament en latin le récit d'une donation au « monasterio uuizenburgo » de biens à situés à « uingibergar »[2]. Les écrits germaniques plus tardifs traduiront cette dernière appellation par Wingibergus.

En 742, un autre document fait référence à des donations de maisons, champs et vignes à villa Wanga et à Wigone Monte[3], deux toponymes qui pourraient faire référence à Wingen.

À l'époque féodale, le village de Wingen dans les terres de la principauté épiscopale de Spire est placé sous l'autorité de la Seigneurerie du Hohenbourg. Au XVe siècle, Richard Puller von Hohenburg est condamné au bûcher pour sodomie à Zurich en 1482. Wingen revient alors à la sœur de Richard, Margarethe qui a épousé quelques années plutôt Schweickhardt VIII von Sickingen. Après une longue querelle d'héritage, le château et le village échoient à cette famille de chevaliers palatins.

Au début du XVIe siècle, les idées de la Réforme protestante se propagent rapidement en Alsace. Franz von Sickingen se met à la tête de la chevalerie rhénane et souabe pour soutenir la Réforme et demander la sécularisation des biens du clergé. Après la conclusion des accords de la Paix d'Augsbourg en 1555, et selon le principe consacré cujus regio, ejus religio, Wingen passe officiellement au culte protestant.

Pendant la guerre de Trente Ans, les Suédois ravagent l'Alsace du Nord et Wingen n'échappe pas aux destructions. Le château de la Hohenbourg est pillé en 1632 et le village est dévasté. En 1648, les traités de Westphalie reconnaissent au roi de France Louis XIV, le titre de Landgrave de Basse Alsace. Le roi de France revendique aussitôt la propriété territoriale des villages et des campagnes alsaciennes. Mais les chevaliers de Sickingen, comme les autres représentants de la noblesse régionale refusent de reconnaitre la suzeraineté de la France et continuent de faire allégeance à l'Électeur palatin Charles Ier Louis du Palatinat et au Saint-Empire romain germanique.

À Wingen, comme dans les autres villages de la région, la situation évolue peu. Les rares survivants aux famines et aux exactions vivent misérablement et ne suffisent plus à entretenir les terres. Pour faire face à cette situation désastreuse, le roi de France par un édit de novembre 1662[4], autorise la distribution des terres abandonnées en Haute et Basse Alsace avec une exonération de toutes taxes et impositions pour une durée de 6 ans. Ces mesures particulièrement attractives sont toutefois limitées aux personnes de religion catholique. Elles favorisent l'arrivée d'immigrants principalement d'origine suisse ou badoise qui repeuplent la commune.

Wingen n'est pas encore à cette époque un village frontalier. Les prétentions du roi de France englobent le proche Palatinat jusqu'à Landau et Pirmasens. La voie de communication principale entre Bitche et Wissembourg passe par Niedersteinbach, la vallée du Dentelthal, le col du Litschhof pour rejoindre la vallée de la Lauter par Nothweiler et Bobenthal. Les routes actuelles dans la vallée de la Sauer vers Lembach et Woerth ainsi que la route du col du Pigeonnier ne seront construites et aménagées pour le passage des convois marchands et militaires qu'un siècle plus tard.

Mais Louis XIV ne relâche pas la pression sur les nobles de Basse Alsace et les villes de la Décapole alsacienne, il convoque des commissions pour faire valider définitivement les concessions territoriales du traité de Westphalie. En 1679 et sous la pression des autorités françaises, les Chambres de réunion avalisent la suzeraineté du roi de France sur les seigneurs alsaciens. Au contraire de l'ensemble de la noblesse alsacienne, la famille de Sickingen refuse de céder ses droits sur les villages de Wingen et Climbach. Elle fait de nombreux recours dans les juridictions tant autrichiennes que françaises. L'affaire ne sera d'ailleurs définitivement tranchée qu'en 1840 par un arrêt du Conseil d'Etat qui déboute définitivement les Sickingen[5].

Les troupes françaises sous le commandement du baron de Montclar font peu de cas des recours des chevaliers de Sickingen. À l'instar des autres châteaux forts des Vosges du Nord, la Hohenbourg est démantelée en 1680.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Wingen

Les armes de Wingen se blasonnent ainsi :
« Coupé : au premier parti au I d'or plain et au II d'azur à l'étoile de six rais d'argent, au second de sinople aux trois bandes d'argent. »[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Martin Raubner    
1808 1810 Georges Schweickardt   Meunier
1810 1813 Martin Raubner    
1813 1815 François Knoepfler   Aubergiste
1816 1821 Jean-Baptiste Helbling   Meunier
1816 1821 Joseph Schaudel   Maitre d'école
1821 1831 Chrétien Denzel   Fabricant de mesure
1831 1837 Sébastien Kochert   Laboureur
1837 1838 Michel Seidel   Laboureur
1838 1840 François-Joseph Hohweiler   Charron
1840 1846 Georges Seidel   Laboureur
1846 1858 Georges Steinmetz   Maréchal ferrant
1858 1862 Ignace Vonau   Laboureur
1863 1902 Louis Kochert   Laboureur
1902 1905 Frédéric Ehrstein    
1905 1905 Georges Weisbecker   Sabotier
1905 1908 Georges Walther   Garde forestier
1908 1915 Louis Walther   Cultivateur
1915 1921 Charles Jochum   Restaurateur - boulanger
1921 1935 Georges Jost   Menuisier - sabotier
1935 1941 Michel Walther   Charron
1941 1943 Edouard Wolff   Mineur
1944 1944 Louis Hoch   Menuisier
1945 1945 Joseph Helwig   Garde forestier
1945 1947 Louis Santmann   Contremaitre
1947 1964 Aloyse Walther   Charron
1964 1967 Edouard Wolff   Contremaître
1967 1983 Joseph Kiefer   Agriculteur
mars 1983 en cours Jean Weisbecker[7] UMP Enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 447 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
506 648 774 808 959 984 966 917 908
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
749 863 823 757 744 724 698 654 660
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
630 621 628 610 596 632 622 557 502
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
522 496 485 451 456 470 465 458 451
2011 - - - - - - - -
447 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Pierre à cupule - Non loin du sommet du Riegelsberg qui domine le village on trouve une pierre à cupule appelée en alsacien le Russelkessel. Il s'agît d'un bloc massif en grès dans lequel a été creusé un petit bassin de la taille d'un chaudron. L'ouvrage est d'origine celtique et remonte approximativement à 350 avant JC.
  • Stèle gallo-romaine - En 1983, lors des travaux d'aménagement du lotissement Brunnmatten à hauteur de l'actuel n°1 de l'impasse Gallo-romaine une stèle en grès d'environ 1,80 mètres de hauteur a été mise à jour. Le bloc de grès massif taillé en haut-relief date du IIe siècle. Il représente le dieu Mars avec un sceptre et une épée avec un petit personnage féminin qui pourrait être la figuration d'une victoire celte tenant une couronne de laurier à la main. La stèle classée Monument Historique en 1987 est exposée à la mairie.
  • Église Saint Barthélémy - La présence d'une église paroissiale à Wingen est attestée depuis 1371 et son vocable de Saint Barthélémy depuis le XVe siècle. Avec l'introduction de la Réforme l'église devient protestante dans la seconde moitié du XVIe siècle. Le simultaneum est mis en place en 1684 avec la création d'une cure royale. Wingen reste l'une des quelque 50 localités d'Alsace dotées d'une église simultanée[10].

L'église actuelle est reconstruite entre 1820 et 1822, cette date est visible sur le portail. Le bâtiment est approximativement occidenté avec une tour porche intégrée et un clocher à flèche octogonale. La façade est à fronton avec des niches et un portail entourée de colonnes soutenant un entablement à fronton. Le chœur est semi-circulaire. Au centre du chœur, et à mi-hauteur sur une console trône une grande statue en bois de Saint Barthélémy.

Dans la nef plafonnée on trouve sur la gauche un autel néo-classique en bois peint façon marbre construit en 1827. Une statue de procession de la Vierge à l'Enfant en bois polychrome datant probablement de la fin du XVIIIe siècle repose sur la plinthe du retable. Les deux statues de part et d'autre de l'autel posées sur de simples consoles en bois représentent Saint Joseph et le Sacré Cœur de Jésus. La grande chaire en bois et le baptistère avec une représentation sculptée du baptême du Christ en bois polychrome constituent les autres éléments remarquables de la nef. L'ensemble de ces pièces mobilières, à l'exception de la statue de la Vierge à l'Enfant a été réalisé par François Feiss, menuisier à Wissembourg.

La tribune d'orgue est posée sur des colonnes en grès massives.

En 1844 a été installé l'horloge du clocher réalisée par Jean-Baptiste Schwilgué constructeur de l'horloge astronomique de Strasbourg. Le mécanisme remplacé dans les années 1970 est aujourd'hui exposé dans la salle du conseil municipal de la mairie. Il est toujours en parfait état de fonctionnement.

Les vitraux sont contemporains.

L'intérieur de l'église a été entièrement restauré en 2009 à l'initiative du maire Weisbecker. L'autel traditionnellement réservé aux protestants sur la droite de la nef a été supprimé et les deux confessions se partagent aujourd'hui le chœur et le nouvel autel moderne.

  • Orgue Stiehr-Mockers - L'orgue de l'église Saint-Barthélémy de Wingen date de 1845. Pendant les deux conflits mondiaux une partie des tubes a été réquisitionnée par les autorités allemandes. Reconstruit par Ernest Muhleisen en 1954, il a bénéficié d'une restauration complète par Damien Kern en 1996/1998. La partie instrumentale de l'orgue est classée Monument Historique en 1978.
  • Fontaines - La commune de Wingen a été l'une des toutes premières dans l'Alsace rurale à se doter d'un réseau d'adduction en eau potable. En 1892, une première conduite alimentait huit grandes fontaines depuis la source du Wantzenthal au nord du village. Les fontaines de cette époque sont particulièrement remarquables et ne connaissent que peu d'équivalent dans les Vosges du Nord. Elles se caractérisent en effet par un pilier massif, et deux grandes auges taillées dans de très gros blocs de grès placés en enfilade le long de la voirie. Traditionnellement le bassin aval était utilisé comme lavoir tandis que le bassin amont servait à abreuver le bétail.

À l'entrée de la rue de la Montagne, en face du restaurant de la Couronne est visible une partie de l'ancienne fontaine qui se situait autrefois au niveau du dallage devant l'entrée de la mairie. Sur le pilier en grès on peut déchiffrer un texte commémoratif en allemand relatant la réalisation de l'ouvrage sous la magistrature du maire Louis Kochert. La grande fontaine octogonale sur la place centrale du village aménagée dans les années 1960 sous le mandat du maire Wolff a été démolie en début d'année 2013 lors des travaux de voirie.

Le réseau pour la desserte de quatre autres fontaines à Petit Wingen date de 1913.

L'ensemble des fontaines est à l'arrêt depuis 2008 suite à la décision de la commune de confier la gestion de l'eau au Service Départemental de l'Eau et de l'Assainissement (SDEA)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sœur Bernardine, religieuse franciscaine, née Elisabeth Rieffel en 1902 à Colmar. Orpheline à l'âge de 8 ans, elle est élevée par son grand-père et ses deux oncles. Elle entre ensuite dans l'ordre des franciscaines, prononce ses voeux en 1924 et prend le nom de sœur Bernardine.

En 1952, elle s'installe à Wingen dans une chambre au-dessus de l'école communale et assume pendant de très longues années un rôle d'infirmière dans le village. Avec une très grande connaissance des plantes et des herbes médicinales, elle prépare d'innombrables tisanes, décoctions et pommades, à l'aide desquelles elle soigne blessures et maladies. Sa renommée s'étend au fil des années au-delà des limites du village et des frontières de l'Alsace du Nord. À la fin des années 1970, l'émission de télévision « Mosaïk » de la seconde chaine allemande [ZDF] lui consacre plusieurs reportages. À la suite de ces reportages, la maison d'édition Mosaïk Verlag publie en 1980 « Schwester Bernadines Heilkraüterbuch » et en 1983 « Schwester Bernardines Grosse Naturapotheke ». Une partie de ces ouvrages est traduit par Jacques Roque et les éditions France Loisirs publient en 1986 le livre « Sœur Bernardine - la pharmacienne du bon Dieu ».

Elle décède en 1990 à l'âge de 88 ans, et est enterrée au cimetière de Wingen.

  • Monseigneur Messmer, évèque. Léon Aloyse Messmer est né à Wingen le 29 septembre 1900. Enfant d'une famille nombreuse, il entre au couvent des Capucins à Strasbourg-Koenigshoffen et poursuit des études secondaires et théologiques à Nantes.

Après la Première Guerre mondiale, il est admis dans l'ordre des Frères mineurs capucins et prononce ses vœux le 5 avril 1920. Il prend alors le nom d'Adolphe. Ordonné prêtre le 28 mars 1925, il est dans un premier temps affecté au couvent de Sigolsheim.

Sa vie missionnaire commence en 1927 dans le vicariat apostolique d'Ajmer dans le Rajasthan en Inde. Cinq ans plus tard, en 1932, il est envoyé comme frère supérieur à la mission d'Ambanja qui couvre alors le nord de Madagascar, l'île de Nossi-Bé, les Comores et Mayotte. Il est nommé préfet apostolique en 1937, puis le 8 mars 1951, vicaire apostolique et évêque titulaire de Coropisso. La consécration épiscopale a lieu dans son Alsace natale à Wissembourg. La devise de son blason épiscopal est "in Messe Domini operor" (j'œuvre dans la moisson du Seigneur)[11].

À l'occasion de la transformation de la mission d'Ambandja en diocèse, il en est nommé comme premier évêque le 14 septembre 1955. Il y restera jusqu'en 1975. Pendant les 38 années de sa mission, il consacre toute son énergie à l'évangélisation. Il attache une grande importance à l'enseignement et à la formation de catéchistes et de prêtres malgaches ainsi qu'à l'assistance aux malades et aux lépreux. Il fonde un premier Petit Séminaire à Bemanevika dès 1952 et la léproserie Saint-François d'Ambandja en 1953. Sous son impulsion, de nombreuses congrégations religieuses s'installent dans son diocèse.

Il offre sa démission d'évêque d'Ambandja en 1975 et est nommé administrateur apostolique des Comores qui sont à ce moment détachées du diocèse. Il exerce cette fonction jusqu'en 1980 où il rentre en France et se retire au couvent des Pères capucins à Bitche.

Monseigneur Messmer décède à Haguenau le 10 février 1987. Conformément à ses dernières volontés il a été enterré au cimetière de Wingen.

Officier de l'Ordre de la Nation Malgache, il a participé au Concile Vatican II.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pour l'ensemble de la présentation des données géographiques voir le rapport de présentation du PLU consultable sur le site internet de la commune de Wingen http://www.wingen.fr/IMG/pdf/Wingen_PLU_4_Rapp_Pres.pdf
  2. Traditiones Possessionesque Wizenburgenses - codices duo cum supplementis - Societatis historicae palatinae - Johann Carl Zeuss 1842 - page 214 "hoc est testamentum q. chrodonius fieri"
  3. Diplomata, Chartae, Epistolae, Leges ad Res Gallo-francicas spectantia - tomus secundus - J.M. Pardessus - Lutetiae Parisiorum 1864 - pages 469 et 470 "charta quâ Haroinus praedi donat monasterio Wisenburgensi (anno742)"
  4. Recueil d'Ordonnances du Roy 1657-1607, Jean Henry Decker imprimeur du Roy,‎ 1738, pages 31 à 35
  5. Recueil des Arrêts du Conseil ou Ordonnances Royales 1840 - jugement du 4 septembre 1840, pages 371 et 372
  6. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  7. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. Bernard Vogler, « Liste de localités ayant de nos jours une église simultanée », in Antoine Pfeiffer (dir.), Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie, SAEP, Ingersheim ; Oberlin, Strasbourg, 2006, p. 298 (ISBN 2-7372-0812-2)
  11. Almanach Sainte Odile 2013 pages 8-9 - Monseigneur Adolphe Messmer un "grand" de l'ère missionnaire

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