Opération Harpie

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Opération Harpie

Description de cette image, également commentée ci-après

Camp d'orpaillage dans la crique Ipoussing en Guyane.

Niveau Interministériel (France)
Localisation Guyane
Objectif traquer les orpailleurs illégaux
Participant Gendarmerie
Forces armées en Guyane
douanes
Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF)
Pertes 3 militaires (à date du 11 nov 2012)

L’Opération Harpie est une opération interministérielle française réalisée en Guyane depuis le mois de février 2008, menée conjointement par les forces de gendarmerie et les forces armées en Guyane. Près d’un millier de militaires participent à cette mission.

Elle fait suite à opération Anaconda.

Sommaire

Objectifs [modifier]

Ordonnée par Nicolas Sarkozy, alors président de la République française, elle a pour objectif de paralyser les sites d’orpaillage clandestins sur le territoire[1].

Forces françaises engagées [modifier]

Trois cent cinquante militaires des forces armées en Guyane et 200 gendarmes sont déployés en permanence sur les réseaux fluviaux pour neutraliser les flux logistiques des orpailleurs et en forêt pour démanteler les sites d’exploitation d’or illégaux.

Parmi les éléments engagés, figurent les douanes, la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), la gendarmerie (avec un volume de 3 escadrons de gendarmerie mobile dédiés), l’armée de terre (3e REI, 9e RIMa et de nombreuses unités d'infanterie et de génie en missions de courte durée), des hélicoptères et des avions de l’armée de l’air, le Parquet, ainsi que des agents de l’Office national des forêts[2].

En 2010, près de 600 opérations se sont traduites par l’interpellation de 1 500 étrangers en situation irrégulière.

Bilan humain pour les forces françaises [modifier]

Le 8 juillet 2010, Julien Giffard, un soldat de 1re classe du 1er régiment d'infanterie de marine, disparaît dans la rivière Tampock après qu’une embarcation clandestine a percuté une pirogue militaire. Son corps est retrouvé sans vie quatre jours plus tard. Son décès est le premier de l’opération Harpie[3].

Le 27 juin 2012, deux militaires, l’adjudant Stéphane Moralia, 29 ans, et le caporal-chef Sébastien Pissot, 34 ans, du 9e régiment d'infanterie de marine de Cayenne sont tués et quatre gendarmes du Groupe de Pelotons d' Intervention de la gendarmerie en Guyane (GPI) sont blessés, dont deux grièvement, dans une embuscade lors d'une opération conjointe entre l’armée et la gendarmerie dans la région de Dorlin, à environ 150 km au sud-ouest de Cayenne et à l’est de Maripasoula[4]. Le caporal-chef Pissot a été tué alors qu’il portait secours aux premiers blessés[5]. Près de 120 gendarmes français (ainsi que des unités des FAG sur place ont été mobilisés au cours de l'opération Alatale Nui[6] pour participer à une traque d’une ampleur sans précédent au cœur de la jungle à la poursuite des agresseurs. Le 27 juillet, trois suspects sont arrêtés par les forces de l’ordre[7].

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]