Réserve naturelle nationale des gorges de l'Ardèche

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Réserve naturelle nationale des gorges de l'Ardèche
Image illustrative de l'article Réserve naturelle nationale des gorges de l'Ardèche
Cirque de Madeleine
Catégorie UICN IV (aire de gestion des habitats/espèces)[1]
Identifiant 18993
Emplacement Ardèche/ Gard (France)
Ville proche Saint-Remèze, Labastide-de-Virac, Vallon-Pont-d'Arc,Bidon, Saint-Marcel-d'Ardèche, Saint-Martin-d'Ardèche, Aiguèze, Le Garn
Coordonnées 44° 20′ 53″ N 4° 28′ 30″ E / 44.348056, 4.47544° 20′ 53″ Nord 4° 28′ 30″ Est / 44.348056, 4.475  
Superficie 1 572,22 ha[1]
Création [1]
Administration Syndicat de gestion des Gorges de l'Ardèche
Site web Site officiel

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Réserve naturelle nationale des gorges de l'Ardèche

La réserve naturelle nationale des gorges de l'Ardèche (RNN41) est une réserve naturelle nationale située en Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes. Classée en 1980, elle occupe une surface de 1 572,22 hectares et protège les gorges de l'Ardèche.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la réserve naturelle est dans les département de l'Ardèche, dans la région Rhône-Alpes, et du Gard dans la région Languedoc-Roussillon. Il recouvre une grande partie des Gorges de l'Ardèche sculptées par la rivière Ardèche. La réserve naturelle se situe sur les communes de d'Aiguèze, Bidon, Le Garn, Labastide-de-Virac, Saint-Marcel-d'Ardèche, Saint-Martin-d'Ardèche, Saint-Remèze et Vallon-Pont-d'Arc.

Histoire du site et de la réserve[modifier | modifier le code]

Écologie (biodiversité, intérêt écopaysager…)[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

La végétation des gorges de l'Ardèche constitue la frange la plus nordique des paysages de type méditerranéen. On y trouve, au sein d'un important massif forestier, des espèces qui ont dû s'adapter aux longues périodes de sècheresses et au sol calcaire. Elles trouvent ici, souvent, la limite de leur aire de répartition. De plus, au début du siècle, les coupes de bois effectuées tous les 20-30 ans ainsi que l'intense activité agricole sur les plateaux ont permis de favoriser une mosaïque de végétaux de plus de 500 espèces.

Dans les garriques on trouve les chênes vert et pubescent, l'orme, le frêne, le genévrier de Phénicie, le genevrier cade, le troène. Les bords de rivière sont peuplés de saules blancs, pourpres et drapés ainsi que de peupliers, d'érables et d'alisiers torminal. Parmi les plantes, on peut citer le pavot cornu, la lampourde d'Orient, la salsepareille, le cornouiller, l'alysson à gros fruits et l'orlaya.

Faune[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne les mammifères, la population de castors est estimée à une trentaine d'individus. On trouve également la Genette et 18 espèces de chauve-souris.

L'avifaune dans la réserve, dont les biotopes sont divers et originaux, est variée et riche en espèces. Les milieux rupestre offrent des sites privilégiés de nidification pour les oiseaux. L'Aigle de Bonelli est l'espèce de rapace la plus menacée en France. Elle est estimée a une quinzaine de couples. On trouve également le faucon pèlerin, l'hirondelle de rochers, le circaète et le vautour percnoptère.

De par la variété des milieux, les reptiles et amphibiens sont bien représentés dans la région. Citons la Salamandre tachetée, le Triton palmé, le Lézard ocellé, la Couleuvre de Montpellier, la Coronelle girondine et la Vipère aspic.

Dans les Gorges, la rivière est caractérisée par une alternance de rapides et de zones d'eaux calmes et profondes ce qui permet une diversification de la faune aquatique. L'inventaire des poissons compte le Hotu, le Barbeau, le Chevaine, le Spirlin, le Goujon, le Toxostome, l'Apron, la Carpe, le Gardon, la Perche et l'Anguille. L'Alose est en cours de re-colonisation.

État, pressions ou menaces, réponses[modifier | modifier le code]

La forte fréquentation touristique estivale est la plus grande menace sur le site.

Espèces invasives[modifier | modifier le code]

L'ambroisie s'est installée depuis plusieurs années dans les gorges et tend à coloniser massivement les plages de galet durant la période estivale. Un arrêté préfectoral[2] rend obligatoire son élimination, y compris pour les gestionnaires de l'espace public. Le syndicat de gestion des Gorges de l'Ardèche organise des opérations de sensibilisation et d'arrachage[3].
La Balsamine de l'Himalaya est également considérée comme invasive dans les Gorges de l'Ardèche. Elle est très répandue et apprécie les zones ombragées.

Intérêt touristique et pédagogique[modifier | modifier le code]

Les Gorges de l'Ardèche et leurs plateaux attirent chaque année de nombreux visiteurs avides de découverte, d'évasion, et d'activités de pleine nature. Il s'agit d'un des sites les plus visités du département de l'Ardèche et des environs. De très nombreuses activités sont possibles : la spéléologie, l'escalade, la descente des gorges en canoë, en kayak ou en barque, la randonnée, …

Galerie de photo[modifier | modifier le code]

Administration, plan de gestion, règlement[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle est gérée par le Syndicat de gestion des gorges de l'Ardèche (SGGA).

Outils et statut juridique[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle a été créée par le décret no 80-27 du [4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]