Drenthe
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| Drenthe (nl) Provincie Drenthe |
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Héraldique |
Drapeau |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Chef-lieu | Assen |
| Commissaire de la Reine | Jacques Tichelaar (PvdA) |
| ISO 3166-2 | NL-DR |
| Démographie | |
| Population | 489 918 hab. (2009) |
| Densité | 183 hab./km2 |
| Religion | Protestants réformés : 19,3 % Catholiques : 7,6 % Protestants-orthodoxes : 3,4 % Musulmans : 1,7 % |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Superficie | 268 037 ha = 2 680,37 km2 |
| Liens | |
| Site web | http://www.drenthe.nl/ |
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Drenthe est une province du nord-est des Pays-Bas, dont le chef-lieu est la ville d'Assen. Elle est bordée par l'Overijssel au sud, la Frise à l'ouest, la Groningue au nord, et l'Allemagne à l'est (districts du Emsland et de Bentheim).
Sommaire |
Histoire [modifier]
La Drenthe fut toujours la partie la moins densément peuplée des Pays-Bas depuis le haut Moyen Âge. Excepté quelques industries à Assen et Emmen, la province restera agricole.
La Drenthe fut pourtant peuplée dès la préhistoire. On a retrouvé des artefacts datés de la glaciation de Riss, il y a 150 000 ans, les plus anciens connus aux Pays-Bas. Des dolmens furent élevés vers - 3500 avant J.-C : 53 des 54 dolmens néerlandais (appelés hunebedden, "lits des Huns") se trouvent dans la Drenthe, surtout dans la partie nord-est.
Le nom de Drenthe est mentionné pour la première fois dans un document de 820, la région est alors appelée Pago Treanth.
La Drenthe, ainsi que le Salland, appartenait au Xe siècle au comte Éverard, mari d'Amalrade, sœur de la reine Mathilde. Éverard eut pour fils Thierry, qui en 962 devint évêque de Metz. Éverard mourut probablement en 966[1].
La mort d'Éverard fit probablement passer la Drenthe à Wichmann du Hamalant ; car en 1006 son gendre Baldéric en est le possesseur. Après quoi ce fut le duc Godefroid de Basse-Lotharingie qui en fut investi. À sa mort, Henri II concéda le comitatus de Drenthe à l'évêque d'Utrecht, et le 26 juillet 1025, Conrad II le confirma : le comte épiscopal était alors Temmo[2].
Gothelon Ier, fils de Godefroid, qui avait commencé par faire opposition au nouveau roi, se soumit à la Noël de 1025, et il réussit alors à récupérer la Drenthe ; il la transmit même à son fils Gothelon II. En 1046, suite au décès du duc, Henri III en dispose à nouveau en faveur de l'église d'Utrecht, à laquelle Henri IV le confirma[2].
Après avoir donc longtemps été un fief épiscopal, la Drenthe est cédée par l'évêque Henri de Wittelsbach à l'empereur Charles Quint en 1528. Elle est intégrée aux possessions des Habsbourgs aux Pays-Bas. Suite à la proclamation d'indépendance de la République des Sept Provinces en 1581, la Drenthe fait partie des Provinces-Unies, mais n'acquiert le statut provincial qu'en 1796, à cause de sa pauvreté.
Peu avant le début de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement néerlandais construisit un camp près de la ville de Hooghalen pour accueillir des réfugiés juifs allemands. Ironiquement, il servit aux occupants allemands de camp de transit (sous le nom de KZ Westerbork) pour Juifs, Tsiganes, résistants et opposants politiques envoyés dans des camps de concentration en Allemagne ou Pologne. Anne Frank fut déportée en prenant le dernier train qui partit de ce camp.
Administration [modifier]
Le Conseil provincial comprend 51 sièges. Il est présidé par le commissaire de la Reine, de même que le gouvernement provincial, composé de gedeputeerden.
Communes de la province de Drenthe [modifier]
La réforme territoriale des années 1990 a réduit le nombre de communes à 12. Chaque commune comprend plusieurs villes et villages.
En 2006 , les six communes les plus peuplées de la province sont :
- Assen (60 690 habitants)
- Emmen (51 510 habitants)
- Hoogeveen (37 720 habitants)
- Meppel (30 544 habitants)
- Coevorden (14 450 habitants)
- Zuidlaren (10 720 habitants)
Voir également l'article sur les anciennes communes de Drenthe.
Géographie et économie [modifier]
La Drenthe reste majoritairement rurale. Elle est couvertes de landes, sans rivières ou lacs d'importance.
L'agriculture est le principal employeur, même si l'on trouve quelques zones industrielles près des villes. La tranquillité de la province attire les touristes. C'est la paradis néerlandais du cyclotourisme avec des centaines de kilomètres de pistes cyclables permettant de traverser forêts, landes et canaux.
Dialectes [modifier]
Plus de la moitié de la population parle le Drents, langue minoritaire protégée, et qui fait partie des langues bas-saxonnes.
Notes et références [modifier]
- Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. II, Bruxelles, H. Lamertin, 1902 (réimpr. 1981) [lire en ligne], p. 311-312
- Léon Vanderkindere, op. cit., p. 313.
