Comté de Looz

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50° 48′ N 5° 21′ E / 50.8, 5.35

Comté de Looz

alentours de l'an mil – 1362

Blason
burelé d'or et de gueules
Informations générales
Capitale Hasselt

Entités suivantes :

Le comté de Looz (prononcer Lau, et s'écrit Loon dans les différentes langues germaniques) est un ancien comté du Saint-Empire romain germanique qui s'étendait approximativement sur la province belge actuelle du Limbourg, sans Tongres ni Saint-Trond.

Il comprenait une petite partie de la Hesbaye (Belgique) et une plus grande partie de la Campine (partiellement en Belgique et partiellement aux Pays-Bas). Il était voisin au Nord de la commune de Bois-le-Duc et du comté de Gueldre (Pays-Bas), vers l’Ouest des quartiers de Louvain et d’Anvers ; vers l’Est ses frontières étaient baignées par la Meuse, et vers le Sud le Pays de Liège.

Sa circonférence était de 140 km au moins, et il comprenait dix villes, plus de cent vingt bourgs, villages et châteaux, et une quantité d’établissements ecclésiastiques ; il ressort de lui un nombre de fiefs plus ou moins importants.

L’avouerie de la ville de Liège était héréditaire dans cette maison ; le comté était du diocèse de l’évêché de Liège, qui devait à ses comtes d’immenses largesses à ses églises.

Il regroupait les villes de Beringen, de Bilzen, de Looz (en néerlandais Borgloon), de Bree, d'Hamont, de Hasselt, Herck-la-Ville, de Maaseik, de Peer et de Stokkem.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il apparaît aux alentours de l'an mil, probablement formé des restes du comté carolingien de Hesbaye et fondé par Otton, comte en Betuwe ou par son fils Gislebert. Ses descendants se succèdent à la tête du comté, mais en 1190, le comte Gérard II doit accepter que le comté de Looz devienne un fief de l'Église de Liège et revienne à la principauté en cas d'absence d'héritier mâle.

Vers 1200, la capitale est transférée à Hasselt.

En 1227, le comté de Looz est uni au comté de Chiny, par le mariage du comte Arnoul IV de Looz et de Jeanne de Chiny.

La Maison de Looz s'éteint en 1336 avec la mort de Louis IV. Son neveu et héritier Thierry de Heinsberg est également le beau-frère de l'évêque de Liège Adolphe de La Marck, qui lui laisse hériter du comté. Godefroy de Heinsberg, seigneur de Daelenbroeck, neveu de Thierry hérite des comté en 1361, mais le nouvel évêque, Englebert de La Marck annexe Looz en 1362. Godefroy vend ses droits sur Looz à un cousin, Arnoul de Rumigny qui tente de conquérir le comté, mais en vain, et doit y renoncer définitivement en 1366.

Le prince-évêque de Liège prit alors le titre de comte de Looz, mais conservèrent les institutions du comté et lui laissèrent une certaine autonomie. Ces dispositions furent confirmée en 1522.

En 1794, les révolutionnaires français remportent la bataille de Fleurus et occupent la rive ouest du Rhin. Le comté de Looz est intégré dans le département de Meuse-Inférieure. En 1830, avec l'indépendance de la Belgique, il se retrouve dans la province de Limbourg.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]