Nicolas Sébastien Adam

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Maison des Adam, Nancy

Nicolas Sébastien Adam, dit Adam (le) Cadet ou Adam le Jeune, est un sculpteur français né à Nancy le 22 mars 1705 et décédé à Paris le 27 mars 1778, âgé de 73 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Prométhée enchaîné, 1762, musée du Louvre

Fils du sculpteur Jacob Sigisbert Adam de Nancy, Nicolas Sébastien Adam était le cadet de trois frères qui furent tous sculpteurs. Il étudia d'abord avec son père, puis avec son aîné, Lambert Sigisbert Adam, à l'Académie royale de peinture et de sculpture. Il ne concourut pas pour le prix de Rome, mais fit le voyage d'Italie à ses frais. Sur la route, il travailla au décor des façades du château de la Mosson à Juvignac, près de Montpellier, où il séjourna dix-huit mois, et arriva à Rome en 1726.

Son frère le présenta au cardinal Melchior de Polignac, pour qui il restaura de nombreux marbres antiques. Il rentra à Paris en 1734, travaillant dans l'atelier de son aîné, et ne tarda pas à recevoir de nombreuses commandes. Avec son frère, il travailla sur le grand groupe en plomb du bassin de Neptune du château de Versailles, Le Triomphe de Neptune et d'Amphitrite (1740). Il travailla également pour la famille de Rohan à l'hôtel de Soubise, sculptant les bas-reliefs des Amours des Dieux (1736) de la chambre de parade de la Princesse. Les Bâtiments du Roi le firent travailler à la Chambre des comptes à Paris, à l'abbaye de Saint-Denis (avec un bas-relief de Saint Maur implorant le secours du Seigneur pour la guérison d’un enfant) et au château de Versailles (pour la Chapelle royale). Les pères de l’Oratoire à Paris lui confièrent le décor du portail de leur église.

Il fut reçu à l'Académie en 1762 avec un Prométhée enchaîné, qui est considéré comme l'un des chefs d'œuvre de la sculpture du XVIIIe siècle. Mais son œuvre la plus remarquable reste le monument funéraire de la reine Catherine Opalińska, femme du roi Stanislas, dans l'Église Notre-Dame-de-Bonsecours de Nancy, commande sans doute obtenue grâce à ses origines lorraines. On y voit la défunte, agenouillée et les mains jointes dans l'attitude de la prière, guidée au ciel par un ange qui lui prend le bras, sur fond d'une pyramide de marbre noir. Exécuté avec un immense raffinement, ce groupe est considéré comme l'un des plus remarquables, et l'un des plus authentiquement émouvants, parmi les monuments funéraires du XVIIIe siècle.

En 1757, Nicolas Sébastien Adam épousa la fille d’un orfèvre de Nancy, Christine Lenoir. Ils eurent un fils peintre, Jean Charles Nicolas Adam, et un autre sculpteur, Gaspard Louis Adam. Il mourut aveugle à Paris en 1778.

Influencé, comme Lambert Sigisbert Adam, par le baroque italien, Nicolas Sébastien Adam prend place, à ses côtés, comme l'un des sculpteurs les plus raffinés et les plus subtils de son temps. Il devait exercer une influence marquée sur son neveu Clodion.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Monument funéraire de la reine Catherine Opalińska

(liste non exhaustive)

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Geneviève Bresc-Bautier, Isabelle Leroy-Jay Lemaistre (sous la direction de Jean-René Gaborit, avec la collaboration de Jean-Charles Agboton, Hélène Grollemund, Michèle Lafabrie, Béatrice Tupinier-Barillon), Musée du Louvre. département des sculptures du Moyen Âge, de la Renaissance et des temps modernes. Sculpture française II. Renaissance et temps modernes. vol. 1 Adam - Gois, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1998
  • Jean de Viguerie, Histoire et dictionnaire du temps des Lumières. 1715-1789, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2003 - ISBN 2-221-04810-5
  • Henri Thirion, Les Adam et Clodion, Paris, A. Quantin, 1885

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]