Doris Leuthard
| Doris Leuthard | |
Photo officielle de Doris Leuthard (2012) |
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| Fonctions | |
|---|---|
| 109e Conseillère fédérale | |
| En fonction depuis le 1er août 2006 | |
| Élection | 14 juin 2006 |
| Prédécesseur | Joseph Deiss |
| Successeur | – |
| Cheffe du Département fédéral de l'économie | |
| 1er août 2006 – 31 octobre 2010 | |
| Prédécesseur | Joseph Deiss |
| Successeur | Johann Schneider-Ammann |
| Cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication | |
| En fonction depuis le 1er novembre 2010 | |
| Élection | 27 septembre 2010 |
| Prédécesseur | Moritz Leuenberger |
| Conseillère nationale | |
| 6 décembre 1999 – 31 juillet 2006 | |
| Élection | 24 octobre 1999 |
| Réélection | 19 octobre 2003 |
| Biographie | |
| Date de naissance | 10 avril 1963 |
| Lieu de naissance | Merenschwand |
| Origine | Canton d'Argovie |
| Parti politique | Parti démocrate-chrétien (PDC) |
| Profession | Avocate |
| Liste des conseillers fédéraux de Suisse | |
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Doris Leuthard (Merenschwand, Argovie, 10 avril 1963) est une femme politique suisse appartenant au Parti démocrate-chrétien (PDC). Elle est élue conseillère fédérale le 14 juin 2006 et dirige le Département fédéral de l'économie du 1er août 2006 au 31 octobre 2010. À partir du 1er novembre 2010, elle est à la tête du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication. Le 2 décembre 2009, elle est élue à la présidence tournante de la Confédération pour un mandat d'un an, et assume ses nouvelles fonctions du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2010 .
Elle est originaire de Merenschwand et de Sarnen.
Sommaire |
Études[modifier]
Après avoir suivi l'école primaire à Merenschwand et Muri et le gymnase à Wohlen (Argovie), elle effectue des études de droit à l'Université de Zurich et obtient en 1991 le brevet d'avocate dans le canton d'Argovie.
Carrière professionnelle[modifier]
À partir de 1989, elle travaille dans une étude d'avocats, puis, après l'obtention de son brevet, devient en 1991 avocate associée à l'étude Fricker-Leuthard, Wohlen et Muri. Elle est également membre de plusieurs conseils de fondation et d'administration dont ceux de la Compagnie d'électricité de Laufenbourg et de la Neue Aargauer Bank. Elle est à la tête des Universités populaires argoviennes.
Carrière politique[modifier]
Entre 1993 et 2000, elle est membre du Conseil scolaire de Muri. En parallèle, de 1996 à 1997, elle est membre des autorités de conciliation en matière de droit de bail, puis députée au Grand Conseil d'Argovie de 1997 à 2000.
En 1999, elle est élue au Conseil national et est membre de la commission de l'économie et des redevances ainsi que de la commission des affaires juridiques. En 2001, elle devient vice-présidente du PDC.
Le 18 juin 2004, elle dépose un postulat au sujet de l'introduction en Suisse du principe dit « Cassis de Dijon »[1]. Elle suit dès lors énergiquement ce dossier, ce qui lui vaudra le surnom de « Madame Cassis de Dijon »[2].
Présidente du PDC[modifier]
Elle accède à la présidence du PDC en 2004. Elle parvient à le renforcer après des déboires électoraux (perte du second siège au Conseil fédéral et recul électoral en 2003). Elle appartient à l'aile centre-droite du parti. Favorable aux révisions de la loi sur l'asile et réputée proche des milieux pro-nucléaires, elle s'oppose à la privatisation de Swisscom. Mais elle s'engage pour une politique familiale plus active. Dans le domaine de la politique étrangère, elle privilégie l'approche bilatérale dans les relations avec l'Union européenne et écarte ainsi l'idée d'une adhésion.
Élection au Conseil fédéral[modifier]
Après la démission surprise du conseiller fédéral Joseph Deiss, elle fait figure de favorite dans la course à l'élection de son successeur. Le 14 juin 2006, elle est élue sans surprise au Conseil fédéral, par l'Assemblée fédérale, au premier tour de scrutin par 133 voix sur un total de 234 suffrages valables. Deux conseillères nationales de l'aile gauche du parti, Lucrezia Meier-Schatz et Chiara Simoneschi-Cortesi, recueillent ensemble 57 voix, le conseiller aux États Carlo Schmid (aile droite) 11 et diverses personnes un total de 33. Son score se situe dans la moyenne pour une première élection mais est nettement inférieur à l'effectif des 4 groupes parlementaires qui la soutenaient officiellement.
Elle est élue le 10 décembre 2008 à la vice-présidence du Conseil pour l'année 2009.
Le 2 décembre 2009, elle est élue présidente de la Confédération pour l'année 2010, devenant la troisième femme et la première femme alémanique à accéder à cette fonction. Elle est réélue au premier tour (216 voix) lors de l'élection des conseillers fédéraux du 14 décembre 2011.
Conseillère fédérale[modifier]
Dès le 1er août 2006, elle reprend le Département fédéral de l'économie à la tête duquel elle succède à Joseph Deiss. Le 27 septembre 2010, à la suite de l'élection de Simonetta Sommaruga et de Johann Schneider-Ammann, elle se voit attribuer le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication[3].
Notes et références[modifier]
- Objet parlementaire 04.3390, Postulat Principe du "Cassis de Dijon"
- [PDF] Gauchebdo du 4 juin 2010
- Yves Petignat, « La grande rocade », Le Temps, 27 septembre 2010 [texte intégral]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Informations sur Doris Leuthard avec résultat de l'élection sur le site internet du Conseil fédéral suisse.
- Andreas Steigmeier, « Doris Leuthard » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
- CV officiel de Doris Leuthard, sur le site du DETEC.