Luc Moullet

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Luc Moullet

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Luc Moullet à la cinémathèque française le

Nom de naissance Luc Max Louis Moullet
Naissance (76 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Réalisateur
Films notables Les Contrebandières,
Une aventure de Billy le Kid

Luc Moullet est un cinéaste et producteur de cinéma français, né le à Paris 13e (France)[1]. Il est le frère du musicien Patrice Moullet. Il a tourné près de quarante films, dont de nombreux courts métrages.

Biographie[modifier | modifier le code]

Luc Moullet en 2009

Il débute comme critique aux Cahiers du cinéma et à l'hebdomadaire Arts en 1956.

Lors du cocktail de lancement d'À bout de souffle, Jean-Luc Godard propose à Luc Moullet de réaliser un court métrage. Il réalise alors Un steak trop cuit. Le film est tourné chez lui avec son frère dans le rôle principal[2],[3].

Son premier long métrage, Brigitte et Brigitte, dans lequel il fait jouer de nombreux réalisateurs dont Claude Chabrol, Samuel Fuller, Éric Rohmer ou André Téchiné, sort en 1966, et déconcerte la critique de cinéma de l'époque[2]. Notamment en raison d'un ton pince-sans-rire et d'une construction narrative qui semble confiner à l'absurde, mais qui multiplie, derrière les apparents quiproquos, de multiples effets de sens. Cette profondeur, sous couvert de légèreté et d'humour, sera sa marque de fabrique.

Il produit ensuite La Rosière de Pessac et le Cochon de Jean Eustache, ainsi que Nathalie Granger de Marguerite Duras[2].

En 1971, il connaît un petit succès avec Une aventure de Billy the kid[2].

Dans Anatomie d'un rapport (1975), il pose un regard ironique sur la crise du couple au moment du Mouvement de libération des femmes (MLF). Il montre notamment comment les hommes vivent ces changements[3].

Il réalise ensuite le documentaire Genèse d'un repas (1977) dans lequel il suit le processus de fabrication d'un certain nombre de produits. Il se rend en Équateur et au Sénégal pour étudier l'économie de produits de consommations quotidiens comme la banane ou le thon[3].

Le litre de lait est un court métrage autobiographique dans lequel le personnage principal craint de devoir aller chercher du lait chez la femme de l'amant de sa mère[3].

En 2000, le cinéaste Gérard Courant lui consacre un film intitulé L'Homme des roubines[4].

Du 22 au 29 août 2009, il est l'invité d'honneur des Rencontres Cinéma de Gindou[5]. La même année, le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective[6].

Réception critique de son œuvre[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Godard considère Luc Moullet comme un « Courteline revu par Brecht » et Jean-Marie Straub estime pour sa part qu'il est « le seul héritier à la fois de Buñuel et de Tati »[3].

Pour Louis Skorecki, Luc Moullet est « un des deux ou trois plus importants cinéastes français de ces quarante dernières années »[2].

Analyse de son œuvre[modifier | modifier le code]

L'ensemble constitue une œuvre particulière : pince sans rire et burlesque[réf. nécessaire].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Le DVD Luc Moullet en shorts, regroupe dix de ces courts métrages :

  • Un steak trop cuit
  • L'Empire de Médor
  • Essai d'ouverture
  • La cabale des oursins
  • Toujours plus
  • Foix
  • Le ventre de l'Amérique
  • Le fantôme de Longstaff
  • Le système Zsygmondy
  • Le litre de lait

Acteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Rétrospective[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Rétrospective Luc Moullet au Centre Georges Pompidou à Paris[8]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. c.f. Les Gens du cinéma, extrait de naissance 13/1767/1937
  2. a, b, c, d et e Louis Skorecki, « ARTE, SAMEDI, 0H30. «Parpaillon», film de Luc Moullet. Découvrez Moullet », Libération,‎ 12 juillet 1997 (lire en ligne)
  3. a, b, c, d et e Mathilde Blottière, « Luc Moullet : « J’aime la manière dont mon frère, assez primitif de nature, découpe son steak » », Télérama,‎ 12 janvier 2010 (lire en ligne)
  4. http://www.gerardcourant.com/index.php?f=97
  5. Site du festival [1]
  6. Éric Libiot, « Luc Moullet au Centre Pompidou », L'Express,‎ 17 avril 2009
  7. Cinéma 64, n° 87, juin 1964, p. 3
  8. (en) Sally Shafto, « Luc Moullet, a Bootleg Filmmaker at the Centre Georges Pompidou », Senses of cinema,‎ 9 juillet 2009 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]