Gindou

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Gindou
Image illustrative de l'article Gindou
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Cahors
Canton Canton de Cazals
Intercommunalité Communauté de communes Cazals-Salviac
Maire
Mandat
Mireille Figeac
2014-2020
Code postal 46250
Code commune 46120
Démographie
Population
municipale
308 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 37′ 56″ N 1° 15′ 03″ E / 44.6322, 1.2508 ()44° 37′ 56″ Nord 1° 15′ 03″ Est / 44.6322, 1.2508 ()  
Altitude Min. 163 m – Max. 331 m
Superficie 15,65 km2
Localisation

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Gindou

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Gindou

Gindou est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Quercy en Bouriane à 30 kilomètres à l'ouest de Cahors.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque préhistorique[modifier | modifier le code]

Le village de Gindou était déjà habité à l'époque du Paléolithique supérieur comme le prouvent les différents outils trouvés sur place tel qu'un grattoir, un fragment de pointe et de burin. Les chercheurs ont également trouvé des restes de chevaux et des débris de céramique[1].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, les habitants de Gindou faisaient partie de la tribu des Cadourques. La voie romaine reliant Cahors à Périgueux traversait le village ce qui a permis la diffusion de la culture romaine et notamment la diffusion de la viticulture[1].

Moyen Age[modifier | modifier le code]

L'église de Gindou est l'église Saint-Barthélemy, elle date du XIIIe siècle et est du style roman. La région a été touchée par la peste et les paroisses de Gindou, Cazals (Lot) et Montclera ont dû être unifiées faute de moyens financiers. En 1548, Gindou passe sous le culte protestant. En 1558, l'armée de Biron rend Cazals et remet le canton sous culte catholique[1].

Révolution[modifier | modifier le code]

De violents affrontements ont eu lieu à Gindou pendant la Révolution. Le 7 juin 1790 les citoyens ont informé les autorités de leur refus de payer la dîme[1].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

26 enfants de Gindou sont décédés lors de la Première Guerre mondiale, le manque de main d'œuvre amène alors les agriculteurs à se tourner vers l'élevage puis peu à peu vers la vigne[1].

La Seconde Guerre mondiale n'a pas épargné Gindou, où s'est installée une résistance délogée en juillet 1944 par des soldats allemands[2].

Dans les années 1950, l'église est rénovée et perd sa nef.

L'école de Gindou ferme en 1979 avec 11 élèves[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Mireille Figeac   infirmière
mars 2001 2008 Serge Courant   artisan retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 308 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
528 565 552 692 717 800 790 770 748
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
701 813 763 778 770 755 744 722 659
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
625 603 624 463 436 400 428 378 330
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
349 333 280 282 269 265 301 315 307
2011 - - - - - - - -
308 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

Tous les ans, au mois d'août, pendant une semaine, se tiennent les "Rencontres de cinéma de Gindou" [5]. Activité phare et fondatrice de l'association, le festival a petit à petit donné naissance à un vrai projet de soutien et de diffusion du cinéma d'auteur. Ce festival est né du désir de faire découvrir à un public local, éloigné des salles, des films auxquels ils n'ont pas accès. Aujourd'hui, ce public s'est largement étendu aux cinéphiles venant de la France entière. Sa fréquentation dépasse les 16 000 spectateurs. Une centaine de films est répartie dans trois sélections : la rétrospective d'un ou d'une cinéaste, les vagabondages cinématographiques (courts, longs métrages, fictions, documentaires), Focus sur… Carte blanche à un festival européen de court métrage et des films du patrimoine proposés par la Cinémathèque de Toulouse et à laquelle s’associent depuis 2008, les archives françaises du Film du CNC.

En parallèle des projections, il est possible d'assister et de participer aux tchatches quotidiennes (rencontres entre les réalisateurs, acteurs et le public), les apéros concerts, la librairie itinérante...

Fête de village[modifier | modifier le code]

Tous les ans, pendant trois jours se déroule la fête de Gindou, l'occasion pour les villageois de se retrouver chaque année autour de diverses animations, concours de pétanque, vide grenier et soirées dansantes. Cette fête se clôture par un repas copieux dont le thème général choisi est différent chaque année, en 2011, le jardin était à l'honneur. Une tradition festive qui attire beaucoup de monde dans le village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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